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TRITIUM ? Plutonium Uranium ???

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 Elément naturel de l'industrie nucléaire, le tritium est le seul isotope radioactif de l'hydrogène. Il présente des actvités très faibles à l'échelle mondiale mais qui peuvent être relativement importantes au niveau local. En RAISON DE SES PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES SIMILAIRES A CELLE DE L'HYDROGENE, élément majeur de la biosphère notamment comme constituant de la molécule d'eau, le risque radiologique associé au tritium ne peut être écarté malgré sa faible radiotoxicité (Rohwer and Wilcox, 1976; Straume, 1993). L'évaluation de l'impact sur l'environnement et les populations vivant à proximité des installations rejetant du tritium est de ce fait nécessaire (Okada and Momoshima, 1993; Gulden and Raskob, 2005). Dans ce but, il est indispensable de connaître le comportement de ce RADIONUCLEIDE DANS LES ECOSYSTEMES.  La connaissance des voies de transfert et des mécanismes d'insertion du tritium dans les végétaux CHLOROPHYLLINES, à la base de la production carbonée dans toutes les chaînes trophiques, y compris humaine, revêt une importance particulière (Elwood, 1971).

 Depuis quelques décennies, de nombreuses études ont porté sur les transferts du tritium aux végétaux (McFarlane, 1978; Belot, 1986; Diabaté and Strack, 1997; Atarashi-Andoh, et al., 2002; Choi et al., 2002). Ces études ont notamment montré l'importance d'un point de vue radiologique du tritium incorporé à la fraction organique des plantes via les mécanismes photosynthétiques. Elles ont de plus permis d'estimer l'intégration globale du tritium organique en réponse à une exposition, et de construire des modèles dosimétriques. Cependant, de par la difficulté à maitenir une ambiance tritiée sur le long terme, très peu d'expérimentations ont été menées à ce jour sur des végétaux cultivés en conditions naturelles et exposés à des rejets de tritiums continus. De ce fait, les données concernant l'impact d'une exposition chronique au tritium sur les végétaux, tout au long de leur croissance, sont très peu nombreuses. Cette information parait pourtant primordiale si l'on cherche à déterminer l'impact dosimétrique de produits agroalimentaires. En particulier, les bilans de matière associés aux mécanismes biologiques et les coefficients de transfert du tritium, qui servent de base aux modèles prédictifs de dose, demeurent difficiles à quantifier.

Dans ce contexte, notre étude vise à développer, à partir d'un végétal de consommation courante : la laitue (Lactuca sativa L.); un outil fiable de mesure du tritium en réponse à une exposition de courte ou longue durée, avec pour objectifs :

 d'acquérir une maîtrise optimale des mécanismes de transfert du tritium des différents compartiments environnementaux (atmosphère, sol) vers la plante, en particulier par :

 l'étude des voies de transfert, en particulier de la prépondérance de l'absorption par voie foliaire ou racinaire,

 l'étude biocinétique des transferts en fonction de paramètres d'influence tels que les variations climatiques et le stade de développement du végétal.

 de comprendre et de quantifier les mécanismes biologiques impliqués dans l'intégration sous forme organique du tritium, à travers notamment :

 - l'influence de paramètres physiologiques ou environnementaux tels que les variations climatiques, le niveau d'exposition, le stade de développement et l'activité biologique du végétal,

 -la détermination des coefficients de transfert du tritium de l'eau tissulaire vers la fraction organique.

Introduction

 L'hydrogène a trois isotopes naturels : l'hydrogène léger (ou protium) qui est le plus ABONDANT (99,98% en conditions naturelles), le deutérium (0.015%) et le tritium, présent en quantité infime (un atome de tritium pour 10 18 atomes d'hydrogène). Globalement, les trois isotopes possèdent LES MEMES PROPRIETES CHIMIQUES ET PHYSIQUES; De ce fait, le tritium participe aux cycles biogéochimiques de l'hydrogène, NOTAMMENT CELUI DE L'EAU, et peut prendre sa place dans toutes les molécules, y compris les molécules hydrogénées de la matière vivante. L'hydrogène étant un élément ESSENTIEL à la vie, et l'un des des ABONDANTS DANS LE MILIEU NATUREL, le tritium est présent dans tous les compartiments environnementaux des ECOSYSTEMES (atmosphère, sol, eaux, microflore, végétation, faune,...).

 Les différents aspects relatifs aux transferts du tritium vers les végétaux. Tout d'abord, les caractéristiques physico-chimiques et radiologiques, les sources et la dosimétrie du tritium sont rappelées. Les différentes formes du tritium dans l'environnement, notamment dans la matière organique, et les mécanismes de son transfert au sein des ECOSYSTEMES sont également exposés.

 

 Le tritium, découvert en 1934 est un isotope radioactif naturel de l'hydrogène. Son numéro atomique est 1 et sa masse atomique 3. Son noyau est constitué d'un proton et de deux neutrons.

 Le tritium EST UN EMETTEUR B pur. Sa PERIODE RADIOACTIVE est de 12,35 ans, ce qui correspond à une constante de décroissance. Sa DESINTEGRATION conduit à la FORMATION D'HELIUM 3 ET A L'EMISSION D'UN ELECTRON DONT l'énergie moyenne est de 5,685 keV et l'énergie maximale de 18,keV. La pénétration de ce rayonnement n'est que de 5 mm dans l'air et de 6 µm dans l'eau ou les tissus biologiques (Belot et al., 1996).

1.2 Origines du Tritium    En préambule, il convient de rappeler que les quantités de tritium sont exprimées soit en quantité de matière (en grammes) soit en activité (en Becquerel). Un gr. de tritium  a une activité de 3,610 Bq (soit 0.36 PBq ou 360 TBq).

Sources naturelles de tritium

Le tritium est naturellement produit par action des rayonnements cosmiques sur certains composés de la haute atmosphère, PRINCIPALEMENT PAR REACTION DE NEUTRONS SUR DES NOYAUX D'AZOTE. Une très faible fraction du tritium naturel est produite dans la croûte terrestre suite à la CAPTURE DES NEUTRONS par le lithium contenu dans les roches (Kaufman, 1954; Okada and Momoshima, 1993). L'INVENTAIRE GLOBAL DU TRITIUM NATUREL A ETE ESTIME par l'United Nations Scientific Committee on THE EFFECTS OF ATOMIC RADIATION (UNSCEAR) à ENVIRON 3,5 Kg (1300PBq), ce qui correspond, compte tenu des niveaux de  croissance, à une PRODUCTION NATURELLE DE 150 A 200 g an (50 à 70 PBq) (Belot 1996; UNSCEAR,2000).

1.2.2 Le tritium libere lors des essais nucléaires atmosphériques

LE TRITIUM libéré dans l'environnement du fait des activités humaines a plusieurs origines. LES ESSAIS NUCLEAIRES ATMOSPHERIQUES REALISES A PARTIR DE 1945, particulièrement entre 1952 ET 1963, SONT A L'ORIGINE DE LA PART LA PLUS IMPORTANTE DE CE TRITIUM ANTHROPIQUE. LA QUANTITE TOTALE DE TRITIUM INJECTEE DANS L'ATMOSPHERE DURANT CETTE PERIODE A ETE ESTIMEE A ENVIRON 560 Kg, dont 80 % dans l'hémisphère Nord. Compte tenu de la décroissance RADIOACTIVE, il n'en resterait à présent (2009) qu'environ 30 kg, répartis entre les océans 90 % et les eaux continentales (10 %) (Belot et al, 1996; Guétat et al, 2008b).

 

Les sources principales de production du tritium anthropogénique SONT PAR ORDRE D'IMPORTANCE LES USINES DE RETRAITEMENT DU COMBUSTIBLE, LES INSTALLATIONS DE PRODUCTION DE TRITIUM et les CENTRALES NUCLEAIRES (Okada and Momoshima, 1993; Tort 1997; Guétat 2008b),  

 Sources de tritium                            Liquide                                Gazeux

Centrales nucléaires                         

 Réacteur PWR de 900 MWe              10.10 12                              0.2.10   12

Réacteur PWR de 1300 MWe           30.10   12                             1,3.10   12

 Usine de retraitement                         10.10    15                            70.10     12

Atelier de préparation de 3H                                                            330.10    12

 

 

Dans les réacteurs nucléaires, le tritium est un PRODUIT DE FISSION TERNAIRE de certains ISOTOPES de L'URANIUM ET DU PLUTONIUM Dans les réacteurs à eau légère, le TRITIUM DE FISSION reste en grande partie dans le combustible ou dans les gaines des crayons d'éléments combustibles. LA MAJEURE PARTIE DU TRITIUM DE FISSION EST LIBEREE LORS DU RETRAITEMENT DU COMBUSTIBLE. Les REJETS TRITIUM DES USINES DE RETRAITEMENT SE FONT PRINCIPALEMENT SOUS FORME LIQUIDE. A titre d'exemple, l'usine de la Hague rejette 10 PBq a 1 de tritium SOUS FORME LIQUIDE en milieu marin et 0.07 PBq a 1 sous forme gazeuse (Guétat, 2008b).

Par ailleurs, du tritium est formé par activation neutrotonique d'éléments légers présents dans certains réacteurs, notamment le deutérium ou le Bore-10 utilisés comme modérateurs ou le Lithium -6 utilisé pour contrôler le pH (Le Guen, 2008). Ce tritium constitue la majeure partie des rejets en provenance  directe des  réacteurs. Dans les réacteurs à eau lourde (essentiellement ceux de la filière canadienne CANDU), la production de tritium par activation neutrotonique du deutérium de l'eau lourde dépasse de très loin la production du tritium dans le combustible lui-même (Belot 1996). Malgré les mesures de confinements prises pour limiter les rejets, les taux de relâchement de ce typte de réacteurs sont supérieurs de plusieurs ordres de grandeur à ceux des réacteurs à eau légère.

Au total, les centrales nucléaires à eau légère présentent des rejets relativement faibles, de l'ordre de TBq pour un réacteur à eau bouillante (type BWR) et d'environ 30 TBq a pour un réacteur à eau pressurisée PWR (essentiellement sous FORME LIQUIDE), tandis que les rejets de tritium d'un réacteur à eau lourde s'élèvent à environ 100 à 1000 TBq (Guétat 2008), Le Guen 2008).

 1.2.3.2 Réacteurs dédiés à la production de tritium

La production en quantités significatives de tritium s'effectue dans des réacteurs nucléaires spécifiques par IRRADIATION NEUTRONIQUE D'éléments fertiles tels que le Lithium -6. Les installations dédiées à la production de tritium conduisent au rejet d'environ 5g de tritium par an en France, 2 g au Canada et 30 g aux Etats Unis (Belot 1996).

Les activités en tritium des eaux "naturelles" sont assimilées aux activités mesurées dans les eaux de surface dans la période pré-nucléaire (avant 1950) et sont de l'ordre de 0.1 à 0.8 Bq L 1 (Grosse 1951, Momoshima 1991). L'activité du tritium dans les eaux de pluie de l'hémisphère Nord a atteint 150 Bq L1 en 1963 suite aux essais nucléaires atmosphériques. Aujourd'hui, l'activité tritium enregistrée à la surface du globe est proche de la concentration d'équilibre du tritium naturel, de l'ordre de 1 à 10  Bq L 1 selon le compartiment considéré (Guétat 2008b). L'activité moyenne des eaux d'alimenation souterraines en France et en Grande-Bretagne ne dépasse pas 10 Bq L1. L'eau des fleuves français présente une activité moyenne inférieure à 20 Bq L1, à l'exception du Doubs, du fait des quelques industries horlogères encore basées sur son cours. Ainsi, dans les années 1990, des activités supérieures à 100 Bq L1 ont été mesurées dans ce cours d'eau (Belot 1996) Tort 1997).

 2 LE TRITIUM DANS L'ENVIRONNEMENT

2.1 Les différentes formes du tritium dans l'environnement

2.1.1 Les Formes chimiques non-organiques du Tritium

La forme la plus abondante du tritium dans le milieu naturel (ainsi que dans les espèces vivantes) est l'eau tritiée HTO (Belot 1996). D'autres espèces chimiques du tritium sont néanmoins naturellement présentes, principalement le tritium GAZEUX (HT) et LE METHANE TRITIE (CH2 T). Le transfert de ces différentes molécules tritiées dans l'environnement est lié à des processus physiques (TRANSPORT EN MASSE, DIFFUSION), CHIMIQUES (REACTIONS, CHANGEMENTS D'ETAT) et BIOLOGIQUES (Murphy 1993).

 2.1.2.1 Le tritium de l'eau tissulaire correspond à la fraction de tritium sous forme d'eau tritiée (HT0) dans tous les compartiments aqueux des organismes biologiques. Cette fraction aussi appelée "tritium libre" est la plus facile à éliminer de l'organisme du fait du renouvellement de l'eau très rapide chez la plupart des êtres vivants (Belot 1996).

2.1.2.2. Le tritium dans la matière organique correspond à la fraction du tritium intégré dans la matière organique des êtres vivants soit PAR ECHANGE ISOTOPIQUE AVEC DES MOLECULES (organiques) EXISTANTES, soit lors DE LA FABRICATION DE NOUVELLES MOLECULES VIA LES PROCESSUS METABOLIQUES.

2.1.2.2.1 Le Tritium Organiquement lié échangeable

Certains atomes de tritium SONT LIES A DES ATOMES D'OXYGENE, d'azote, de soufre, d'halogènes... Dans ce type de liaisons covalentes faibles (alcool, acide, amine...), le tritium PRESENTE UN CARACTERE LABILE IMPORTANT. DE CE FAIT IL EST FACILEMENT ECHANGE AVEC LES ATOMES D'HYDROGENE DE L'eau ou des alcools non tritiés (Thompson and Nelson 1971); C'est pourquoi on parle de tritium organiquement lié ECHANGEABLE Belot, 1986); Diabaté and Strack 1993) Baglan 2005).

 2.1.2.2.2 Le Tritium Organiquement Lié non échangeable.

Depuis quelques années, la définition du tritium organique non échangeable comme tritium lié aux atomes de carbone de manière covalente au contraire du tritium organique échangeable (Belot 1986, Diabaté and Strack 1993, Baglan 2005) est remise en question. En effet, les atomes de tritium prisonniers de macromolécules ou de sphères d'hydratation du lait de liaisons HYDROGENE  s'échangent très lentement en raison de leur inaccessibilité à l'eau cellulaire, et non de la nature de leur liaison chimique (Diabaté and Strack 1993; Baumgartner and Donhaerl 2004). Par conséquent, cette fraction du tritium dite "piégée" peut se comporter, lors de la préparation analytique d'échantillons, de la même manière que le tritium organique non-échangeable sans impliquer de liaisons carbone-tritium (Baumgartner and Donhaerl 2004).

2.2.2.1 Le tritium dans l'atmosphère

Les principales formes chimiques du tritium dans l'atmosphère sont par ordre d'importance la vapeur d'eau tritiée, le tritium gaz, et le méthane tritié (CH3 T).

 Vitesse de dépôt de l'hydrogène tritié

La vitesse de dépôt au sol est définie comme le flux de tritium délivré au sol, divisé par la concentration volumique de l'hydrogène tritié dans l'atmosphère au-dessus de ce sol (Belot 1996). Les vitesses de dépôt de l'hydrogène tritié sur la plupart des types de sol sont indépendantes du temps de contact entre le gaz tritié et la surface du sol tant que les conditions météorologiques et les caractéristiques DU SOL RESTENT CONSTANTS pendant la période d'exposition. En revanche, elles sont liées au type de sol et à ses propriétés (structure, contenu en micro-organismes, en eau, en air...) (Belot 1996; Galeriu 2008). Les vitesses de dépôt de l'hydrogène tritié citées dans laa littérature pour la plupart des sols sont comprises entre 10  5 et  10  3 m s 4 (Foerstel, 1986, 1988; Paillard 1988, Täschner 1988; Murphy 193; Belot 1996; Koarashi 2001).

Oxydation biochimique de l'hydrogène tritié

L'oxydation des molécules d'hydrogène (tritiées ou non) se produit très rapidement à la surface et dans les premiers centimètres du sol du fait de la présence de mivroorganismes (bactéries, protozoaires, champignons...) produisant une enzyme oxydante appelée hydrogénase (McFarlane 1978, 1979b; Garlan and Cox 1980; Sweet and Murphy 1981; Belot 1996; Atarashi-Andoh 2002). L'hydrogène tritié (HT) qui pénètre dans les premiers centimètres du sol est ainsi oxydé rapidement en eau tritiée qui se mélange à l'eau du sol.

Des expériences ont montré la formation d'un profil vertical stationnaire dans les sols exposés de façon continue à une atmosphère tritiée (HT) constante (Belot 1996). Bien que la profondeur de pénétration de l'hydrogène tritié varie avec le coefficient de diffusion dans le sol considéré et avec la rapidité de sa conversion en eau tritiée, certains auteurs ont pu déterminer expérimentalement une profondeur de pénétration caractéristique sur plusieurs types de sols différents (Dunstall and Ogram 1990). En moyenne, cette profondeur est de quelques centimètres seulement en raison de l'oxydation rapide de HT en HTO.

 Echange superficiel de vapeur d'eau tritiée à la surface du sol

Le dépôt de la vapeur d'eau atmosphérique au sol, qu'elle soit tritiée ou non, se produit par diffusion entre l'air et la surface du sol (dépôt sec) (Garland, 1980).

Vitesse apparente de dépôt de la vapeur d'eau tritiée

 Selon Belot, la vitesse apparente de dépôt de HTO est égale au rapport du flux à la concentration volumique dans l'air selon les relations. Les vitesses de dépôt sur la plupart des types de sols sont comprises entre  10 3 et 10 1 m s 1 pour la vapeur d'eau tritiée (Esenbud 1978; Garland 1980; Belot 1996; Galeriu 2008) selon LES CONDITIONS METEOROLOGIQUES ET LES PROPRIETES DE LA SURFACE CONSIDEREE.

2.2.2.2.4 Evaporation et migration de l'eau tritiée du sol

Quelle que soit la forme initiale de son dépôt au sol (HT ou HTO, liquide ou vapeur), le tritium est intégré à plus ou moins long terme à la solution du sol. L'eau tritiée du sol suit alors le même comportement que l'eau on tritiée, et participe notamment aux phénomènes d'évaporation, de transport vers les nappes profondes, d'absorption et de transpiration par les plantes (Eisenbud 1978; Papke and Foerstel 1991; Murphy 1993).

La majeure partie du tritiu présent dans le sol est ainsi réémise dans l'atmosphère par EVAPOTRANSPIRATION. Au cours des premières heures suivant le dépôt de tritium gaz (HT), le taux de réémission sous forme DE HTO EST ELEVE. Täschner and Bunnenberg 1997 ont évalué ce taux à 28 % h4 pour la première heure. Suite à une exposition unique, l'activité du tritium dans le sol décroit exponentiellement avec une période de quelques jours. Kirchmann ont évalué la demi-vie du tritium dans le sol à environ 1 à 2 jours en été et 5 jours en hiver (Kirchmann 1971); Belot 1986); Koranda et Martin ont mesuré une moyenne de 4 jours (Koranda and Matin 1971).

La fraction d'eau tritiée liquide restante dans le sol peut être entraînée, comme l'eau légère, par flux en masse du fait des forces de gravité et de capillarité. Cependant, dans la zone non saturée du sol, la diffusion de l'eau tritiée en phase liquide et en phase gazeuse est le phénomène prépondérant conduisant à la migration de l'eau tritiée dans le sol. Elle répond aux GRADIENTS DE CONCENTRATIONS DE l'eau tritiée au sein des porosités du sol, de sorte qu'un mouvement de HTO peut survenir m^me en l'absence de mouvement apparent de l'eau ordinaire du sol (Murphy 1993). Lorsque les mouvements convectifs sont relativement faibles et que l'eau tritiée n'atteint pas une couche imperméable, la vitesse apparente d'enfoncement du tritium VD imputable à la diffusion peut s'exprimer par la relation (4) Belot 1996. En l'absence de forte pluie, la vitesse de diffusion est supérieure à la vitesse d'infiltration. Cependant, cette vitesse de diffusion diminue rapidement en fonction du temps. En considérant un coefficient de diffusion de l'ordre de 10 9 m2s1, la relation (4) est appropriée pour décrire le mouvement du tritium dans le sol pendant une dizaine de jours, à condition de ne pas rencontrer de vitesse d'infiltration importantes dues à de fortes précipitations.

L'INFILTRATION DE L'EAU TRITIEE DANS LE SOL DEPEND DE NOMBREUX FACTEURS TELS QUE LE TYPE DE SOL (argileux, limoneux, sableux), son occupation (CULTIVE OU NON), sa teneur en eau ET EN MATIERE ORGANIQUE. LA MAJEURE PARTIE DE L'EAU TRITIEE PENETRANT DANS LES COUCHES LES PLUS PROFONDE DU SOL (en deçà de la partie arable contenant les racines des végétaux) EST TRANSPORTEE SOUS FORME LIQUIDE du fait des phénomènes convectifs et diffusifs liés à la porosité du sol, à une vitesse allant de 1 m a1 à 2 mj1 selon le sol (Eisenbud 1978; Murphy 1993; Belot 1996). L'eau tritiée suit ensuite LE MOUVEMENT DES EAUX SOUTERRAINES, qui peut varier condidérablement en fonction DES CARACTERISTIQUES DE CHAQUE SYSTEME AQUIFERE.

 

 ANNEE 2009 UNIVERSITE DE FRANCHE-COMTE U.F.R. SCIENCES ET TECHNIQUES

Laboratoire de Chrono-environnement (UMR UFC/CNRS 6249 USC INRA)   Laboratoire de Chimie Physique et Rayonnements A. Chambaudet (UMR CEA E4) Laboratoire de Métrologie et de Surveillance de l'Environnement (UMR CEA E4)

THESE présentée en vue de l'obtention du grade de DOCTEUR DE l'Université de Franche-Comté Spécialité : Sciences de la vie et de l'environnement Ecole doctorale : Homme, Environnement, Santé

 ETUDE DES TRANSFERTS DU TRITIUM ATMOSPHERIQUE CHEZ LA LAITUE : ETUDE CINETIQUE, ETAT D'EQUILIBRE ET INTEGRATION DU TRITIUM SOUS FORME ORGANIQUE LORS D'UNE EXPOSITION ATMOSPHERIQUE CONTINUE

PAR CECILE BOYER SOUTENUE LE 30 NOVEMBRE 2009 DEVANT LE JURY COMPOSE DE /

Dan Galeriu (Chercheur, Institut de Physique et Ingénierie Nucléaire "Horia Hulubei", Bucarest, Roumanie

Daniel Laffray (professeur, Université de Paris XII)  Pierre-Marie Badot (Professeur, Université de Franche-Comté), Michel Fromm (Professeur, Université de Franche-Comté) Laurent Vichot (chercheur , CEA Valduc) Philippe Guetat (assistant scientifique, CEA Valduc) Nicolas Baglan (chercheur, CEA de Bruyères-le-Châtel). Le travail dans ce mémoire a été réalisé à la Direction des Applications Militaires (DAM) du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), au sein du Département de Support Technique et Administratif (DSTA) sur le site de Valduc. Grande gratitude à M. Pierre Marty et M. Laurent Jaskula, respectivement ancien et actuel chefs du Service de PROTECTION CONTRE LES RAYONNEMENTS (SPR), et à M. Laurent Vichot, chef du Laboratoire de Métrologie et de Surveillance de l'Environnement (LMSE) et encadrant scientifique de la thèse, de m'avoir permis d'effectuer cette thèse au sein de leurs unités, et de m'avoir donné les moyens tout au long de ces trois années de réaliser mo travail de recherche dans les meilleures conditions, notamment en m'offrant l'opportunité de valoriser mes travaux dans le cadre de congrès ET DE GROUPES DE TRAVAIL INTERNATIONAUX. Particulière reconnaissance envers M. Philippe Guetat, assistant scientifique pour l'environnement et la stratégie déchets sur le site de Valduc, qui m'a apporté sans compter son aide et fait partager son expertise en MATIERE DE RADIOECOLOGIE DU TRITIUM. Grand merci à M. Christophe Mavon, ingénieur de recherche à l'Université de Franche-Comté (Laboratoire de Chimie Physique et Rayonnements Alaim Chambadet), sans qui la chambre climatique utilisée tout au long de l'étude n'aurait jamais vu le jour. Etlalement M. Yvan Losset, responsable technique du Laboratoire de Métrologie et de Surveillance de l'Environnement, pour l'aide technique, scientifique et morale sans faillir tout au long de cette thèse. Et M. Jean-Marie Duda, ingénieur du laboratoire, pour ses conseils avisés dans de nombreux domaines, dépassant largement le cadre des statistiques...Et aide pour les expériences sur le terrain, notamment, M. Jean-Pierre Daclin, ancien chef d'installation d'un bâtiment "tritium" qui m'a permis de réaliser des expériences au sein de son installation, ainsi que l'équipe de ce bâtiment qui a veillé à leur bon déroulement; Service Technique (ST) de Valduc, pour le prêt du matériel de mesure.

 Ce travail a donné lieu à de fructueuses collaborations, qui je l'espère, continueront après cette thèse. En particulier je tiens à remercier Mme Catherine Sirguet, maître de conférence, M. Stéphane Colin et M. Bernard Colin, techniciens à l'Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie et des Industries Alimentaires (ENSAIA), ainsi que les exploitants de la ferme expérimentale de la Bouzule, qui m'ont fourni de la terre pour les cultures de laitues et qui m'ont donné des conseils très utiles quant à leur mise en oeuvre pratique. Merci également au Pr. Marie-Christine Chagnon et Mme Séverin, maître de conférence, de l'Ecole Nationale Supérieure de Biologie Appliquée à la Nutrition et à l'Alimentation (AgroSup'Dijon) qui ont encadré un stage et un projet bibliographique directement lié à cette thèse.

 Merci à Mme Brigitte Maisonneuve, chercheur à l'Institut Nationale de la Recherche Agronomique (INRA), et à M. Sylvain Leblond, de la Serail Lyon, qui m'ont formé aux techniques de culture de la laitue et mise en contact avec des semenciers.

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2.2.2.2.5 Le tritium organique dans le sol

Dans la fraction humique du sol, une partie de l'eau est utilisée pour la synthèse de biomasse par les microorganismes. Ceci conduit à l'intégration partielle de l'eau tritiée présente au sein de MATIERE ORGANIQUE. Papke and Förstel 1991 ont mené une expérience sur cinq sols différents afin de déterminer le taux de formation de matière organique tritiée (OBT) au regard de l'activité HTO de l'eau du sol. 

SELON LE TYPE DE SOL, les auteurs ont mesuré un taux moyen de 0.03 % (SOLS BRUNS LESSIVES et sol forestier) à  0.05 % (rendzine et sol brun) par semaine. A l'exception du sol forestier, le taux de formation du tritium organique dans le sol mesuré est proportionnel  la quantité de matière organique carbonée présente. Une AUGMENTATION FORTE DU TAUX DE FORMATION DE l'OBT dans le sol a été observée en cas D'ADDITION D'UN SUBSTRAT ORGANIQUE. Ainsi, des taux moyen de formation d'OBT de 0.35 % par semaine ont été enregistrés par ajot de glucose dans les sols bruns et bruns lessivés.

Le tritium organique formé dans le sol par les microorganismes n'est pas absorbable sous cette forme par les végétaux. L'OBT du sol présente un temps de résidence DE 5 ANS en moyenne avant d'être métabolisé en HTO, forme sous LAQUELLE IL PEUT¨ETRE ABSORBE AU NIVEAU DES RACINES (Diabaté and Strack 1993). De ce fait, il ne joue pas un rôle majeur dans le transfert du tritium aux plantes.

 http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/46/43/33/PDF/memoire_de_these_-_Cecile_Boyer_2009.p conditions normales de Aux 

 

 

 

 

 

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