Sacré Coeur !! LE SOUFFLE PAR SON LIVRE ! CE LIVRE QUI EST MIEN S'APPELLERA LE HERAUT DE L'AMOUR DIVIN ! LA POURPRE !?

 

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Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301)

 

Bénédictine et grande mystique

On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines d'Helfa.

Jésus lui apparut, la Vierge Marie auprès de Lui

Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient.

Un jour qu'on chantait à l'Église ces paroles : "J'ai vu le Seigneur face à face," elle vit une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son coeur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables.

L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires ;

Jésus-Christ grava Ses plaies dans le coeur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt,

Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère

et agit en elle comme s'Il avait changé de coeur avec elle.

Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur ; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au coeur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement.

Le jour de sa mort, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister

Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse ; sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs. Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister ; une de ses soeurs aperçut son âme allant droit au Coeur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir.

Sainte Gertrude est une des grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Gertrude/gertrude1.htm

 Par cette parole elle comprit que le Seigneur voulait donner pour titre à ce livre : Mémorial de l'abondance de ma divine suavité.

Le Seigneur ajouta : « Si quelqu'un cherche dans ces pages les biens spirituels de son âme,

je l’attirerai tout près de moi, je prendrai part à sa lecture,

paraissant tenir ce livre dans mes mains.

Lorsque deux personnes lisent ensemble dans le même livre,

l'une semble respirer le souffle de l'autre.

De même j'aspirerai le souffle des désirs de cette âme et ils viendront émouvoir en sa faveur les entrailles de ma miséricorde ;

de mon côté, je lui ferai respirer le souffle de ma divinité,

et elle sera toute renouvelée intérieurement. »

Le Seigneur dit encore: «Celui qui dans une pareille intention transcrira les paroles de ce livre, recevra à chaque trait qui s'y trouve les flèches d'amour lancées vers lui par la douceur infinie

de mon Cœur sacré, et son âme éprouvera les plus ineffables délices. »

Pendant qu'on rédigeait la seconde partie, elle exhala une nuit ses tendres plaintes au Seigneur.

Il la consola avec sa bonté ordinaire et dit, entre autres choses : Je t'ai donnée pour être la lumière des nations, et pour être mon salut jusqu'aux extrémités de la terre. (Isaïe, XLIX, 6. )

Elle comprit qu'il parlait de ce livre à peine commencé et s'écria :

« Et comment, ô Dieu, quelqu'un pourrait-il recevoir par ce petit livre la lumière de votre connaissance,

puisque je ne veux pas que cette rédaction soit continuée ni que les pages déjà écrites soient

jamais connues ? »

Le Seigneur répondit : « Quand je choisis Jérémie pour mon prophète, il se trouvait incapable de parler ou d'agir avec la discrétion convenable, cependant j'ai repris les peuples et les rois par les paroles de sa bouche.

De même, ceux que j'ai résolu d'amener par ton moyen à la lumière de la connaissance et de la vérité ne sauraient être frustrés de ce secours, car personne ne peut mettre obstacle à la prédestination éternelle ; ceux que j'ai prédestinés, je les appellerai, et ceux que j'aurai appelés, je les justifierai en la manière qui me plaira. »
Une autre fois, comme dans la prière elle faisait tous ses efforts pour obtenir du Seigneur la permission d'interrompre la rédaction de ce livre, parce que l'ordre de ses supérieurs lui semblait moins pressant,

le Seigneur lui répondit avec bonté : « Ne sais-tu. pas que l'ordre de ma volonté surpasse toute autre obédience ?

Puisque je désire voir ce livre écrit, pourquoi te troubler?

C’est moi qui stimule celle qui le compose ;

je l’aiderai fidèlement et je garderai intact ce qui est mon bien. »

Elle conforma alors sa volonté au bon plaisir de Dieu et lui dit : « Très aimé Seigneur, quel titre voulez-vous donner à ce livre ? »

Le Seigneur répondit :

« Ce livre, qui est mien,

s'appellera LE HERAUT DE L’AMOUR DIVIN,

parce qu'il donnera un certain avant goût de mon surabondant Amour. »

Remplie d'admiration, elle dit encore : « Puisque ceux qui sont envoyés comme ambassadeurs ou hérauts jouissent d'une grande autorité, quelle autorité daignerez-vous accorder à ce livre ? »

Le Seigneur répondit : « Par la vertu de ma Divinité, celui qui pour ma gloire lira ce livre avec une foi droite, une humble dévotion, une amoureuse reconnaissance et pour y trouver le bien de son âme obtiendra la rémission de ses péchés véniels, la grâce des consolations spirituelles, et de plus une disposition à recevoir un accroissement des biens célestes. »

 Mais tenons compte de cette recommandation d’Hugues de Saint-Victor :

« Toute vérité que ne confirme pas l'autorité des Écritures m'est suspecte. »

A quoi il ajoute: « Une révélation, si vraisemblable qu'elle paraisse, ne sera pas acceptée

qu'elle n'ait le témoignage de Moïse et d'Elie, c'est-à-dire l'autorité des Écritures. »

C'est pourquoi j'ai annoté à la marge les textes que mon génie simple et inexpérimenté a pu se

rappeler sur le moment, dans l'espérance qu'un autre plus habile et plus exercé pourra encore

alléguer d'autres témoignages plus autorisés et plus convenables.

Pendant qu'une autre personne priait pour celle-ci et remarquait avec admiration la très délicate affection du Seigneur pour sa Bien-Aimée, elle dit : « O Dieu qui êtes tout amour, que voyez-vous dans cette âme pour que vous l'exaltiez si fort en vous-même, et que vous incliniez si doucement votre Cœur vers elle? »

Le Seigneur répondit : « Un amour tout gratuit m'attire vers elle, et c'est ce même amour qui, par un don spécial, a disposé et conservé maintenant en son âme cinq vertus dans lesquelles je trouve mes délices :
– une vraie pureté par l'influence continue de ma grâce,
– une vraie humilité par l'abondance de mes dons, car plus j'opère de grandes choses en elle, plus elle s'abîme dans les profondeurs de sa bassesse par la connaissance de sa propre fragilité,
– une vraie bonté qui l'excite à désirer le salut de tous les hommes,
– une vraie fidélité par laquelle tous ses biens me sont offerts pour le salut du monde,
enfin une vraie charité qui la porte à m'aimer avec ferveur de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces, et le prochain comme elle-même (Luc, x, 27) à cause de moi.
Le Seigneur, après avoir dit ces paroles, montra à cette personne le splendide joyau qui ornait sa poitrine sacrée.

Ce joyau avait trois feuilles, comme un trèfle, et était d'un travail merveilleux.

Le Seigneur ajouta : « Je porterai toujours ce joyau en l'honneur de mon Épouse, et par les trois feuilles il apparaîtra clairement à toute la cour céleste :
– par la première, qu'elle est vraiment proxima mea (Cant.) : en effet, nul homme vivant n'est plus proche de moi que cette Épouse bien-aimée ;
– par la seconde, qu'il n'y a sur la terre aucune créature vers laquelle je m'incline avec autant de délices.
– Enfin par l'éclat de la troisième, il sera montré que personne au monde ne l'égale en fidélité, car, après avoir profité de mes dons, elle m'en renvoie toujours la louange et la gloire. »
Le Seigneur dit encore : « Tu ne me trouveras demeurant nulle part sur la terre aussi volontiers qu'au Sacrement de l'autel, et par conséquent dans le cœur et l'âme de cette Amante en laquelle j'ai placé, d'une manière admirable, toutes les complaisances de mon Cœur. »

4. Un jour elle s'était recommandée aux prières d'une personne qui, pendant son oraison, reçut du Seigneur cette réponse :

« Je suis tout à elle, et je me livre avec délices aux embrassements de son amour. L'amour de ma Divinité l'unit inséparablement à moi, comme l'action du feu unit l'or à l'argent pour en former un métal précieux. »

Et l'entretien continuant, cette personne dit encore : « O très aimé Seigneur, que faites-vous avec elle ? »

 

Il répondit:

« Son cœur bat continuellement à l'unisson avec les battements de mon amour, ce qui me procure une joie sans égale. Cependant je contiens en moi-même jusqu'à l'heure de sa mort la force des battements de mon cœur : à ce moment elle éprouvera par leurs moyens trois effets puissants : le premier sera la gloire à laquelle Dieu le Père la conviera, le second la joie que j'aurai à la recevoir, et le troisième, l'amour dans lequel l'Esprit-Saint nous unira 3. »

La même personne, priant encore une autre fois pour celle-ci, reçut cette réponse :

« Elle est pour moi une colombe sans fiel, parce qu'elle chasse de son âme tout péché. Elle est ce lis que je me plais à porter en main, parce que mon bonheur suprême consiste à prendre mes délices dans une âme chaste et pure.

Elle est une rose parfumée par sa patience et son assiduité à me rendre grâces dans les adversités. Elle est la fleur printanière sur laquelle mon regard se repose avec complaisance, parce que je vois dans son âme le zèle et l'ardeur nécessaires pour acquérir les vertus et arriver à une complète perfection.

Elle est un son mélodieux qui résonne doucement dans mon diadème,

car en ce diadème toutes les souffrances qu'elle endure se trouvent suspendues comme autant de clochettes d'or qui réjouissent les habitants du Ciel. »

6. Elle faisait un jour devant le convent la lecture prescrite avant le jeûne, et arrivée à ces paroles : qu'il faut aimer le Seigneur de tout sort cœur, de toute son âme et de toutes ses forces (Luc, x, 27), elle articula avec une telle insistance, qu'une des Sœurs en fut profondément émue et dit au Seigneur : « Ah! mon Dieu! que cette âme doit vous aimer, elle qui nous parle de l'amour d'une manière si expressive ! »

Le Seigneur répondit : « Dès son enfance je l'ai portée et élevée dans mes bras, la conservant immaculée jusqu'à l'heure où, de sa libre volonté, elle s'est unie à moi ; alors je me suis donné tout entier à elle avec ma vertu divine, me livrant à mon tour à ses embrassements.

L'ardeur de son amour liquéfie en quelque sorte l'intime de mon être, et comme la graisse se fond sous l'action du feu, de même la douceur de mon divin Cœur fondue par le feu de son amour, tombe goutte à goutte et perpétuellement dans son âme. »

Le Seigneur ajouta : « Mon âme se complait tellement en elle que souvent, lorsque les hommes m'offensent, je viens chercher dans son cœur un doux repos, en permettant qu'elle endure quelque souffrance de corps ou d'esprit.

Elle les reçoit avec tant de gratitude et les supporte avec tant de patience et d'humilité en s'unissant aux douleurs de ma passion, qu'aussitôt apaisé par son amour, je pardonne à d'innombrables pécheurs. »

Sa liberté d'esprit était si grande qu'elle ne pouvait supporter, même un instant, quelque chose de contraire à sa conscience. Le Seigneur en rendit lui-même témoignage, car une personne lui ayant demandé ce qui lui plaisait davantage dans cette Élue, il répondit :

« La liberté de son Cœur. »

Cette personne manifesta, un grand étonnement et parut faire peu de cas de cette qualité : « Je croyais, dit-elle, ô Seigneur, que, par un effet de votre grâce, cette âme était arrivée à une sublime intelligence de vos saints mystères et possédait un très ardent amour ? - Oui, il en est ainsi, répondit le Seigneur, et c'est le résultat de la liberté de son cœur. Ce bien est si grand qu'il conduit à la plus haute perfection : à toute heure je trouve ma bien-aimée prête à recevoir mes dons, car elle ne supporte dans son âme absolument rien qui puisse entraver mon action. »

Le Seigneur daigna révéler que cette conduite lui était agréable :

Un jour il se montra à Dame M., notre chantre, assis sur un trône magnifique.

Devant lui, celle-ci semblait marcher, aller et venir, dirigeant sans cesse son regard

vers le Seigneur, et très attentive à suivre les moindres indications de son Cœur sacré.

Comme M. admirait ce spectacle, le Seigneur lui dit: « Tu le vois, mon Élue se tient toujours devant moi et cherche sans cesse à connaître mon bon plaisir. Quand elle l'a découvert, elle emploie toutes ses forces à l'accomplir, pour revenir bientôt rechercher mes autres volontés et les exécuter fidèlement : c'est ainsi que toute sa vie est consacrée à ma louange et à ma gloire. »

-- « Mais, reprit M., si sa vie est admirable, d'où vient qu'elle juge parfois avec tant de sévérité les fautes et les négligences d'autrui ? »

Le Seigneur répondit avec bonté: « Comme elle ne souffre jamais la moindre tache sur son âme, elle ne petit tolérer avec indifférence les défauts du prochain. »

 « Est-ce vraiment une si grande chose de laisser juger les causes de mon inimitié par celle qui expérimenta si souvent les secrets de mon amitié ? »

II ajouta : « Celui-là ne sera jamais trompé dans son attente, qui, au milieu de l'épreuve et de la tristesse, viendra en toute humilité et simplicité chercher tes paroles de consolation, parce que moi, le Dieu qui réside en ton âme, je veux sous l'inspiration de mon amoureuse tendresse répandre par toi mes bienfaits, et la joie que ton âme éprouvera sera vraiment puisée à la source débordante de mon Cœur sacré. »

des dons si généreux, et se sentir affermie dans la confiance, si la vue de son indignité devait plus tard lui faire concevoir quelque doute. Dame M. se mit en prière afin de consulter Dieu : elle vit alors le Seigneur Jésus comme un Époux plein de grâce et de charmes, plus beau que des milliers d'anges et paré d'un vêtement doublé d'or.

De son bras droit il tenait étroitement serrée contre lui celle pour qui Dame M. priait, en sorte que le cœur de cette vierge semblait attaché à la blessure d'amour du Cœur du Seigneur, et de son bras gauche la vierge à son tour tenait serré contre elle son Bien-Aimé.

La vénérable M. admira cette vision et voulut en connaître la signification.

Le Seigneur lui dit : « Par la couleur verte de mes vêtements doublés d'or, est figurée l'opération de ma Divinité qui germe et fleurit dans l'amour. » Et il ajouta: « Cette opération fleurit avec vigueur dans cette âme. Tu vois son cœur fixé sur la blessure de mon côté parce que je me la suis unie d'une manière si incomparable qu'elle peut à chaque heure recevoir directement les influences de ma divinité. »

M. demanda encore: « Seigneur, avez-vous réellement promis à cette Élue la vraie lumière de votre connaissance, pour répondre en toute sûreté aux difficultés qui lui seront proposées, et mettre ainsi les âmes dans la voie du salut ? Elle m'a rapporté vos promesses en revenant dans son humilité chercher près de moi quelque lumière. »

Le Seigneur répondit avec une grande bonté : « Je lui ai accordé des privilèges spéciaux, en sorte que chacun obtiendra vraiment par son entremise tout ce qu'il désire, et ma miséricorde ne trouvera jamais indigne de la communion une âme que celle-ci aura jugée digne ; bien plus je considérerai avec une affection spéciale celui qu'elle aura engagé à se nourrir de mon corps et de mon sang. Quand elle jugera graves ou légères les fautes de ceux qui la consulteront, ma divine Sagesse ne portera pas une autre sentence. Et comme il y en a trois dans le ciel qui rendent témoignage, à savoir le Père, le Verbe et le Saint-Esprit (I Jean, v, 7), elle devra toujours aussi appuyer ses décisions sur une triple assurance : 

1° lorsqu'il s'agira d'instruire le prochain, qu'elle cherche si la voix de l'Esprit l'inspire intérieurement ;

2° qu'elle considère si celui à qui elle parle regrette sa faute ou désire la regretter ;
3° s’il a de la bonne volonté.
Dès que ces trois signes se rencontreront, elle pourra dans ses réponses suivre en toute sécurité son inspiration, parce que je ratifierai sans aucun doute les engagements qu'elle aura pris au nom de ma bonté. »

Et le Seigneur ajouta : « Si elle doit parler à quelqu'un, qu'elle attire en son âme par un profond soupir le souffle de mon divin Cœur, et tout ce qu'elle dira portera le cachet de la certitude. Elle ne pourra se tromper ni tromper les autres; bien plus, tous connaîtront par ses paroles les secrets de mon Cœur. »

Le Seigneur dit encore : « Qu'elle garde fidèlement ce témoignage que tu vas lui donner, et si, avec le temps et par suite d'occupations multiples, elle croit voir ma grâce s'attiédir en son âme, il ne faut pas qu'elle perde confiance, car je lui confirme ces privilèges pour tous les jours de sa vie. »

2. Dame M. demanda encore au Seigneur si la manière d'agir de celle-ci n'était pas répréhensible, et d'où venait qu'à chaque heure elle s'empressait d'accomplir tout ce qui se présentait à son esprit, comme si pour elle c'eût été une même chose de prier, de lire, d'écrire, d'instruire le prochain, de le corriger ou de le consoler.

 

Le Seigneur répondit : « J'ai tellement uni son âme à mon Cœur sacré, qu'étant devenue un même

 

esprit avec moi, sa volonté s'harmonise avec la mienne, comme les membres d'un homme

 

s'harmonisent avec son vouloir.

 

En effet, l'homme conçoit une pensée et dit : Fais ceci ; aussitôt la main obéit. Il dit encore : Regarde cela, et sur-le-champ ses yeux s'ouvrent à la lumière.

Ainsi, par ma grâce, elle me demeure unie afin d'accomplir à toute heure ce que j'attends d'elle.

 

 

Je l'ai choisie pour ma demeure, en sorte que sa volonté, et par conséquent l’œuvre de cette

 

bonne volonté est proche de mon Cœur, comme le bras avec lequel j'agis.

 

Son intelligence est comme l’œil de mon humanité lorsqu'elle recherche ce qui me plaît.

 

L'ardeur de son âme semble être ma langue, quand, sous l'impulsion de l'Esprit, elle dit ce que

 

je veux.

 

Tu seras comme une épouse qui connaît tous les secrets de son époux et qui,

 

après avoir vécu longtemps avec lui, sait deviner ses volontés.

 

Toutefois il ne conviendrait pas de révéler les secrets qu'une réciproque intimité a permis de

 

connaître. »

 

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Gertrude/gertrude2.htm

 

Cependant, ni ce désordre ni mon indignité ne vous ont tenu éloigné, ô Jésus mon bien-aimé ; et chaque fois que je me nourrissais de l'aliment vivifiant de votre corps et de votre sang, je jouissais de votre présence visible, mais d'une manière un peu incertaine, comme on découvre les objets à la première lueur du jour. Par cette douce condescendance, vous engagiez mon âme à faire effort pour s'unir plus familièrement à vous, pour vous contempler d'un oeil plus clairet pour jouir de vous en toute liberté.

Et voici que l'auguste Médiatrice, Mère de celui qui est le véritable Médiateur entre Dieu et les hommes, vint par ces paroles adoucir ma peine : « Tu ne te souviens pas d'avoir éprouvé dans ton corps  des douleurs aussi aiguës; mais apprends que mon Fils  te réserve un présent plus riche que tous ceux dont  tu as été comblée jusqu'ici, et c'est afin qu'il soit reçu  dignement que ton âme a été fortifiée par ces souffrances corporelles. » Je fus soulagée en écoutant ces  douces paroles, et immédiatement avant la procession  je reçus l'aliment de vie. Comme j'étais attentive à la  présence de Dieu en moi, je vis que mon âme, semblable à une cire doucement amollie sous l'action du feu, se présentait devant la poitrine sacrée du Seigneur comme en face d'un sceau dont elle allait recevoir l'empreinte.

Tout à coup, ce sceau divin fut apposé sur elle et mon âme fut alors introduite dans ce trésor sacré où la plénitude de la divinité habite corporellement pour y être marquée du sceau de la resplendissante et toujours tranquille Trinité.

3. O mon Dieu, Charbon dévorant (Carbo desolatorius)1, vous avez enfermé d'abord en vous-même, puis montré, et enfin communiqué cette vive ardeur, lorsque, sans rien perdre de votre feu, vous vous êtes arrêté sur le terrain humide et glissant de mon âme, pour dessécher en elle les flots des joies humaines. Vous l'avez ensuite dégagée de cet attachement à sa propre volonté, attachement que le temps n'avait fait que fortifier. O vrai feu consumant qui ne brûlez les vices de l'âme que pour y instiller la douce onction de la grâce ! C'est en vous seul que nous trouvons la force de nous réformer selon l'image et la ressemblance divine. O fournaise ardente dont les feux éclairent la douce vision de la paix ! Votre puissante opération change les scories en or pur et choisi, dès que l'âme, fatiguée d'illusions, cherche enfin avec ardeur le souverain Bien qu'elle ne trouve qu'en vous seul, ô vraie vérité !

 Je suis avec lui dans la tribulation » (Ps. xc,15).

Il me présenta son côté gauche d'où jaillissait, comme des profondeurs intimes de son Cœur sacré, une source d'eau pure, solide comme le cristal.

En s'écoulant, elle recouvrait ce sein béni à la manière d'un collier précieux, offrant tour à tour aux regards le brillant de l'or ou l'éclat de la pourpre.

Le Seigneur me dit ces paroles : « La maladie qui te fait souffrir a sanctifié ton âme, en sorte que toutes les fois que, pour mon amour et par condescendance pour le prochain, tu sembleras t'éloigner de moi par tes actes, tes pensées ou tes  paroles, tu ne t'en écarteras pas plus en réalité que cette source ne s'éloigne de mon Cœur. Et comme tu as vu l'or et la pourpre briller à travers le pur cristal, de même la coopération de ma divinité figurée par l'or,

et la patience parfaite de mon humanité représentée par la pourpre, rendront toutes tes actions agréables à mes yeux.

 

Suite !! 

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