Saint Benoït et la Règle !

 

 

 

Benoît de Nursie, ou saint Benoît pour les catholiques et les orthodoxes (° vers 480 ou 490 - †547) est le fondateur de l'ordre bénédictin et a largement inspiré le monachisme occidental ultérieur.

Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d'Occident, à cause de sa Règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale.

Issu d'une famille noble de Nursie, dans le centre de l'Italie, Benoît passa sa jeunesse à étudier à Rome. Choqué par la vie dissolue qui s'y menait, il se retira dans une région déserte près de Subiaco et vécut dans une grotte (baptisée plus tard la grotte sainte) pendant trois ans.

Benoît quitta la communauté et, peu de temps après, fonda un monastère au mont Cassin.

Saint Benoît établit, à l'intention des moines, une règle de vie, la Règle bénédictine, dont l'expansion fut immense et qui fut reprise et codifiée par saint Benoît d'Aniane. Inspirée de l'Écriture sainte, elle recommande aux moines, qui vivent en communauté dirigée par un abbé, de respecter quatre principes essentiels : modération, gravité, austérité, douceur. La modération (discretio) est présente dans les usages quotidiens de la nourriture, de la boisson et du sommeil; la gravité a pour corollaire le silence; l'austérité implique l'éloignement du monde et le renoncement à la possession; la douceur est bonté, amour évangélique, hospitalité exercée envers les humbles. Astreints à la lecture et au travail manuel, les moines doivent se consacrer au service de Dieu qui culmine dans l'office divin.

Vers 540, saint Benoît établit, à l’intention des moines du monastère du mont Cassin, une règle de vie, où il organise la vie monastique d’une façon rigoureuse, tout en laissant place à l’indulgence envers les faiblesses individuelles. L’organisation de la vie cénobitique passe par des tâches régulières et quotidiennes, rythmées par les offices. Avec la prière, le travail et la lecture deviennent un moyen pour se consacrer au service de Dieu.

Sources

La seule authentique biographie de saint Benoît qui nous soit parvenue est contenue dans le second livre des Dialogues de saint Grégoire. C'est une biographie selon les critères de l'époque, c'est-à-dire qu'elle comporte beaucoup de récits merveilleux, très peu de faits et aucune date. Elle consiste, pour la plus grande part, en de nombreux miracles qui illustrent la vie du saint et donnent une approche chronologique de sa carrière. L'autorité de saint Grégoire pour tout ce qui s’y rapporte est celle de ses propres disciples à savoir Constantin, qui lui a succédé comme abbé de Monte Cassino ; et Honoré, qui était abbé de Subiaco quand saint Grégoire écrivit ces Dialogues.

 Comme saint Grégoire le dit :

 « Dès le temps de sa jeunesse, il portait en lui un cœur digne de celui d’un vieillard : dépassant son âge par ses mœurs, il ne livra son âme à aucune jouissance, mais alors qu’il vivait encore sur cette terre et qu’il avait la possibilité d’en user librement pour un temps, il méprisa d’emblée le monde avec sa fleur comme un sol aride. Issu d’une très bonne famille libre de la province de Nursie, on l’envoya à Rome pour s’y livrer à l’étude libérale des lettres. Mais il s’aperçut que c’était l’occasion pour beaucoup de tomber dans l’abîme des vices : aussi – pour ainsi dire – à peine avait-il mis les pieds dans le monde qu’il les retira, de peur que, pour avoir pris quelque contact avec ladite science, il ne soit en contrepartie précipité tout entier dans l’abîme. Méprisant donc l’étude des lettres, il se mit en quête d’un genre de vie sainte. Aussi se retira-t-il, savamment ignorant et sagement inculte. »

 

Le livre II des Dialogues de Grégoire le grand (repris entre autres au Moyen Âge par la Légende dorée) raconte qu'arrivée là, sa nourrice, qui l'avait accompagné, cassa un crible qu'on lui avait prêté et qui lui servait à tamiser le froment. Chagrinée, elle se mit à pleurer. Benoît alors rassembla les parties brisées et fit une prière, le crible fût miraculeusement reconstitué[3]. Ce serait le premier miracle du saint.

Il fut ensuite initié à la vie monastique dans la région de Subiaco par Saint Romain († 560) qui, devenu ermite, fonda par suite le village de Druyes-les-Belles-Fontaines en Bourgogne. Benoît demeura à plusieurs reprises à Subiaco dans une caverne. Sa renommée grandit rapidement, et de nobles familles romaines lui envoient leurs enfants en tant qu'oblats. Mais à cause d'un conflit avec un prêtre local, il part vers 530 sur le Mont Cassin, où il fonde une abbaye à l'emplacement d'un ancien temple dédié à Apollon. C'est là qu'il rédige la règle de saint Benoît, qu'il achève en 540.

Il mourut en 547.

 

Histoire

Fondée par Benoît de Nursie en 529, elle est le berceau de l’ordre des Bénédictins. Elle sert de retraite à des souverains et à des pontifes tels que le prince franc Carloman, frère de Pépin le Bref, le roi lombard Ratchis (avec sa famille), et saint Grégoire. Renfermant d’immenses richesses dont une précieuse bibliothèque (Didier du Mont-Cassin, abbé de 1058 à 1087 fait venir de Byzance des livres enluminés byzantins), cette dernière est en partie placée sous la protection de Rome, avec une galerie de précieux tableaux.

En 1349, elle subit le violent tremblement de terre qui secoua toute l'Italie et détruisit ou endommagea gravement tant de monuments antiques ou médiévaux. Le monastère fut pratiquement détruit.

Plus récemment, le 15 février 1944, l"abbaye est une dernière fois détruite, cette fois par les bombardements alliés (bataille du mont Cassin).

Elle a depuis été reconstruite à l'identique suivant le programme de l'abbé reconstructeur Ildefonso Rea : « là, où il était et tel qu'il était ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_du_Mont-Cassin

  • Entre 989 et 992, saint Adalbert de Prague a séjourné dans l'abbaye de Mont-Cassin. C'est sans doute avec l'aide de moines de cette abbaye qu'il fonde le premier monastère bénédictin de Bohême, celui de Břevnov.
  • Entre 1230 et 1239, le futur saint Thomas d'Aquin, dernier fils de Landolphe d'Aquin, grand justicière de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen pour les terres de Campanie, y passa son enfance. (Source : J.P. Torrell. Initiation à saint Thomas d'Aquin. Paris Le Cerf 2008)
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    La seule authentique biographie de saint Benoît qui nous soit parvenue est contenue dans le second livre des Dialogues de saint Grégoire. C'est une biographie selon les critères de l'époque, c'est-à-dire qu'elle comporte beaucoup de récits merveilleux, très peu de faits et aucune date. Elle consiste, pour la plus grande part, en de nombreux miracles qui illustrent la vie du saint et donnent une approche chronologique de sa carrière. L'autorité de saint Grégoire pour tout ce qui s’y rapporte est celle de ses propres disciples à savoir Constantin, qui lui a succédé comme abbé de Monte Cassino ; et Honoré, qui était abbé de Subiaco quand saint Grégoire écrivit ces Dialogues.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_de_Nursie

     

    L'Abbaye Sainte-Scholastique (en italien : Abbazia di Santa Scolastica), sise à Subiaco, dans le Latium en Italie, est une abbaye bénédictine fondée au VIe siècle par saint Benoît. C’est dans une grotte de Subiaco que Benoît de Nursie trouva sa première retraite d'ermite.

     

    Au fil des années il y aura pas moins de 13 communautés monastiques autour de Subiaco, dont celle qui prendra plus tard de nom de sainte Scolastique, sœur de Benoît et moniale elle-même. Pour retrouver un peu de solitude saint Benoît quitte les lieux pour s’installer au Mont-Cassin, où la même aventure recommence...

    Au IXe siècle le monastère Sainte-Scholastique est dévasté deux fois pas les Sarrazins, en 828-829 et 876-877. Mais il se relève, et s’agrandit, au Xe siècle grâce au soutien financier et à la faveur de nombreux papes, dont plusieurs, en fait sont moines bénédictins.

     Comme pour d’autres, ailleurs en Europe, les XIe et XIIe siècles sont l’âge d’or de l’abbaye Sainte-Scholastique : son patrimoine s’étend, le nombre de moines est élevé, les liturgies sont élaborées et fastueuses. Pouvoir économique et influence politique s’étendent loin. Au XIIe siècle, un sanctuaire est construit au-dessus de la grotte qui était le refuge de saint Benoît (le Sacro Speco ou « Sainte Grotte »).

     

     Suite !

     

     

     

     

     

     

     

     

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