Règle de Benoit S4

 

14. De quelle manière célébrer les vigiles aux anniversaires des Saints.

Aux fêtes des Saints et dans toutes les solennités, on célébrera l'Œuvre de Dieu comme nous l'avons réglé pour le dimanche, à l'exception des psaumes, antiennes et leçons, qui seront propres à ces jours de fête, tout en se distribuant selon la mesure prescrite ci-dessus.
. En quel temps il faut dire l'Alléluia.

A partir du saint jour de Pâques et jusqu'à la Pentecôte, on dira exclusivement l'Alleluia comme antienne pour les psaumes et on l'ajoutera à tous les répons. De la Pentecôte au début du Carême, on le dira toutes les nuits aux six derniers psaumes seulement des Nocturnes.

Tous les dimanches, en dehors du Carême, on dira avec Alleluia les Cantiques, les Matines, Prime, Tierce, Sexte et None. Mais les Vêpres auront des antiennes. Quant aux répons, c'est seulement de Pâques à la Pentecôte qu'ils seront accompagnés de l'AIleluia.

16. De la distribution de l'Office divin au cours de la journée.

Comme l'a marqué le Prophète : "Sept fois le jour j'ai chanté Ta louange", il nous faut, pour atteindre le septénaire sacré du service divin, en accomplir la tâche aux Heures de Matines, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres et Complies. C'est en effet à ces Heures diurnes que s'applique la parole du Prophète : "Sept fois le jour j ai chanté Tes louanges", puisque, concernant les Vigiles nocturnes, il dit en un autre endroit : "Je me levais au milieu de la nuit pour Te rendre grâces." Louons donc notre Créateur de ses jugements et de sa justice à tous ces moments de la journée, c'est-à-dire, à Matines, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres, Complies, sans compter qu'au milieu de la nuit nous nous lèverons encore pour chanter ses louanges.

 17. Du nombre des Psaumes à répartir en ces mêmes heures.

Maintenant que nous avons distribué la psalmodie des Nocturnes et des Matines, passons à celle des autres Heures.

A Prime, on dira trois psaumes, avec le Gloria à la fin de chacun des trois. Cette Heure a son hymne propre qui suit le verset Deus in adjutorium et précède les psaumes. Ces trois psaumes terminés, on récite une leçon, le verset, le Kyrie eleison, et les prières finales.

A Tierce, Sexte et None, l'œuvre de la Prière se célébrera de la même manière : le verset Deus, l'hymne propre à chaque Heure, trois psaumes, la leçon, le verset, le Kyrie eleison et les prières finales.

Si la communauté est nombreuse, on intercalera des antiennes ; sinon, on psalmodiera tout d'un trait.

L'office de Vêpres se compose de quatre psaumes avec antiennes. Après ces psaumes, on récite une leçon, puis un répons, l'ambrosien, le verset, le cantique de l'Evangile, la litanie, l'Oraison dominicale, enfin les prières de conclusion.

Aux Complies, on chante trois psaumes selon le mode direct, et sans antienne ; puis l'hymne propre à cette Heure, une leçon, le verset, le Kyrie eleison, et sur les prières de la bénédiction on donnera le congé.

18. En quel ordre il faut dire ces Psaumes.

On dit d'abord le verset : Deus in adjutorium meum initende, Domine ad adjuvandum me festina, et le Gloria, puis l'hymne propre à chaque Heure.

A Prime, le dimanche, On dit quatre divisions du psaume cent dix-huit, et aux Heures suivantes, Tierce, Sexte et None, trois autres divisions du même psaume cent dix-huit.

A Prime de la seconde férie, on dit trois psaumes, le premier, le deuxième et le sixième ; et ainsi chaque jour jusqu'au dimanche, on dira à Prime trois psaumes de suite jusqu'au dix-neuvième, en prenant soin toutefois de partager en deux le neuvième et le dix-septième. Il résulte de là que les Vigiles du dimanche commencent toujours par le vingtième.

A Tierce, Sexte et None de la seconde férie, on emploiera les neuf divisions qui restent du psaume cent dix-huit, trois pour chacune de ces Heures.

Le psaume cent dix-huit se trouve ainsi distribué en deux jours, le dimanche et la seconde férie. A partir de la troisième férie, on psalmodiera aux heures de Tierce, Sexte et None, trois psaumes allant du cent dix-neuvième au cent vingt-septième, au total neuf psaumes, lesquels se répéteront aux mêmes Heures tous les jours jusqu'au dimanche, la disposition des hymnes, leçons, versets, restant d'ailleurs invariable toute la semaine, et chaque dimanche on recommencera cette série de psaumes par le cent dix-huitième.

A Vêpres, on chante tous les jours quatre psaumes, que l'on prendra en série depuis le cent neuvième jusqu'au cent quarante-septième, exception faite de ceux qui sont réservés pour d'autres Heures, savoir de cent dix-sept à cent vingt-sept, cent trente-trois et cent quarante-deux. Les autres psaumes de cette suite seront tous assignés aux Vêpres, mais comme il en est trois de moins, il faudra diviser les plus longs, savoir, les psaumes cent trente-huit, cent quarante-trois et cent quarante-quatre. Le cent seizième, qui est très court, s'ajoutera au cent quinzième.

La distribution des psaumes de Vêpres étant ainsi arrêtée, les autres éléments de l'Office, savoir les leçon, répons, hymne, verset, cantique, s'ordonnent de la manière établie ci-dessus.

A Complies, on répète chaque jour les mêmes psaumes : quatre, quatre-vingt-dix et cent trente-trois.

Telle est la répartition de la psalmodie au cours de la journée. Tout ce qui reste du psautier se distribue en parts égales dans les sept Vigiles nocturnes, en prenant soin de diviser les psaumes les plus longs, et d'en compter douze par nuit.

Cette distribution des psaumes peut ne pas être agréée de tout le monde. Si l'on en trouve une meilleure, qu'on en dispose autrement. Qu'il nous soit permis toutefois d'insister pour qu'on veille en tout état de cause à s'acquitter intégralement chaque semaine du chant du psautier de cent cinquante psaumes, et à en reprendre la série à partir des Vigiles du dimanche. Pour des moines, ce serait vraiment faire preuve de beaucoup de nonchalance dans le service qu'ils ont voué à Dieu, que de ne pas chanter, au cours de toute une semaine, le psautier complet avec les cantiques d'usage, alors que nous lisons de nos saints Pères qu'ils remplissaient vaillamment ce devoir en un seul jour. Nous qui n'avons pas une égale ferveur, sachons du moins mener à bonne fin la même tâche dans l'espace d'une semaine entière.

 19. De l'attitude a garder durant la Psalmodie.

Nous savons par la foi que Dieu est partout présent et qu'en tout lieu les yeux du Seigneur observent bons et méchants mais il n'est pas de moment où nous devions en avoir une plus ferme assurance, que lorsque nous assistons à l'Office Divin Aussi aurons-nous toujours en la mémoire la parole du Prophète : "Servez le Seigneur dans la crainte" et "Chantez les psaumes avec une fervente attention." "Je vous louerai, dit-il encore, en présence des Anges." Ne perdons jamais de vue avec qu'elle dignité il faut nous comporter en présence de Dieu et des Anges, et quand nous nous tenons debout à la psalmodie sachons mettre notre âme d'accord avec notre voix.

 20. De la révérence à observer durant la prière.

Si, voulant solliciter quelque faveur des puissants de ce monde, nous n'osons les aborder qu'avec humilité et révérence, à combien plus forte raison, nous adressant au Seigneur Dieu, maître de l'Univers, devons-nous lui présenter nos supplications en toute humilité et conscience de notre intégrale appartenance à Lui. Ce n'est d'ailleurs pas en multipliant les formules, mais seulement par la pureté d'intention et les larmes de la componction qu'on est sûr d'être exaucé. L'oraison, dès lors, sera plutôt brève, afin de rester pure, à moins qu'un sentiment né de la grâce divine ne nous inspire de la prolonger. Toutefois, en communauté la prière sera toujours très courte, et, au signal du supérieur, tous se lèveront en même temps.

 21. Des doyens du monastère.

Si la communauté est assez nombreuse, on choisira quelques frères de bonne réputation et sainte vie pour les établir doyens. Chacun d'eux exercera la surveillance sur sa décanie, en toute conformité aux commandements de Dieu et aux préceptes de son abbé. L'abbé aura soin de n'élire que des frères auxquels il puisse avec sécurité confier une partie de sa charge. Ils ne seront donc pas choisis par ordre d'ancienneté, mais d'après le mérite de la vie et l'aptitude à instruire sagement les autres. S'il arrivait jamais qu'un de ces doyens, gonflé de son importance. s'exposât à de justes reproches, il subira une première, une deuxième et jusqu'à une troisième correction ; s'il refuse de s'amender, qu'on le destitue, et qu'on en désigne un autre capable de le remplacer. La même règle vaut pour le prieur.

 22. Comment les moines se comportent au dortoir.

Chacun aura son lit à part. Une literie conforme à leur genre de vie sera mise à leur usage, comme en disposera l'abbé. Si possible, il n'y aura qu'un seul dortoir mais le grand nombre des frères peut obliger à les grouper par dix ou vingt reposant sous le contrôle des anciens. Dans ce même logis, une chandelle doit brûler sans interruption jusqu'au matin. Les frères dorment vêtus, ceints d'une courroie ou d'une corde, - mais sans garder au flanc leur couteau, qui risquerait de les blesser dans l'abandon du sommeil, - et ils seront ainsi toujours prêts, si bien qu'au signal du réveil, se levant sans retard, ils rivalisent d'empressement pour se rendre à l'Œuvre de Dieu, en toute gravité cependant et sans manquer à la modestie. Les lits des jeunes frères ne seront point rapprochés les uns des autres, mais répartis parmi ceux des anciens ; ainsi, au moment du réveil pour l'Œuvre de Dieu, les uns encourageront discrètement les autres à se lever, ne laissant point d'excuse à ceux qui ont le sommeil lourd.

 23. De l'excommunication pour les coulpes.

Si un frère se montre opiniâtre, s'il s'entête dans la rébellion, l'arrogance, le murmure,
s'il s'insurge contre un précepte quelconque de la sainte Règle ou des anciens, allant jusqu'à afficher son mépris, les supérieurs l'admonesteront en secret, suivant l'avis de Notre Seigneur, et renouvelleront au besoin cet avertissement. S'il refuse de s'amender, on le gourmandera en public, devant tout le monde. Si cela ne suffit pas à le corriger et qu'il comprenne toutefois la gravité de l'excommunication on le soumettra à cette peine.
 Quant aux réfractaires, il resterait à leur infliger les châtiments corporels.

 24. Quelle doit être la mesure de l'excommunication.

Qu'il s'agisse d'excommunication ou de châtiment corporel, la peine doit toujours se proportionner à la nature des fautes. Le jugement à porter sur la malice des fautes est laissé à la discrétion de l'abbé. Disons toutefois que, pour des manquements de moindre gravité, on se bornera à exclure un frère de la participation à la table commune, mais ceci comporte un ensemble de mesures : à l'oratoire, il n'entonnera ni psaume, ni antienne, et ne lira pas de leçon, jusqu'à ce qu'il ait purgé sa peine. Il recevra sa nourriture à l'écart, et seulement après le repas des frères: quand ceux-ci, par exemple, dînent à la sixième heure, lui ne mangera qu'à la neuvième ; Si le repas de communauté est à l'heure de none, il prendra le sien à l'heure de vêpres, et cela, jusqu'à ce qu'il soit quitte de la punition dont la durée est évaluée en fonction de la coulpe.

 25. Des coulpes grièves.

Quant au frère qui aurait à expier une faute plus grave, il sera banni à la fois de la table et de l'oratoire. Aucun des frères ne se mettra en rapport avec lui ni même lui adressera la parole. Il sera seul au travail qui lui est enjoint, et demeurera dans le deuil de la pénitence, méditant avec terreur la sentence prononcée par l'Apôtre : "Cet homme-là est livré à l'exténuation de la chair, afin que l'esprit soit sauve au jour du Seigneur." Il prendra son repas dans la solitude, en la mesure et à l'heure que l'abbé aura jugées bonnes pour lui. Ceux qui le rencontrent ne le salueront pas du Benedicite, et on ne bénira pas non plus la nourriture qu'on lui donne.

 26. De ceux qui, sans l'ordre de l'abbé, ont des rapports avec les excommuniés.

Le frère qui serait assez présomptueux pour oser, sans l'autorisation de l'abbé, entrer en rapports avec un excommunié, soit pour un entretien personnel avec lui, soit pour lui transmettre un message, subira le même sort et tombera sous la même sentence d'excommunication.

 27. Combien l'abbé doit avoir de patience à l'endroit des excommuniés.

L'abbé doit entourer de toute sa sollicitude les frères qui ont failli. Ce sont, en effet, " des malades qui ont besoin de médecin ; les bien portants peuvent s'en passer." Tel un médecin avisé, il recourra donc à toutes les ressources de l'art ; ainsi, il enverra, pour lui tenir compagnie, des "sympectes", c'est-à-dire des frères doués d'expérience et de tact, qui, sans qu'il y paraisse, sachent consoler ce frère chancelant et l'amener à une humble réparation : leurs encouragements l'empêcheront "de s'abîmer dans l'excès de la tristesse." De plus, comme l'ajoute l'Apôtre, ce sera le moment " de redoubler de charité à son égard," et d'unir tous les frères dans la prière pour son salut.

Il faut, en effet, que l'abbé fasse preuve d'une sollicitude extrême, qu'il mette en œuvre tout son savoir-faire, toute sa diligence, pour éviter qu'aucune des ouailles à lui confiées ne se perde. Il ne peut oublier que son rôle est de guérir les infirmes, non d'exercer sa domination sur un troupeau robuste. Et c'est pour lui inspirer une juste crainte, que Dieu lui adresse par le Prophète ces paroles lourdes de menaces : "Ce qui était gras et de belle apparence, vous l'accapariez, et vous rejetiez ce qui était chétif". Qu'il suive plutôt l'exemple émouvant du Bon Pasteur : abandonnant dans les hauts pâturages les quatre-vingt-dix-neuf brebis, il s'en fut à la recherche de l'unique égarée, et eut si grande compassion de sa faiblesse qu'il daigna la charger sur ses épaules sacrées et la reporter ainsi au bercail.

 28. De ceux qui, en dépit de corrections réitérées refuseraient de s'amender.

Si un frère, souvent repris pour quelque faute et même frappé d'excommunication refuse de s'amender, on lui infligera une correction plus sévère, et on en veillera à lui appliquer le châtiment du fouet. Il se peut qu'il ne se rende pas encore, ou même, hélas ! qu'emporté par l'orgueil, il tente de justifier sa conduite. Alors, l'abbé agira une fois de plus en sage médecin : après les fomentations calmantes, le baume des exhortations, les médicaments des divines Ecritures, après un suprême recours au cautère de l'excommunication, et la scarification des verges. Si pour finir il constate que toute son industrie ne prévaut nullement sur le mal, qu'il emploie un dernier remède, plus efficace que tout autre, son intercession personnelle et celle de tous les frères, afin que le Seigneur, à qui tout est possible, rende la santé à ce frère malade. Si cependant cette dernière tentative n'amène pas la guérison, alors, mais alors seulement, l'abbé se servira du fer tranchant et l'expulsera, comme dit l'Apôtre : "Chassez ce pervers du milieu de vous ; " ou encore : " Si l'infidèle veut s'en aller, qu'il parte, " de peur qu'une brebis infectée ne contamine, à elle seule, le troupeau tout entier.

29. Si l'on doit derechef recevoir les frères qui auraient quitté le monastère.

Si un frère a eu le tort de sortir du monastère et qu'il demande à y rentrer, il devra tout d'abord promettre de s'amender du vice qui a provoqué son départ, et il sera reçu au dernier rang. On pourra s'assurer par là de son humilité. S'il part de nouveau, on le recevra encore, et même une troisième fois. Après quoi il est entendu qu'il se verra refuser toute possibilité de retour.
30. De quelle façon seront punis les plus jeunes.

Les différences d'âge et d'intelligence conditionnent des mesures spéciales. Les enfants, les jeunes gens, les esprits bornés sont peu aptes à comprendre la portée de la peine d'excommunication: aussi, lorsqu'ils tombent en faute, on leur infligera des jeûnes sévères, ou on les fustigera d'importance ; c'est le moyen de leur garantir la santé de l'âme.

31. Quel doit être le cellérier du monastère.

Comme cellérier du monastère, on choisira dans la communauté un frère judicieux, mûr de caractère, sobre dans le boire et le manger, qui ne soit ni altier, ni turbulent, un homme incapable de nuire, ni trop lent ni trop prompt à la dépense, mais s'inspirant toujours de la crainte de Dieu, tel, en un mot, qu'il puisse tenir lieu de Père pour toute la famille monastique.

Sa compétence s'étend sur toutes choses, sans s'écarter jamais des ordres de l'abbé, ni manquer d'accomplir ce qui est commandé.

Il ne contristera point les frères. Et si l'un d'eux vient à lui demander ce qui n'est pas raisonnable, qu'il s'abstienne de procédés rebutants et blessants, et représente avec humilité qu'à une requête mal fondée on ne peut raisonnablement satisfaire.

Il veillera sur son âme et gardera toujours à la mémoire cette exhortation de l'Apôtre : " Celui qui aura bien rempli son ministère, méritera de monter au degré supérieur. "

Les malades, les enfants, les hôtes, les pauvres, autant de gens qui relèvent de sa particulière sollicitude. Il peut être certain qu'au jour du jugement compte lui sera demandé de la manière dont il aura traité chacun.

Tous les ustensiles et, dans l'ensemble, tous les biens du monastère, il doit les considérer comme il ferait des vases sacrés de l'autel. Il n'est si petite chose qui ne mérite ses soins. Sans donner dans l'avarice, sans se livrer non plus à une prodigalité ruineuse pour le monastère, il gardera la mesure en toutes choses, et s'en tiendra aux ordres de l'abbé.

Sa première vertu est de rester humble. S'il n'a pas de quoi fournir ce qu'on lui demande, il donnera du moins en réponse une bonne parole, selon l'Ecriture, " une parole bienveillante est encore le plus apprécié des dons. " Il prendra soin de tout ce que lui confiera l'abbé, sans se mêler de ce qui échappe à sa responsabilité. En servant aux frères la portion déterminée, il n'aura pas l'humeur chagrine et ne les fera pas attendre, de peur de leur donner sujet de scandale, se souvenant du châtiment dont le Seigneur menace quiconque aura scandalisé l'un des petits. Si la communauté est nombreuse, on lui donnera des assistants pour le soulager et lui faciliter le paisible accomplissement des devoirs de sa charge. Il faut observer l'horaire convenu tant pour distribuer que pour demander ce qui répond aux besoins de chacun, en sorte que personne ne soit troublé ni contristé dans la maison de Dieu.


32. Des outils et autres objets du monastère.

Tout ce que possède le monastère en fait d'outils, de vêtements, d'objets de toutes sortes, l'abbé, avec prévoyance, en assignera l'entretien et le rangement à autant de frères qu'il faudra, des frères dont la conduite et le caractère lui donnent entière sécurité. De tous ces biens l'abbé tiendra un inventaire, en sorte que, les frères se succédant tour à tour dans les charges qu'il leur confie, il contrôle ce qu'il reçoit de l'un et ce qu'il remet à l'autre. Si quelqu'un traite avec malpropreté ou négligence les choses qui sont à l'usage du monastère, il sera réprimandé ; s'il ne se corrige, il se verra appliquer les pénalités de règle.


Suite !!

 

 

 

 

 

 

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