Stigmatisés !S2 LECTURE DES OEUVRES DE THéRèSE D'AVILA ! COURONNE D'éPINES, STIGMATES ET CROIX SUR LA POITRINE !

(1566-1618)

Marie de l'Incarnation

Barbe Jeanne Avrillot, épouse de Pierre Acarie, en religion Marie de l'Incarnation, née à Paris le 1er février 1566, décédée à Pontoise le 18 avril 1618. Mystique française, animatrice d'un cercle dévot, et introductrice en France des carmélites déchaussées.

Barbe Avrillot est issue de la haute bourgeoisie de finances, proche des Guises. Elle épouse à seize ans en 1582 Pierre Acarie, maître des comptes et ardent ligueur, avec lequel elle aura six enfants, trois filles et trois fils.

Barbe Acarie se réfugie dans le mysticisme. Elle anime un cercle de dévots dans son hôtel particulier On y croise  le capucin Benoît de Canfield, le docteur en théologie André du Val, Michel de Marillac, Vincent de Paul, François de Sales, ou le cardinal François de Sourdis. Ce cercle, sensible à la mystique flamande et rhénane comme aux influences religieuses espagnoles, est à l'origine du renouveau catholique de la Contre-Réforme en France.

Fortement impressionnée par la lecture des œuvres de Thérèse d'Avila, assistée par Bérulle, elle introduisit en 1604 l'Ordre du Carmel en France. Après la mort de son mari, en 1614, elle-même entra au Carmel, sous le nom de Marie de l'Incarnation. En décembre 1616, elle se retira au Carmel de Pontoise, fondé en 1605. Elle s'y éteint en 1618.

A la demande de Michel de Marillac, un mausolée fut érigé dans l'église du Carmel.
Dès 1622, son fils en religion Pierre Acarie, rassembla les documents nécessaires pour sa béatification, mais l'affaire traîna à Rome et ce n'est qu'à la fin du 15ème siècle qu'on la reprit. Elle fut béatifiée en 1791 par le pape Pie VI.

http://www.stmichelarchange.org/rubrique,marie-de-l-incarnation,442659.html

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(1774-1824)

 

Anna Katharina Emmerick, née le 8 septembre 1774 à Coesfeld et décédée le 9 février 1824 à Dülmen (Westphalie) est une religieuse (dans l'ordre des augustines) et une mystique allemande.
En 2004 elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II.

Les stigmates:

Dès 1799, Anne-Catherine ressent les douleurs de la couronne d'épines; le sang coule chaque vendredi, mais elle réussit à le dissimuler. En automne 1807, commencent les douleurs des stigmates aux pieds et aux mains, sans écoulement de sang ni marque extérieure. Le 25 novembre 1812, une croix se forme sur la poitrine; cette croix, qui se doublait à Noël, saignait ordinairement le mercredi. Les derniers jours de 1812, les stigmates des mains, des pieds et du côté deviennent apparents; le sang coule. Aucune vision n'accompagne la stigmatisation, comme A.-C. Emmerick l'affirmera sous serment aux enquêteurs ecclésiastiques.

Par l'indiscrétion d'une sœur, qui découvre les plaies des mains le 28 février 1813, ces phénomènes arrivent à la connaissance de la ville. Le médecin de Dülmen, W. Wesener (1782-1832), qui rendit visite à la malade en vue de la "démasquer", fut l'objet (comme, après lui, le Dr Druffel et d'autres) d'une preuve impressionnante de sa cardiognosis.

Le Dr Krauthausen ancien médecin du couvent, tenta de traiter les blessures, mais sans succès; il fut également chargé d'une surveillance

http://www.therealpresence.org/eucharst/mir/french_pdf/MIRACLE-FR-emmerick.pdf

En savoir plus lien ci-dessus

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20041003_emmerick_fr.html

ANNA KATHARINA EMMERICK (1774-1824)

Photo

 

 

Anna Katharina Emmerick naquit le 8 septembre 1774, dans la communauté d'agriculteurs de Flamschen près de Coesfeld (Allemagne). Elle grandit au sein d'une famille de neuf frères et soeurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques temps l'école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine religieux. Très rapidement ses parents s'aperçurent de sa vocation à la prière et à la vie religieuse.

Elle travailla trois ans dans une grande ferme des environs, puis apprit la couture et retourna vivre chez ses parents. Elle demanda ensuite à être admise dans divers monastères, mais elle fut refusée car elle ne possédait pas de don particulier. Toutefois, les Clarisses de Münster l'acceptèrent à la condition qu'elle apprenne à jouer de l'orgue. Ses parents l'autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l'organiste Söntgen de Coesfeld pour faire son apprentissage; mais elle n'eut jamais la possibilité d'apprendre l'orgue, car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à vivre.

En 1802, elle réussit finalement à entrer au monastère d'Agnetenberg, près de Dülmen, avec son amie Klara Söntgen. Elle prononça ses voeux l'année suivante, participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811, elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs. En 1811, le monastère d'Agnetenberg fut fermé, elle devint alors domestique chez l'Abbé Lambert, un prêtre qui avait fui la Révolution française et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau malade et ne quitta plus son lit. Elle fit alors venir sa plus jeune soeur qui, sous sa direction, s'occupait de la maison.

C'est au cours de cette période qu'elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester caché; le Docteur Franz Wesener l'examina et en resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années qui suivirent.

Une caractéristique de sa personnalité était l'amour qu'elle éprouvait pour son prochain. Elle cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit, où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l'Eglise au début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer. La rencontre avec Clemens Brentano fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu'il publia ensuite. Au cours de l'été 1823, la santé d'Anna Katherina déclina et, la mort approchant, elle décida d'unir sa souffrance à celle de Jésus, en l'offrant pour la rédemption des hommes. Elle mourut le 9 février 1824.

La vie d'Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ; les stigmates qu'elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l'égard de Marie. A travers  la  foi et l'amour elle servit l'oeuvre de la rédemption, disant à ce propos:  "J'ai toujours considéré le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j'ai prié Dieu afin qu'il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d'être utile. A présent je sais qu'il a exaucé ma prière"

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(1660-1827)

 

Sainte Véronique Giuliani est née le 27 décembre 1660 à Mercatello sul Metauro dans la province de Pesaro et Urbino, dans les Marches et morte le 9 juillet 1727 à Città di Castello en Ombrie. Véronique Giuliani est une sainte mystique et une des grandes représentantes italiennes de l'époque baroque de la spiritualité de la Passion.

Le 5 avril 1697, Véronique reçoit la grâce des stigmates aux mains, aux pieds et au côté. Elle raconte dans son Journal que « des plaies de Jésus sortirent des traits de feu » : quatre prirent l’aspect de clous, et le cinquième prit la forme d’une pointe de lance scintillante (la blessure au côté). Elle écrit : « Je ressentis une terrible douleur, mais en même temps je compris clairement que je venais d’être entièrement transformée en Dieu ». Les marques des stigmates demeurèrent visibles durant 3 années qui correspondirent avec la mise en examen de la religieuse par le Saint-Siège. À la fin de l’enquête, elle fut rétablie dans tous ses droits et sa liberté d’action. On prit conscience alors de son haut degré de sainteté.

Véronique fut béatifiée le 17 juin 1804, et canonisée le 26 mars 1839. L’Église la fête le 9 juillet, jour anniversaire de sa mort.

 

 http://www.stmichelarchange.org/rubrique,veronica-giuliani,442663.html

 Un personnage extraordinaire  Sainte Véronica Giuliani Clarisse Capucine

http://www.gesuiti.it/moscati/Francais2/Fr_SVGiuliani1.html

Prémisse: Il nous semble opportun de donner un court aperçu sur la vie de Sainte Véronique Giuliani S.Veronica Giuliani (1660 - 1727). En tant que clarisse capucine elle faisait partie de l’ordre fondé par Maria Laurentia Longole le 19 février 1535. Maria Longo fonda le susdit ordre après avoir créé et dirigé pendant douze ans l’Opera Pia Ospedale Incurabili de Naples, où Saint Joseph Moscati exercera son activité de médecin et de chercheur depuis sa licence (1904) jusqu’à sa mort prématurée, le 12 avril 1927, à l’âge de 47 ans.

A tel égard on peut lire l’article: Une intervention de la Vierge de Loreto à l’origine de l’Hôpital Incurabili de Naples – sur le même site : l’événement historique de la Vénérable Maria Longo.

L’exemple que nous a donné sainte Véronique Giuliani nous pousse à réfléchir sur la façon dont le bon Dieu se manifeste dans toute son omnipotence aux humbles, aux simples….
Que de saints même les plus proches de nous, en sont le témoignage… La question qui se pose est la suivante :

comment peut-on nommer « Docteur de l’Eglise » quelqu’un qui ne sait rien de théologie? C’est le cas de Véronique.

La réponse est simple : Elle a eu le meilleur maître que l’on puisse désirer :

Jésus. Il lui a fait vivre Sa Passion, a été son époux et, après la vie terrestre si difficile, l’a amenée avec Lui, au ciel.

Pour Sainte Thérèse de Lisieux il s’est passé la même chose, en 1997 elle a été proclamée Docteur de l’Eglise,

par Jean Paul II.

 

Qui était Véronique…?

Entrée actuelle du village d’origine de Sainte Véronique Giuliani,
avec l’indication de sa maison natale
[Photo Elisabetta Nardi]

 

On se demande l’influence que peut avoir sur nous Véronique, une Sainte douée d’une spiritualité immense. Comme il est dans nos habitudes de nous plaindre à tout moment pour n’importe quoi, nous oublions qu’il faut toujours remercier notre Seigneur pour tout ce qu’il nous a donné. Nous L’implorons pour obtenir ce qui nous plaît, sans songer que le but principal de notre existence c’est d’obéir à sa volonté et non pas d’exiger qu’Il se conforme à la nôtre…

Pour les croyants Véronique devrait représenter un exemple à émuler pour les nombreuses mortifications corporelles qu’elle s’est infligées et pour la grande valeur qu’elle donnait à la souffrance; n’oublions pas que les savants du siècle passé la classèrent comme une folle et que son procès de canonisation fut très compliqué: comment aborderions-nous les épreuves douloureuses de notre vie si nous pensions non seulement de les offrir à Dieu, mais de participer par notre souffrance à la passion du Christ… ? Peut-être affronterions-nous plus paisiblement les adversités de la vie en nous unissant spirituellement à Jésus qui dans l’Evangile nous invite à porter le joug avec Lui…

Cette argumentation peut-être acceptée par ceux qui croient en Dieu, mais, il faut se rappeler que, outre à notre volonté, , la véritable foi, pour exister, a besoin de la grâce divine qui n’est pas donnée à tous… quel message peut donner la vie de Sainte Véronique aux gens qui ne croient même pas dans une force surnaturelle…?

Peut- être nous mènera-t-il vers une plus grande conscience de nous-mêmes, nous fera-t-il comprendre que nous ne sommes que de simples créatures douées d’une intelligence limitée, nous poussera-t-il vers une meilleure capacité d’introspection, en ne rien tenant pour acquis, en désignant, comme on l’a absurdement fait, Véronique comme un excellent sujet à étudier en psychiatrie. On l’a jugée une femme atteinte par des troubles du comportement, peut-être même par des psychoses réactives, et non comme un exemple d’altruisme et de vertu, exemple essentiel pour ceux qui sont convaincus que la vie ne se base pas sur la nourriture, sur l’achat de biens matériels et, surtout qu’elle ne cesse pas avec la mort.

Quelques aperçus sur sa biographie et sur sa spiritualité

Tableau de la Sainte Vierge avec l'Enfant cher à Sainte Véronique

 

 

Malgré cela le chemin que la Vierge et Jésus lui avaient frayé était plein de douleurs et de souffrances, elle aurait dû les accepter avec patience, toujours dans le but d’être plus près de Celui qui, depuis son enfance, avait désiré être son Epoux.

Les difficultés et les obstacles qu’elle eut à surmonter furent innombrables, soit à cause de sa nature humaine source de doutes qui lui faisaient apprécier les bien matériels, soit à cause de la forte opposition de la part de son père, Francesco, qui ne voulait pas qu’elle entre au couvent.

Sa mère mourut quand elle avait quatre ans et avant d’exhaler son dernier souffle, elle confia spirituellement ses cinq petites filles aux cinq plaies de Jésus, plaies que la petite Orsola «sentait» plus que tout autre puisqu’elle avait déjà eu une apparition de Jésus souffrant.

Resté veuf, son père s’établit à Plaisance où Orsola reçut sa Première Communion et commença à s’adonner toujours davantage à la prière, même si les gens qui l’entouraient la poussaient à mener une existence plus mondaine. Vers ses treize ans elle revint à Mercatello et là aussi elle ne cessa jamais de dire qu’elle voulait servir Dieu; en tout cela elle était soutenue par les apparitions de Jésus qui lui imposait de rester «tranquille» parce qu’elle deviendrait son épouse.

Deux de ses sœurs étaient religieuses et l’une d’entre elles chercha à lui faire changer d’avis, en lui conseillant de s’ouvrir une famille, elle lui répondit promptement en disant que Sainte Chiara, ne fit pas d’obstacle, mais aida de toutes ses forces sa sœur Sant’Agnese qui voulait se dédier totalement à Dieu…

A 17 ans grâce à une lettre chargée de tristesse et de supplications, elle réussit à convaincre son père: le 17 juillet 1677 , elle franchit le seuil du couvent des Capucines de Città del Castello, le 28 octobre endossa l’habit de l’ordre et le Ier novembre elle fit sa profession de foi.

A la cérémonie participèrent, dans l’espoir de la voir changer d’avis, beaucoup de jeunes hommes qui avaient demandé sa main et avaient reçu un ferme refus; quelquefois elle avait même rendu de façon assez brusque les cadeaux qu’on lui avait apportés...

Elle ne fut pas capable de décrire même pas par de simples mots la joie qu’elle éprouva au moment de prononcer ses vœux: son rêve se réalisait:

elle devenait enfin l’épouse du Christ.

Dans cette occasion aussi une de ses consœurs la vit tomber en extase au moment de l’oraison.

Nous avons déjà dit que son prénom, Orsola, fut changé en celui de Véronique non seulement en l’honneur de la Véronique qui essuya le visage du Christ, mais aussi pour l’étymologie du mot qui signifie : «Vraie image»(dans son cas, «porteuse de vérité»…) et qui pouvait choisir le bon Dieu pour accomplir une pareille mission?... mais Orsola naturellement …?

Véronique a été une sainte extraordinaire : elle ne reculait devant aucune difficulté au nom de la vérité,même quand il était question de réalités qu’elle jugeait «brûlantes», comme, par exemple, les marques de la passion de Jésus sur son corps. Non seulement elle pensait être indigne de les avoir reçues, mais ce qu’elle craignait c’était que le démon pouvait en être la cause.

Il est sous entendu que le fait d’en parler avec ses confesseurs lui créait beaucoup de soucis;…

L’obéissance, la soumission la guidèrent pendant toute sa vie l’emportant sur tous les soucis de nature humaine; elle eut à surmonter un grand obstacle: sa pudeur quand elle dut montrer sa blessure au flanc aux prêtres qui comprirent enfin que ces phénomènes n’étaient pas de nature diabolique mais divine.

Tout au début, croyant à l’intervention du démon, on la renferma dans sa cellule sans lui donner l’Eucharistie.

C’était sa façon d’agir qui aurait dû faire comprendre qu’elle n’était pas possédée par des esprits malins: elle était toujours humble, toujours prête à accomplir sans hésitation les services les plus humbles et les plus épuisants; elle ne sentait pas la fatigue tout en étant assez maladive. Quand Quand elle fut élue maîtresse des novices en 1694 , et plus tard abbesse, elle pensait être indigne de recevoir une charge pareille (d’ailleurs elle-même se définissait une âme « ingrate» à qui le bon Dieu avait élargi tant de grâces…). Elle passa trente-trois ans avec les novices; en 1716 on la nomma abbesse et cela dura onze ans, jusqu’au 7 juin 1727 où elle fut atteinte par un coup d’apoplexie. Elle revint à la vie simple de religieuse mais son boulot fut toujours des plus fatigants…

Véronique abbesse au couvent

Pendant la période où elle fut abbesse au couvent, Véronique ne fit rien manquer à ses consœurs, ni du point de vue matériel, ni du point de vue spirituel. Les gens qui travaillaient au couvent étaient payés au juste.

Elle voulait suivre l’exemple de celui qu’elle appelait le «père» Saint François ,

et dans ce but elle demanda à son Evêque d’administrer lui même l’argent du couvent pour lui permettre de vivre en toute pauvreté. Au nom de la pauvreté elle endossait des vêtements très usés et se servait de couvertures encore plus abîmées . Naturellement elle n’imposait pas à ses consœurs son style de vie.

 

Les miracles qu’elle fit de son vivant ne servirent pas à lui faire comprendre qu’elle n’était pas si «misérable» que ça. Quand elle fut abbesse elle fit d’autres miracles: la multiplication des fruits, des œufs et du fromage.

Nombreuses furent les preuves que ses confesseurs et ses consœurs eurent de sa façon de lire dans leurs cœurs, en effet il lui arrivait de devancer leurs pensées et de leur parler d’évènements qui concernaient leur avenir.

Tous ces dons, y compris celui de la prophétie ne faisaient que lui faire louer le bon Dieu, puisqu’elle comprenait que c’était Lui l’auteur de tant de prodiges et qu’elle n’avait qu’à faire Ses volontés.

Que de choses nous pourrions apprendre de son attitude si humble… Il est dans notre naturel de vouloir toujours être au premier rang, mais quelquefois nous oublions que c’est au bon Dieu que nous devons tous nos dons et que s’Il ne l’avait pas voulu nous ne serions même pas sur cette terre… Nous savons fort bien que le mal est contagieux mais, heureusement il en est de même pour le bien. En effet dans le monastère où vécut Véronique beaucoup de ses disciples, parmi lesquelles Maria Maddalena Boscaini (1704-1765) et Florida Cevoli (1685-1767)sont mortes en odeur de sainteté.

Véronique avait un don inné pour préparer ses filles spirituelles à leur rencontre avec le bon Dieu: sévérité et austérité dominaient chez elle mais quand il était question des autres elle était d’une tendresse extrême, et avec la même tendresse elle soignait leur âme et leur corps. C’est pourquoi ses filles spirituelles avaient une confiance extrême en Véronique et lui confiaient leurs pensées les plus secrètes, ce qui lui permettait de leur donner de bons conseils.

Véronique aimait ceux qui étaient à côté d’elle, son prochain et même les «infidèles» et au nom de cet amour elle priait notre Seigneur de lui permettre de prendre sur soi tous les maux de ce monde dans le but de voir guérir les malades, de sauver les âmes du purgatoire et pour la conversion du monde entier.

Comme elle avait eu la vision de l’enfer et du purgatoire et en avait été bouleversée,

elle demanda au bon Dieu d’être placée juste «au seuil de l’enfer» prête à supporter n’importe

quel supplice dans le but de sauver les âmes.

Il ne faut pourtant pas croire, et l’on se tromperait fortement, que pour songer à la spiritualité, elle délaissait les aspects matériels : elle guida fort bien le monastère, en agrandit le dortoir, fit passer l’eau par la cuisine, l’infirmerie et songea à l’irrigation du verger; en outre elle fit ériger une chapelle dédiée à la

Vierge du Rosaire.

Ses écrits et les «attaques» du démon

Le démon ne pouvait pas rester indifférent à tout ce qu’elle faisait contre lui et la persécutait de mille manières dans l’espoir de lui faire abandonner ses saintes intentions. Puisque les épreuves qu’elle avait à affronter tous les jours étaient bien pénibles il espérait toujours dans une défaillance de sa part. Comme il avait fait avec tant d’autres saints, qui avaient laissé bien des témoignages,

il lui rendait la vie impossible et souvent prenait l’aspect de son ange gardien ou du Christ.

 

Mais il suffisait d’un seul mot à Véronique pour comprendre que c’était lui.

Elle en parlait toujours à ses confesseurs dans la crainte de confondre

les apparitions divines avec des signes diaboliques.

Dans toutes ses vicissitudes elle fut aidée par ses pères spirituels et par la Sainte Vierge qui ne cessa jamais,

pendant toute sa vie, de lui faire ressentir son amour maternel.

Elle l’a même aidée contre les attaques du démon qui avait l’habitude de détruire

ses écrits, mais elle était toujours prête à le combattre et, pendant la nuit,

elle recommençait à écrire ce qu’il lui avait détruit.

La Vierge ne l’abandonna jamais, dans une vision Elle lui promit de l’aider

à rédiger son journal et à diriger le couvent.

En 1700 et en 1714, le Saint-office la sépara de la communauté, mais la ségrégation n’était rien en comparaison du fait qu’on lui interdit de recevoir la Communion: mais…Miracle…La Sainte Eucharistie lui fut apportée par les Anges et par le Christ lui-même.

On l’avait condamnée parce que même si on savait que chez elle il se passait quelque chose de prodigieux on était poussé à croire qu’elle simulait ou, encore pire, qu’elle était possédée par le démon. Mais cela ne dura pas pour longtemps. Ceux qui lui avaient infligé les supplices les plus atroces comprirent enfin que devant eux il n’y avait pas une créature possédée par le démon mais une sainte.

A la lecture des poésies de Sainte Véronique ce n’est sûrement pas l’ars poetandi, qui frappe le lecteur mais une grande simplicité, on se rend vite compte qu’on a à faire à une créature extraordinaire et l’on songe très vite à ce que disait Jésus: “En vérité je vous dis : si vous ne vous convertissez pas et ne redevenez pas des enfants, vous n’entrerez pas au royaume des cieux : Donc quiconque se fera petit comme cet enfant, sera le plus grand au royaume des cieux”. (Matteo 18, 3-5)

Sainte Véronique est un exemple éclatant de l’action du Saint Esprit: quand elle supplia

le prélat de lui permettre de faire partie de l’ordre des capucines, celui-ci lui demanda

de lire un morceau de l’Ecriture Sainte en latin, langue que Véronique ne connaissait pas.

L’étonnement des gens qui étaient là, y compris son oncle, fut immense: c’était comme si elle

avait, depuis toujours, connu le latin, sa prononciation fut parfaite …

C’est que Jésus, dans une apparition, lui avait ordonné de ne lire qu’en lui-même…

C’est ce qu’on remarque à la lecture de ses écrits chargés de spiritualité et caractérisés par son grand amour pour le Christ qui est décrit avec une tendresse extrême. En lisant ces poésies on a l’impression d’assister à l’épanouissement du premier amour d’un adolescent qui, pourtant, n’a rien à voir avec ce qu’éprouvait Véronique : c’est tout autre chose, c’est un sentiment qui a la profondeur du véritable «feu» de l’amour immortel.

Au couvent les religieuses prirent la belle habitude de chanter ou de réciter ses écrits avant le carême ou pendant les périodes de pénitence; il y en a qui sont sous forme de dialogue entre plusieurs personnages, cela pour permettre à beaucoup de religieuses de prendre partie aux représentations.

Pendant toute la période de sa vie de religieuse Sainte Véronique suivit avec tendresse et amour la croissance spirituelle de ses consœurs. Elle ne les obligea pas à subir ses mêmes épreuves, mais cherchait, par sa parole, et surtout sa conduite, à les inciter à aimer Dieu par-dessus tout. Elle était très jeune quand elle entra au couvent et confia à la mère abbesse que, pendant la nuit, elle ne pouvait s’empêcher de pleurer à la pensée qu’il pouvait y avoir quelqu’un qui la dépassait dans son amour pour le Seigneur…

Et sur cela il faudrait s’arrêter un instant pour essayer de comprendre ce contresens: étant donné son grand amour pour notre Seigneur pourquoi souffrait-elle à la pensée qu’on pouvait L’aimer plus qu’elle?! La réponse nous est fournie par la lecture de son journal où elle souhaite que tout le monde aime Dieu; sa souffrance venait du fait qu’elle se sentait toujours « coupable » d’être loin de Lui à cause de ses péchés.…

Véronique renonçait très souvent à se nourrir pour expier les péchés du monde entier et pour le salut des âmes du purgatoire, c’était Dieu qui le voulait et quand ses confesseurs le comprirent, ils la laissèrent enfin libre de jeûner tant qu’elle le voulait.

Ses confesseurs eurent encore une autre preuve qu’elle ne faisait que ce que notre Seigneur lui demandait quand ils se rendirent compte de l’effet bénéfique d’une liqueur miraculeuse que Jésus lui avait donnée pour qu’elle s’alimente, sans parler de sa mine qui masquait fort bien ses souffrances corporelles…

Quand ses confesseurs s’étaient enfin convaincus que le bon Dieu lui avait envoyé les stigmates,

voilà qu’après sa mort ils découvrent des marques sur son corps,

et c’est à ce moment-là qu’ils comprennent qu’elle s’infligeait des peines corporelles

très douloureuses.

Elle souffrait, oui, et même énormément, mais son visage exprimait toujours une grande sérénité et sa façon de parler aux autres était toujours joviale.

Une lumière particulière enveloppait sa personne comme sa «sainte mère» Claire dont le visage s’illuminait, très souvent, quand elle priait.

Et que dire alors de l’exemple qu’elle donnait à ses consœurs ?: grâce à son caractère très doux elles l’admiraient de plus en plus, , sans parler de son humilité et de sa façon de supporter les souffrances: tout était dicté par son grand amour envers Dieu.

Qu’on se souvienne du morceau de l’Evangile où Jésus dit : «Et quand vous jeûnez ne prenez pas un air mélancolique comme le font les hypocrites qui changent de mine pour que les autres remarquent qu’ils jeûnent. En vérité je vous dis : ils ont déjà reçu leur récompense. Toi, par contre, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage afin que les gens ne se rendent pas compte que tu jeûnes, ton père seulement connaît ton secret; et ton Père qui voit dans ton secret va te récompenser» (Matteo 6-16, 18).

Au cours de sa vie Véronique nous a donné un témoignage extraordinaire de l’acceptation de la souffrance: elle souffrait énormément, mais les autres ne devaient voir aucune marque de cette souffrance sur son visage, ni ne devaient la féliciter s’ils s’en apercevaient. Malgré son état de santé des plus maladifs, elle soignait constamment ses consœurs infirmes et supportait, non seulement, les malaises causés par leur état de santé, mais leur mauvaise humeur aussi… Il y en avait une, en particulier, qui, toutes les fois où Véronique allait la voir et donc la soigner, ne faisait que l’insulter, mais l’attitude de la sainte, toujours calme et tendre, lui fit comprendre l’absurdité de son comportement. En effet, avant de mourir elle la pria de la pardonner. Mais que pouvaient représenter des phrases méchantes, des plaies à l’odeur nauséabonde et le travail incessant si l’on songeait au sacrifice sur la croix du Christ…?!

Voilà la pensée qui l’a accompagnée pendant toute sa vie: : le désir de se conformer en tout au Christ, sachant être une créature humaine et donc finie face à l’Etre infini.

Son journal, qui est un testament spirituel extraordinaire,

montre sa recherche non de la souffrance en elle-même, mais d’une souffrance qui doit compléter la passion du Christ.

En outre elle était bien convaincue d’être une «pécheresse » tandis que, d’après ce que disaient ses pères spirituels, elle n’avait que de tout petits défauts... Un autre exemple de simplicité et d’humilité est représenté par les nombreuses confessions publiques où elle demandait pardon à ses consœurs d’avoir été un mauvais exemple pour elles et se définissait la plus «misérable» d’entre elles…

Orsola naquit le 27 décembre 1660 à Mercatello Agée de moins d’un an

elle fut tellement frappée par une image de la Sainte Trinité qu’elle commença à marcher

pour s’approcher d’elle et là elle demeura en sa contemplation pendant des heures,

en pleine extase mystique. Sa mère et ses sœurs en furent témoins.

 

Si on voulait décrire tous les dons extraordinaires de cet enfant «prodige» il faudrait plusieurs tomes…C’est pourquoi on se bornera à indiquer les évènements les plus éclatants qui nous aideront à comprendre la nature de notre sainte et sa capacité de cardioknosie, un don qu’elle avait eu du bon Dieu à sa naissance. En effet, un jour, âgée de moins d’un an, sa nourrice la tenait entre ses bras lorsqu’ elle comprit qu’un vendeur allait les arnaquer en leur vendant de l’huile à un faux poids; Véronique lui ordonna de peser juste et de faire bien attention parce que Dieu le regardait…Vous imaginez la tête du commerçant et des gens qui étaient là… ? à cet âge là… à cette époque là, (mais de nos jours aussi on serait fortement étonnés), les gens songèrent à un phénomène inexplicable, mais cela servit à faire réveiller la conscience endormie du vendeur malhonnête. D’ailleurs, n’oublions pas ce que nous disait Sainte Catherine de Syène, notre conscience est comparable à un chien qui ne cesse jamais d’aboyer: c’est la voix du bon Dieu, et tôt ou tard on va forcément l’écouter.

La petite grandissait à l’écoute des biographies des saints lues par sa mère.

Elle fut particulièrement frappée par la vie de Sainte Rose de Lima,par son désir de

s’immoler pour expier les péchés du monde; par «sa folie d’amour» pour Jésus

dont Orsola avait déjà vu l’image dans l’Hostie Consacrée…

et ce n’est pas tout: son lien avec le Christ et l’Eucharistie était si singulier que, avant sa Première Communion,

la petite comprenait à l’odeur qu’émanaient sa mère et ses sœurs, qu’elles venaient d’avoir reçu la Communion…

et une folie s’emparait d’elle, elle courait dans l’appartement toute joyeuse poussée parl’espoir que bientôt elle aussi elle recevrait Jésus.

Agée de moins de quatre ans un jour où le prêtre vint apporter l’Eucharistie à sa mère malade, elle exprima son désir de recevoir la Communion. Quand le prêtre lui répondit que c’était impossible car il n’avait qu’une seule hostie la petite riposta, en éblouissant tout le monde, que dans un «petit morceau», dans une moindre particule Jésus était toujours présent…

Qui pouvait lui avoir fait comprendre cette grande vérité sinon le Saint Esprit…?!

Même si les enseignements de sa mère ont contribué à coup sûr à son éducation dans l’amour de Dieu et de son prochain(d’ailleurs deux de ses sœurs aussi se firent religieuses), sa façon d’aimer le Seigneur était fort étrange : elle désirait toujours davantage d’anéantir son ego, choisissait le chemin de la souffrance, surtout parce qu’elle était poussée par une grande envie de prendre sur elle les souffrances du Christ, jusqu’au point d’enlever, d’une manière fort naïve, étant donné son jeune âge, les clous des mains d’un grand Crucifix placé très haut, au risque de se faire vraiment mal…C’est qu’elle voulait s’habituer à la souffrance physique : un jour où une de ses sœurs coinça, sans le vouloir, ses doigts dans une porte, elle en fut heureuse, ne pleura pas, ne se désespéra pas puisque son seul but était d’offrir cette souffrance au bon Dieu.

Pendant son enfance elle aimait à construire de petits autels pour Jésus et la Sainte Trinité qu’elle vénérait et poussait tous ceux qui étaient autour d’elle, y compris les pauvres gens à qui elle donnait toujours de l’aumône, à en faire autant. fort beau : elle aimait beaucoup les souliers que sa maman lui avait achetés mais un jour à la vue d’un pauvre et n’ayant rien à lui donner, voilà qu’elle enlève un de ses souliers et le lui donne. L’homme se plaint et lui dit qu’il ne sait que l’esprit de charité était si ardent chez elle qu’elle était capable d’en assujettir la partie «humaine» d’enfant attirée par les biens matériels aussi. Un témoignage nous est donné par un épisode fort beau : elle aimait beaucoup les souliers que sa maman lui avait achetés, un jour à la vue d’un pauvre et n’ayant rien à lui donner, voilà qu’elle enlève un de ses souliers et le lui donne. L’homme se plaint et lui dit qu’il ne sait que faire d’un seul soulier, sans trop y penser, elle resta nu-pieds…

Quelques années plus tard elle prit l’habitude de se confesser publiquement devant ses consœurs puisque, selon elle, ses défauts étaient nombreux et qu’elle se sentait coupable à cause de ses péchés.

Mais un jour la Vierge Marie lui apparut pour lui dire de ne pas se sentir coupable puisque,

depuis son enfance, elle avait été une fillette généreuse.

Elle lui rappela l’affaire des souliers et lui avoua que c’était à son Fils qu’elle les avait

donnés…

 

Elle n’a reculé devant aucun obstacle: même devant les peines corporelles les plus atroces que ses confesseurs, la croyant une créature du démon, lui infligeaient. Mais outre à désirer de souffrir toujours davantage,

pour vivre dans son corps la passion envers son céleste époux

et pour sauver les âmes du purgatoire,

elle eut toujours une attitude de totale humilité et, surtout, d’obéissance envers ses pères spirituelles.

C’est à cette obéissance qu’on doit la rédaction de son journal, que l’on peut trouver à la bibliothèque de Città di Castello où elle passa la plus grande partie de sa vie de religieuse au couvent des capucines ; il s’agit de 22.000 pages recueillies en dix tomes

Son confesseur, père Ubaldo Cappelletti, un oratorien, lui imposa, le premier, d’écrire son autobiographie, sans relire ni méditer sur ce qu’elle écrivait. Les confesseurs qui remplacèrent père Cappelletti ne cessèrent jamais de lui imposer de continuer à écrire. Elle ne leur désobéit jamais, malgré les nombreuses difficultés qu’elle rencontra au cours de la rédaction. Comme elle travaillait sans arrêt pendant toute la journée il lui arrivait souvent, en pleine nuit, de devoir écrire à nouveau des chapitres entiers.

Le journal fut publié dans les années 1895-1905, et monseigneur Annibale Maria di Francia (1851-1927) choisit le titre: Trésor caché,Pour les huit premiers tomes collabora un jésuite, père Pietro Pizzicarla ( 1895-1905 )pour les deux derniers le Prof. Umberto Bucchioni ( 1881-1946 ).

Le titre de cet ouvrage a une signification cachée : oui, un trésor caché, parce que c’est dans les endroits les plus cachés que se réfugient les huîtres qui contiennent les perles les plus rares … trésor caché, comme la vie de Véronique…renfermée dans un couvent, mais non pour cela détachée de la vie extérieure; elle a fait siennes les fautes du monde entier et s’est soumise aux peines les plus rudes pour la conversion des pécheurs….et pourtant elle voulait être à l’écart, cachée…
Quant à ses stigmates qui déchiraient son corps et la faisaient souffrir énormément elle n’avait qu’une seule pensée dictée par sa grande humilité: pas de marques visibles sur son corps puisqu’elle jugeait être indigne de les avoir reçues. Tout à fait différents étaient les projets de Dieu à son égard:

elle devait être l’image vivante de la passion du Christ, de la vraie âme qui brûle d’amour

pour Lui……

Véronique a toujours « brûlé » d’amour pour son Epoux.

A sa Première Communion, le 2 février 1670, à l’age de dix ans, un feu intense s’empara d’elle,

et la sensation fut si belle et douce qu’en rentrant à la maison elle demanda à sa mère et à ses sœurs, combien de temps durerait cet « état ».

C’est qu’elle ne se rendait pas compte, étant donné son jeune âge et sa simplicité innée, que le don qu’elle avait reçu n’était pas pour tous… c’était Jésus qui voulait qu’elle mène une vie hors du commun, à côté de Lui. Il l’avait déjà décidé quand elle était dans ses langes. Mais pour répondre à cet appel elle aurait dû être prête à souffrir énormément pendant toute sa vie.

Véronique Giuliani montre l’importance de la souffrance si on l’offre à Dieu… si on la « joint » aux souffrances du Christ…. Cette souffrance, que nous fuyons toujours, a été le cœur de la vie de cette âme mystique qui a choisi de s’immoler comme victime pour le salut des âmes. Et nous, comment pourrions-nous nous comparer à ce personnage qui nous bouleverse et épouvante en même temps…. ? Nous devrions, peut-être, remettre en cause notre façon de penser, trop liée aux biens de ce monde, et, surtout, notre façon d’agir qui ne suit pas toujours la volonté divine….

 

Suite !! 

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