Rayonnements électromagnétiques.

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Sources de rayonnement électromagnétique

Sources naturelles

Les champs électriques et magnétiques terrestres sont des champs continus générés par les charges électriques présentes dans l'atmosphère (champ électrique), ou par les courants magmatiques, l'activité solaire et atmosphérique (champ magnétique). Ces champs sont de l'ordre de 100-150 V/m pour le champ électrique atmosphérique (il peut atteindre 20 kV/m sous un orage), et environ 40 µT pour le champ magnétique. A cela se rajoutent des champs naturels alternatifs de valeur très faible :  1 mV/m à 50 Hz, 0,013 à 0,017 µT avec des pics à 0,5 µT lors d'orages magnétiques (champs de fréquence supérieure à 100 kHz).

Le rayonnement solaire et stellaire produit des ondes électromagnétiques, relativement très faibles par  rapport au rayonnement artificiel : environ 10 pW/cm².

Les cellules vivantes génèrent des champs électriques et magnétiques très faibles : on observe des niveaux de tension de 10 à 100 mV, 0,1 pT à la surface du corps et dans le cerveau, 50 pT dans le coeur.[1]

Sources artificielles basse fréquence

Les principales sources artificielles de champ électrique et magnétique sont les lignes de transport d’énergie (dont notamment les lignes haute tension), d'une fréquence de 50-60 Hz, mais aussi tout appareil électrique ou électronique (dont notamment les plaques à induction).

Les lignes à hautes tensions et les appareils électriques

La fréquence des champs électromagnétiques émise par les lignes à haute tension (HT) et à très haute tension (THT, jusqu’à 400 000 volts en France) est qualifiée d’ « extrêmement basse fréquence » (EBF/ELF) (50 Hz en France et en Europe, 60 Hz en Amérique du nord).

A proximité immédiate d’une ligne à très haute tension le champ électrique peut atteindre 10kV/m et le champ magnétique plusieurs microteslas. Cette intensité se réduit au fur et à mesure de l’éloignement, à partir de 100 mètres le champ magnétique créé par les lignes est de l’ordre du niveau moyen dans les domiciles.

En effet, les champs électromagnétiques à très basse fréquence sont aussi émis par les appareils électriques et les fils électriques dans les habitations.

Depuis plus de 30 ans des centaines d’études (voir base documentaire[2]) ont été réalisé sur les

 risques des champs électromagnétique EBF.

L’OMS sur la base de ces recherches écarte le lien entre ces lignes et des tumeurs infantiles, des cancers de l’adulte, des troubles cardio-vasculaires, des problèmes immunitaires ou nerveux, les dépressions et les suicides ne seraient pas liés non plus [3]. Pour le cas de la leucémie infantile, l’OMS recommande néanmoins d'appliquer des "mesures de précaution" (ce qui est pour l'OMS différent du principe de précaution) : "A condition de ne pas mettre en péril les bienfaits apportés sur le plan sanitaire, social et économique par l’énergie électrique, la mise en oeuvre de mesures de précaution à très bas coût afin de réduire l’exposition est raisonnable et justifiée" [4]. Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), quant à lui, classe les champs EBF dans sa classification des preuves de cancérogénécité dans la catégorie "Peut-être cancérogène pour l'homme" (classification 2B).
Certaines études épidémiologiques concordantes expliquent ce classement, même si aucune étude biologique n’a pu mettre en évidence une relation de cause à effet. Pour les autres cas, les champs électromagnétique sont dans la classification 3 ("ne peut pas être classé quant à sa cancérogènicité pour l’Homme").
L’OMS invite à continuer la recherche dans ce domaine : "Les pouvoirs publics et l’industrie doivent promouvoir des programmes de recherche visant à réduire l’incertitude des données scientifiques concernant les effets sanitaires de l’exposition aux champs EBF. "

L’étude épidémiologique la plus récente est celle de Gerald Drapper (2005), qui a trouvé une corrélation entre les champs EBF et une augmentation des risques de leucémie chez les enfants dont le lieu de naissance se situe dans un rayon de 200 m autour des lignes THT. Les auteurs eux-mêmes s’interrogent ; Selon eux, il n’existe aucun mécanisme biologique reconnu expliquant ce résultat ; "« en fait, la relation peut être due au hasard ou aux facteurs de confusion »"[5]. Après la publication, Gerald Drapper a confirmé dans un commentaire que la "distribution de nos témoins (/ leucémies) signifie que le hasard doit être plus sérieusement considéré comme explication de nos résultats"[6].

La commission européenne se repose sur un avis de 2007 du Comité scientifique sur les risques émergents et nouvellement identifiés pour la santé (SCENIHR), réactualisé en 2009[7] à partir d'une méta-analyse de plus de 200 nouvelles études scientifiques (sans grand changement de ses conclusions qui jugent peu probable un impact des ondes radiofréquences des téléphones et appareils «sans fil» avec l’augmentation des cancers au sein, mais en reconnaissant le besoin de clarifier les effets de la téléphonie mobile sur le long terme (10 ans et plus) et chez les enfants ainsi que chez les adultes utilisant intensivement ces appareils

Les effets sur la santé des ondes de fréquence intermédiaire, de plus en plus utilisées, notamment dans les portails anti-vol et les détecteurs de métaux, sont encore mal connus. Les ondes à extrêmement basses fréquences, utilisées dans les lignes à haute tension, «pourraient contribuer aux leucémies chez l’enfant», indique le Scenihr conformément à ses conclusions de 2007. En outre, deux récentes études épidémiologiques ont permis d’identifier un lien possible avec la maladie d’Alzheimer. Cependant, ces études épidémiologiques ne sont pas confirmés par les études in vivo et in vitro, pour lesquelles des effets sont montrés, mais à des niveaux d'expositions beaucoup plus élevés[8]

 

Sources artificielles dans le domaine des radiofréquences (9kHz à 300GHz)

Les principales sources de pollution électromagnétiques actuelles sont :

A la suite de développement des télécommunications sans fil, la présence d'ondes électromagnétiques dans l'environnement s'est accrue dans les bandes de fréquences autorisées.

Les équipements électroniques sans émetteur radio, mais aussi les émetteurs en dehors de leurs bandes de fréquences autorisées, produisent des rayonnements électromagnétiques involontaires (parasites). Ceux-ci sont limités par la réglementation de compatibilité électromagnétique, et sont de niveaux beaucoup plus faibles que ceux autorisées pour les émetteurs.

Depuis quelques années persiste une méfiance vis à vis de la téléphonie mobile et des antennes-relais.

L’exposition aux rayonnements électromagnétiques n’est pas le même pour les deux sources. Les téléphones mobiles et les stations de base (antennes-relais) utilisent des radiofréquences (RF) mais représentent des situations différentes.

Le premier a un temps d’exposition et une puissance faible, mais une forte proximité du cerveau, le second a un temps d’exposition permanent et une puissance forte en sortie, mais le champ perd rapidement de sa puissance au fur et à mesure de la distance et des murs d’habitation.

Les études n’ont pour l’instant pas formellement prouvé de risques pour la santé, ainsi en 2001, dans son rapport au directeur général de la santé, le Dr Denis Zmirou souligne[9] "l’absence d’effets sanitaires avérés", en s’appuyant sur l’analyse de plusieurs études internationales. Cette "prudence" est confirmée dans deux autres de ses rapports (2003 et 2005), même s’il souligne les risques induits par une l’utilisation du portable dans de "mauvaises conditions", notamment une qualité de réception médiocre.

Dr. Zmirou considère qu’il y a assez de résultats convergents, pour affirmer qu’un usage intensif et prolongé du téléphone portable, dans de mauvaises conditions de réception, est susceptible d’induire des effets sanitaires sérieux.

En 2004, un groupe d’experts mandatés par l’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), pour analyser les effets biologiques et sanitaires des champs électromagnétiques associés au téléphone mobile, confirme que les rayonnements émis par le portable "ne permettent pas de conclure à leur caractère nocif, en l’état actuel des connaissances"[10]. L’agence ajoutant, "mais la vigilance doit être maintenue et ce sujet nécessite la poursuite de travaux scientifiques".

Pour les antennes-relais l’AFSSET constate que "l’analyse globale des données scientifiques actuelles sur l’exposition aux ondes des stations relais ne révèle aucun risque pour la santé lié aux stations de base de la téléphonie mobile".

Par ailleurs, l’agence annonce manquer de recul nécessaire pour mener une recherche sur des critères indiscutables.

Au niveau international, la recherche dans le domaine se poursuit avec la grande étude lancée en 2001 par l’organisation mondiale de la santé (OMS). Baptisée Interphone[11], cette étude s’intéresse à vérifier l’augmentation des risques de cancer dus aux téléphones mobiles.

L’étude est coordonnée par le CIRC. Elle concerne les utilisateurs de 30 à 59 ans de 13 pays dont la France. Les premiers résultats rendus publics concernant les pays nordiques montrent un coefficient de risque relatif[12] de 1,39 (contre 1 normalement) pour les sujets exposés plus de dix ans à ces ondes, cependant le nombre réduit de cas (77) s’avère trop faible pour délivrer une estimation statistique. En mai 2010, les premiers résultats de l’étude Interphone ont été publiés dans la revue International Journal of Epidemilogy[13]. Portant sur l’observation de 10 700 personnes dans 13 pays, ils concluent qu’ «aucune augmentation du risque de gliome ou de méningiome n’a été observé en relation avec l’utilisation du téléphone mobile. Une augmentation du risque de gliome a été suggéré aux niveaux d’exposition les plus élevés, toutefois des biais et des erreurs empêchent d’établir une interprétation causale. » [14] Toutefois, les chercheurs appellent à la poursuite des recherches sur le sujet.

Effets connus

Effets thermiques

Le rayonnement électromagnétique des micro-ondes et des ondes radio a un effet thermique sur la matière, principalement en surface. 

Ce principe est notamment utilisé dans les fours à micro-

ondes. Ces rayonnements sont essentiellement issus de sources artificielles (télécommunications, radars, fours à micro-ondes, transmission d'énergie). Des sources naturelles telles que le bruit cosmique existent également.

Autres effets

Article connexe : Rayonnement ionisant.
Article connexe : Photochimie.

Un rayonnement électromagnétique est dit ionisant à partir du moment où il possède suffisamment d'énergie pour arracher des électrons aux atomes exposés. C'est le cas pour les rayonnements dans la partie haute du spectre électromagnétique (rayons ultraviolets, rayons X, rayons gamma, rayons cosmiques).

Les effets photochimiques sont causés par l'interaction entre la lumière et la matière.

Les fréquences radio et micro-ondes traitées ici étant inférieures à 300 GHz, les champs électromagnétiques à de telles fréquences n'ont aucun effet ionisant ou photochimique.

Évaluation des risques liés à l’exposition aux champs électromagnétiques

Même si les réglementations en vigueur imposent l'utilisation des appareils électroniques en deçà des effets connus de l'électromagnétisme, tels que l'effet thermique pour les ondes radio et micro-ondes, les dangers d'une exposition pour de faibles puissances ne sont pas à ce jour démontrés scientifiquement. Malgré cela, de nombreuses études de risque ont été lancées afin de déterminer le risque sanitaire ou environnemental des champs électromagnétiques. On distingue les études sur le danger électromagnétique effectuées en laboratoire des études épidémiologiques.

Risques biologiques

Certains craignent [16] que l'exposition chronique des individus ou des fœtus à un champ électromagnétique puisse affecter la santé.

 Notamment sont suspectés l'effet des micro-ondes sur les cellules et d'éventuels effets sur la régulation interne des échanges intra et inter-cellulaires, entre autres régulés par des échanges d'ions, qui comme les influx nerveux font intervenir des phénomènes électriques (différences de potentiel d'énergie au travers des parois cellulaires).

Cancers et effets génétiques

Le rapport no 52 de l'OPECST[17] analyse le résultat des études sur le développement de tumeurs chez l'animal suite à l'exposition en laboratoire aux signaux de téléphonie mobile (exposition corps-entier sur une durée longue, 2 ans) comme négatives. L'effet du rayonnement EM sur la mort cellulaire par apoptose s'est révélée négative[18].

Reproduction et développement

Le rapport no 52 de l'OPECST[17] conclut sur l'absence de risques pour la reproduction. Une étude non confirmée indique cependant un risque six fois plus élevé de mortalité pour des œufs de poules mis en incubation à proximité d'un téléphone portable en tentative de connexion permanente[19].

En 2008, la société de transport d'électricité RTE est condamnée par le tribunal de grande instance de Tulle face à un exploitant agricole, suite à des problèmes sanitaires dans ses élevages bovins et porcins (taux de natalité bas, taux de mortalité infantile élevé), situés à proximité d'une ligne THT 400 kV[20]. La cour d'appel en 2010 donne raison à RTE, considérant qu'"il subsiste des incertitudes notables de telle sorte que, compte tenu de l'ensemble des explications et données fournies, il n'apparaît pas que l'existence d'un lien de causalité soit suffisamment caractérisé"[21].

(Commentaires personnels : Ces champs sont de l'ordre de 100-150 V/m pour le champ électrique atmosphérique (il peut atteindre 20 kV/m sous un orage),

Notons qu'il existe dans certains cas pour les élevages des risques de stress important du fait de la proximité d'un réseau électrique (ligne ou réseau domestique). Ce stress est dû aux décharges électriques provoquées par des courants courant vagabond (ou parasite). Ce risque existe et ne fait pas débat dans la communauté scientifique, des solutions techniques existent d'ailleurs[22].

Système nerveux

Le rapport n°52 de l'OPECST[17] cite des études contradictoires sur la perturbation de certaines fonctions cérébrales humaines (temps de réaction, attention, calcul), et animales (manœuvres d'évitement, altération de l'apprentissage). La mémoire et le sommeil ne seraient pas affectés. Des études sur l'animal indiquent une possible « perméabilisation des vaisseaux sanguins du cerveau », pouvant conduire des personnes prédisposées à des crises de migraine[23].

Cependant une étude de chercheurs allemands citée par la CSC[24] montre que le fait de placer un téléphone portable à 40 cm de la tête de sujets endormis entraîne « une diminution du sommeil paradoxal, ce qui est négatif pour la santé ».

Système cardiovasculaire

D'après le rapport n°52 de l'OPECST[17], les études sur les effets des téléphones portables sur le système cardiovasculaire humain ou animal (pression artérielle, rythme cardiaque) se sont révélées négatives. Toutefois les personnes équipés d'un stimulateur cardiaque électronique sont concernées par les effets de la pollution électromagnétique sur les équipements électroniques.

Système immunitaire et endocrinien

D'après le rapport n°52 de l'OPECST[17], le rayonnement des téléphones portables n'a pas d'effet significatif sur ces parties du corps.

Maladies, infections

En juillet 2007, une étude de l'Imperial Center for Environmental Policy[25] suggère une influence des champs électriques sur les risques de maladies respiratoires (asthme) ou infectieuses (allergènes, bactériennes ou virales). Les chercheurs pensent qu'un champ électrique pourrait favoriser la déposition des microparticules de l'air ambiant dans les poumons et dans les cheveux par effet électrostatique. Cette étude est en attente de validation, notamment sur les organismes humains.

Risques sanitaires

  • Juin 2001 : L'Organisation mondiale de la santé (WHO), en charge de la coordination mondiale des recherches sur les effets des champs électromagnétiques (EMF)[26], publie en juin 2001 une évaluation de son agence CIRC, classifiant les champs électromagnétiques de très basses fréquences comme « peut-être cancérogènes pour l'homme » (groupe 2B)[27].
  •  
  • Les spécialistes se sont fondés sur des études épidémiologiques indiquant un taux de 1.7 à 2 fois plus élevé de leucémie de l'enfant dans le cas d'exposition longue à un champ magnétique moyen supérieur à un seuil de 0,3 à 0,4 µT[28], sans pour autant exclure la possibilité d'autres explications.
  • En novembre 2002, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) publie le rapport n° 52 sur l'incidence éventuelle de la téléphonie mobile sur la santé[17]. Concernant le risque accru de cancer par les téléphones mobiles, le rapport indique que huit études n'ont pas eu de résultats significatifs, et que des études du groupe Hardell ont eu un résultat positif, mais sont sujettes à controverse de par leur méthodologie (p. 32 du rapport). Concernant le risque accru de cancer par les stations de base, les études sont considérées comme délicates du fait de nombreux paramètres en jeu, des études en Grande-Bretagne et en Australie ont eu un résultat positif sur le risque de leucémies des enfants à proximité de stations de télévision et de radio, mais non reproductibles sur toutes les stations. Le rapport conclut à l'absence de preuves.
  • Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) est en charge d'une étude globale Interphone sur le développement de tumeurs chez les personnes ayant utilisé un téléphone portable intensivement durant les 5 à 10 dernières années[29]. Les premiers résultats (2004-2006) ne concluent pas à un lien entre le téléphone portable et le développement de gliomes[30]. Un doute a cependant été émis concernant les résultats à long terme (> 10 ans)[31].
  • Au printemps 2003 puis en juin 2007, l'Office fédéral suisse de l'environnement (OFEV, ex OFEFP) publie un état des lieux des recherches menées sur les rayonnements non ionisants à haute fréquence de faible intensité[32],[33]. Le rapport se fonde sur 200 études scientifiques, et classifie les effets biologiques suivant leur existence et leur importance pour la santé. L'analyse montre une insuffisance des données scientifiques dans le domaine des intensités faibles. Toutefois des résultats provisoires se dégagent : la possibilité d'un risque accru de tumeurs au cerveau par l'utilisation de téléphones mobiles (puissance de 20 mW-2 W/kg), bien qu'aucune étude concluante ne concerne les stations de base de téléphonie mobile, la possibilité d'une modification passagère ou durable du matériel génétique de certaines cellules (puissance de 0,3 W/kg, conséquences inconnues pour le fonctionnement des cellules). L'analyse insiste sur les problèmes inhérents aux études épidémiologiques lancées jusqu'en 2007 : absence d'établissement d'un lien causal entre les effets observés et les rayonnements EM, choix des échantillons de la population et des méthodes de recherche, pas d'évaluation de l'exposition quotidienne de la population, peu d'études à long terme. La conclusion de l'étude indique qu'aucun élément scientifique ne peut remettre en cause les valeurs limites de l'ICNIRP, ni que ces valeurs constituent une protection suffisante pour la population. L'OFEV préconise le maintien du principe de précaution et d'accentuer la recherche.
  • Le rapport Bioinitiative[34] paru le 31 août 2007, confirme la nocivité des émissions "type téléphonie mobile" (téléphone portable, antennes relais GSM, UMTS, ondes Wifi, WiMAX, Bluetooth, téléphone sans fil DECT...) pour la santé. Publié par le BIOINITIATIVE WORKING GROUP, groupe d'experts indépendants, le rapport est validé et soutenu par l’Agence Européenne de l’Environnement[35] et le Parlement Européen[36].
  •  
  • Ce rapport est contesté par certaines agences, telles que EMF-Net, Danish National Board of Health, l'Office Fédéral Allemand de Radioprotection, le Conseil de Santé des Pays-Bas et surtout pour le conflit d'intérêt patent de son principal éditeur et auteur dans le marché de "l'atténuation" des champs électromagnétiques[37]. Ce rapport est très médiatisé car utilisé comme base "scientifique" principale pour les associations militantes[38],[39].

Risques liés aux dysfonctionnements d'appareils électroniques

La pollution électromagnétique a des effets sur le fonctionnement des appareils électroniques. Des règles et techniques permettent d'assurer le bon fonctionnement des appareils dans leur milieu : la compatibilité électromagnétique.

Ce risque appliqué aux dispositifs électro-médicaux de maintien de vie, ou aux dispositifs électroniques de sécurité (thermostats, détecteurs de fermeture…) est mentionné par des organismes officiels français : La fondation Santé et Radiofréquence[40], et par les parlementaires de l'OPECST dans un rapport de juillet 2006[41].

Utiliser ce type d’appareils, dans un environnement dont les niveaux de perturbations dépassent ce que peut supporter l’appareil, fait courir un grand risque à son utilisateur [42].

Les risques environnementaux sur la faune

L'épidémiologiste américain George Carlo, membre de l'initiative Safe Wireless Initiative et d'autres, craignent que les champs électromagnétiques artificiels soient - pour partie au moins - à l'origine de la disparition des abeilles constatée simultanément sur plusieurs continents et depuis quelques années (d'autres hypothèses, qui ne sont pas incompatibles avec celle-ci ont été évoquées ; pesticides, virus, pollens de plantes OGM sécrétant du Bt qui affecterait l'immunité des abeilles, etc.). Le « syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles » semble correspondre à une incapacité des abeilles à retrouver leur colonie et non directement lié à l'importance de l'exposition à des pesticides. Il s'est développé au même rythme que celui de la téléphonie mobile[43]. L'expérience d'un apiculteur suisse révèlerait que la population des ruches aurait été décimée après une exposition de 12 colonies d'abeilles à une distance de 200 m d'une antenne relais de l'entreprise de téléphonie mobile Swisscom. La moitié des abeilles présentes au début de l'expérience seraient mortes. Une étude du Centre Agroscope de Posieux mentionne l'absence de lien entre la mort des abeilles et les antennes relais en général[44].

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Orage_magn%C3%A9tique

Les différents types

  • L'orage à début brusque (SSC : Storm Sudden Commencement) qui touche toutes les latitudes, plus intense pendant les maxima du cycle solaire et suivant les éruptions solaires (chromosphériques) de quelques dizaines d'heures, il est accompagné d'une intense émission de rayons ultraviolets affectant les couches ionosphériques D et E, s'ajoutant à des averses de protons rapides ;
  • 
  • l'orage à début progressif : d'intensité moyenne, aux conséquences plus localisées et se produisant souvent avec une certaine régularité correspondant à la période de rotation du Soleil sur lui-même.
  • 

La surveillance de l'activité solaire peut aider à prédire certaines perturbations dans la propagation des ondes dont les conséquences peuvent être graves pour les télécommunications, ainsi que l'incidence de ces orages sur la distribution de l'énergie électrique. En 1965, une énorme panne de courant avait plongé les habitants du continent Nord-Américain dans l’obscurité, soit 30 millions de personnes sur 200 000 km2. En 1989, c’est une panne de même origine qui a touché 6 millions de personnes au Québec [1] ; de plus les aurores polaires produites par cet orage furent visibles jusqu'au Texas [2].

Suite !!

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