Flagellation et Pénitence !!MARGUERITE-MARIE ALACOQUE, INITIATRICE DU CULTE DU SACRé-COEUR 1647 ! LA FLAGELLATION ! PRIX DE L'INDULGENCE !?

 

Ecce Homo est une expression latine signifiant Voici l'homme. C'est l'expression utilisée par Ponce Pilate dans la traduction de la Vulgate de l'évangile de Jean (19:5) lorsqu'il présente Jésus à la foule, battu et couronné d'épines. La phrase correspondante en grec ancien est « Ἰδοὺ ὁ ἄνθρωπος. » (Idoù ho ánthrôpos.)

Marguerite-Marie Alacoque, religieuse bourguignonne, née le 22 juillet 1647 à Verosvres et morte le 17 octobre 1690 à Paray-le-Monial est une mystique de l’Ordre de la Visitation, initiatrice avec Jean Eudes du culte du Sacré-Cœur. Elle a été canonisée en 1920.

Devenue orpheline de père, elle fut recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentaient, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite-Marie trouva son réconfort dans la prière, et c'est alors qu'elle aurait eu ses premières visions de Jésus Christ. Il lui apparaissait d'habitude sur la croix ou lors de l'épisode de l'Ecce Homo et elle ne s’en étonnait pas, pensant que d'autres recevaient aussi ces visions.

Quand elle eut dix-sept ans, sa famille put récupérer son bien et sa mère lui confia son désir de l’établir dans le monde. Alors, bien que régulièrement meurtrie par les pénitences qu’elle s’imposait, elle commença à participer aux activités mondaines. Une nuit, alors qu’elle était revenue d’un bal, elle aurait eu une vision du Christ pendant une flagellation : il lui reprochait son infidélité après qu’il lui avait donné tant de preuves d'amour. Pendant le reste de sa vie Marguerite-Marie pleura deux « fautes » qu’elle avait commises en ce temps-là : avoir porté quelques ornements et mis un masque au carnaval pour faire plaisir à ses frères.

Elle visita plusieurs couvents, et en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, une voix intérieure lui aurait dit : « C’est ici que je te veux ».

La flagellation est un acte qui consiste à fouetter le corps humain avec un fouet, des lanières, ou une tige souple, ou encore tout autres objets du même type.

Cicatrices de flagellation sur un esclave à Baton Rouge, aux États-Unis, le 2 avril 1863.
Comme méthode de torture 

Dans la torture, la flagellation est souvent un préliminaire à d'autres tortures. Le nombre de coups est généralement très élevé. Si les coups infligés sont trop nombreux, ils peuvent conduire à la mort.

Le fouet a été utilisé par toutes les civilisations et est encore employé dans certains pays ou régions, comme ceux appliquant la charia. Les Romains utilisaient un fouet très contondant (flagra), formé de lanières équipées d'un plomb en H et d'osselets taillés en pointe. La plupart des condamnés succombaient à moins de 50 coups de cet instrument. Aux XVIIIe et XIXe siècles, la bastonnade, la flagellation avec une corde goudronnée, était une punition fréquemment pratiquée dans les bagnes et durant l'esclavage.

La flagellation est parfois employée dans le cadre de relations perverses (au sens propre du terme), induisant un assouvissement physique et psychologique, et pouvant être assimilée à de la maltraitance.

Comme moyen de faire pénitence 
La flagellation de notre seigneur Jésus-Christ (1880), de William Bouguereau

Dans la religion chrétienne, la flagellation est un symbole fort, car cette torture fut utilisée par les Romains sur Jésus-Christ avant sa crucifixion. C'est pour cette raison que des groupes de Flagellants se forment au Moyen Âge. Allant de ville en ville, ils s'autoflagellent avec des disciplines pour faire pénitence, pensant que cet acte leur permet de se purifier pour accéder au royaume divin qui arriverait sur Terre, après l'Apocalypse.

La flagellation se pratiquait et se pratique encore dans certains ordres religieux catholiques. Le pasteur H.J. Hegger, ancien rédemptoriste, nous livre ce témoignage dans son autobiographie Du couvent à l'Évangile (Paris, Bergers et Mages, 1959) :

« Deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi soir, les Rédemptoristes s'infligent une flagellation en commun.
Chacun se tient dans le corridor, à la porte de sa chambre.
Après quelques prières, les lumières sont éteintes et chacun se déshabille.
Au moment où est entonné le Psaume 51 (Miserere mei Deus), chacun s'administre sa raclée.
Puis on récite le Salve Regina et quelques autres oraisons. Le tout dure environ dix minutes. Pendant le chant du cantique de Siméon, aux mots : «...lumière des Gentils», les lampes sont rallumées.
La flagellation se pratique avec un faisceau de cordes, durcies à leurs extrémités par de la résine. 

 

Dans l'Église catholique romaine, la pénitence fait partie d'un sacrement qui a pour but de pardonner les péchés.

Le sacrement de pénitence et de réconciliation comprend également la contrition et la confession des péchés.

 

Conditions 

les conditions nécessaires pour l'obtention du Sacrement de pénitence:

La première condition est de rechercher ses fautes par un examen de conscience

La deuxième condition est le regret des fautes ou repentir. Celui-ci implique de faire la distinction entre péché véniel et péché mortel.

  • On nomme péché vénielun acte contre la loi divine ou contre la loi naturelle mais qui ne fait pas perdre l'état de grâce
  • On nomme péché mortel un acte grave contre la loi divine ou contre la loi naturelle, commis avec la connaissance du mal causé et avec consentement délibéré. Il est tel qu'il donne la mort de l'âme;
  • ainsi si on meurt sans confession ou sans la contrition parfaite (qui suppose l'intention de se confesser dès que possible) l'âme va en enfer et est damnée pour l'éternité.

Pour l'obtention du sacrement il faut au minimum la contrition imparfaite de tous ses péchés mortels joint à la confession. La contrition qui est le regret de ses péchés avec la résolution de ne plus les commettres est dite imparfaite lorsqu'on regrette ses péchés à cause des peines (enfer, purgatoire) qu'on a mérité et qu'on ne regrette pas d'abord parce qu'on a offensé Dieu.

Les péchés capitaux sont à distinguer des péchés mortels, car la notion de péché capital n'a pas de rapport direct avec la gravité du péché. Le péché capital désigne un péché qui est cause de beaucoup d'autres péchés.

La troisième condition est d'éviter toutes les occasions prochaines de pécher, c'est-à-dire d'éviter les occasions dans lesquelles il est probable que l'on pèche.

La quatrième condition est de se confesser à un prêtre en disant tous ses péchés mortels non confessés encore. Cacher volontairement un péché mortel non confessé serait faire une confession sacrilège et donc elle n'aurait aucune valeur, il faudra la refaire en entier et dire aussi qu'on a fait ce sacrilège.

La dernière condition est l'application de la pénitence, toujours destinée à réparer le mal qui a été fait lorsque c'est possible (par exemple la restitution immédiate d'un bien volé). La réparation est toujours proportionnée au dommage causé, ainsi on répare le mauvais exemple par le bon exemple, on répare une calomnie en manifestant la vérité, on répare une médisance en disant du bien de la personne... Si toutefois cela ne se peut vraiment pas, la prière aux intentions de la personne blessée est le minimum qu'on doit faire.

Ici, l'emploi du terme pénitence peut-être considéré comme abusif. En effet la Tradition distingue la pénitence de la satisfaction. C'est la satisfaction qui est destinée à produire du bien après la réception de l'absolution ; la pénitence est alors la démarche qui mène avant et pendant la confession jusqu'à l'absolution.

La pénitence peut être légère (simples prières) ou se durcir (utilisation de disciplines pour se fouetter le dos).

Dans l'Église catholique romaine, l’indulgence (du latin indulgere, « accorder ») est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché déjà pardonné.

Le Code de droit canonique consacre aux indulgences le chapitre IV du titre IV portant sur le sacrement de pénitence. Le canon 992 définit l'indulgence comme : « la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l'action de l'Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints ». Cette définition est tirée de l'encyclique Indulgentiarum doctrina de Paul VI et reprise dans le Catéchisme de l'Église catholique au point 1471 suivie d'une explication.

L'ensemble des indulgences est présenté dans l'Enchiridion des indulgences publié par la Pénitencerie apostolique. Bien que toutes n'y puissent figurer.

On peut cerner la notion par :

  • son effet : remise des peines temporelles restant à satisfaire pour des péchés remis.
  • sa forme : un acte de piété, de charité, de dévotion, etc., qui est substitué désormais aux extrêmes rigueurs pénitentielles exigées dans les premiers temps de l'église.
  • sa nature : l'Église se considérant gestionnaire en quelque manière du dépôt des mérites acquis par les saints et dispensatrice de la satisfaction du Christ.

Origine de la pratique

Indulgence plénière accordée aux pélerins de la basilique Sainte-Marie Majeure sous les trois conditions habituelles : confession sacramentelle, communion et prière selon les intentions du pape

Sa pratique, héritée du droit romain, remonte au IIIe siècle. Il s'agit alors de réintégrer dans le giron de l'Église les chrétiens ayant apostasié pendant les persécutions. Au XIIe siècle, elle reçoit une définition juridique dans les décrétales pontificales : une distinction est clairement établie entre l'absolution, réservée à Dieu, et l'indulgence, qui permet la réconciliation avec l'Église. L'indulgence est obtenue en contrepartie d'un acte de piété (pèlerinage, prière, mortification) effectué à cette fin dans un esprit de repentir — elle s'adresse à ceux qui sont vere penitentibus et confessis, selon la formule en usage à partir du XIIe siècle.

Théoriquement, il n'existe pas de proportion entre la faute et cet acte de piété : l'indulgence est réputée être l'effet de la communion des saints. En pratique, il en va bien autrement, en partie sous l'influence des peuples germaniques, dont la législation est en fait un barème de réparations, et qui tarifient chaque faute. Les indulgences se calquent alors sur les pénitenciels, ces manuels venus d'Irlande qui fixent pour chaque type de faute tant de jours de mortification. Moins longue, l'indulgence tend à se substituer à la pénitence physique en particulier pour les mourants.

Dès cette époque, on enregistre les premiers abus, principalement la simonie : les fidèles marchandent auprès du prêtre un acte de charité, souvent sonnant et trébuchant. Les conciles du Xe et du XIe siècle s'efforcent donc de limiter la part d'appréciation du prêtre en fixant des barèmes généraux.

L'indulgence devient à cette période une arme pontificale : l'indulgence plénière apparaît au milieu du XIe siècle ; elle est alors employée pour encourager la croisade en Espagne, c'est-à-dire la Reconquista.

Au cours du Moyen Âge, le « cours » de l'indulgence ne cesse de baisser : il faut de moins en moins d'efforts pour obtenir une indulgence de plus en plus large. Ainsi, on en vient à accorder une indulgence plénière pour l'observation d'une paix jurée, ce qui revient à récompenser l'absence de péché. On monnaie également des dispenses à diverses obligations, les sommes ainsi récoltées finançant des édifices religieux ou permettant à certains prélats de mener grand train.

Ainsi la Tour de beurre de la cathédrale Notre-Dame de Rouen doit son surnom à la vente des dérogations accordées pour consommer des matières grasses pendant le carême.

 

Suite !! 

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