Quelques faits intéressants ?? Quelques exemples de mystiques persécutées par le démon

 

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De quelques exemples de mystiques persécutés par le démon

Message par MichelT le Sam 9 Oct - 2:48

De quelques exemples de mystiques persécutés par le démon

a)Le Père Jean Joseph Gassner 1727- 1779
.
.Il fut incontestablement le prêtre le plus célèbre de sa génération. Il fut ordonné en 1750. Peu de temps plus tard, il commença à souffrir de troubles inexpliqués : céphalées, vertiges, Ces troubles survenaient particulièrement pendant la Messe. Il décida de pratiquer sur lui l'exorcisme, ce qui lui permit de recouvrer la santé. Ce cas vaut d'être signalé par son originalité. En 1758, il décida donc de se spécialiser dans le ministère d'exorcisme. En quelques mois il accomplit un nombre de guérisons considérable. Les exorcismes étaient publics ce qui augmenta sa notoriété, notamment auprès de personnages puissants comme l'évêque Fugger de Ratisbonne. Mesmer attribua beaucoup de ses guérisons au magnétisme.

b)Le curé d'Ars 1786 -1859

Tout le monde à en mémoire les sévices dont fut victime Saint Jean Marie Vianney (1786-1859), autrement dit le curé d'Ars, qui deviendra en quelque sorte le modèle des prêtres. Devant les cas de possession qui lui était soumis, il répondait souvent: "il y a un peu de folie un peu de grappin". Ce grappin, surnom donné au démon se manifesta durant trente cinq ans dans son presbytère par diverses tracasseries. Chaque nuit, la poignée de porte était agitée, on entendait les rideaux se déchirer, des cris retentissaient. Les témoins ont été effrayés Au cours de l'hiver 1824 1825, selon le chanoine Trochu qui se fit le biographe du curé d'Ars, on put entendre dans le Presbytère de véritables meuglements et rugissements. Des langues de feu apparurent sur les murs. Un tableau représentant l'annonciation fut maculé de boue à plusieurs reprises. Le lit du curé brûla sans explication valable. Des objets se déplacèrent sans être mus par des mains humaines. Le médecin psychiatre Alain Assailly a pu se poser la question de savoir si le curé d'Ars était doué de facultés médiumniques. Le curé d'Ars guérit des possédés sans recourir à l'exorcisme mais par la simple puissance de la prière. Il bénéficia cependant d'une autorisation spéciale d'exorciser conférée par son évêque, Monseigneur Devie. Un jour le démon se manifesta par un incendie. Nous consacrerons un chapitre à la démonologie dans ses rapports avec l'action sur les éléments. Le saint curé ne s'y trompa point et vit dans cet incendie une future moisson d'âmes. Il est aussi intéressant de signaler que le curé d'Ars admettait que le démon pouvait se présenter à tel ou tel de ses paroissiens sous une apparence humaine. Il révéla ainsi à une de ses pénitentes qu'elle avait rencontré le démon lors d'un bal.

c)Soeur Marie de Jésus Crucifié (1846- 1878)

.Un cas de moniale victime des sévices du démon est moins connu. Il est pourtant fort spectaculaire. C'est celui de sainte Marie de Jésus Crucifié (1846 -1878 ) Mariam Baouardy , carmélite de Palestine qui naquit dans une famille grecque catholique. Elle mènera une vie aventureuse qui la conduira en Egypte au Liban puis en France. Elle se fera religieuse chez les sœurs de Saint Joseph de l'Apparition ou elle recevra les stigmates puis partira fonder un carmel à Mangalore en Inde puis un autre carmel à Bethléem. Elle connut de nombreux phénomènes mystiques : prophéties, visions, guérisons miraculeuses, bilocations, lévitations, transverbérations . Elle vécut des périodes de possession par le Démon. Ces manifestations se produisirent en particulier au carmel de Pau ou elle se mit à parler un langage inconnu :"le Konkani" et connut la tentation du blasphème et divers obsessions accompagnées d'une impulsion suicidaire. Sa possession dura quarante jours et elle se manifestera par intermittence tout au long de sa vie.

d)Saint Jean Bosco (1815- 1888)

Saint Jean Bosco (1815-1888) fut par exemple en février et mars 1862 victime de persécutions diaboliques. Durant des nuits d'insomnie, il entendait des coups de marteau sous son oreiller, voyait sa table de travail s'élever toute seule, ou avait l'impression qu'une main invisible passait une plume sous son nez. Il eut une vision du démon et son lit fut soulevé à bonne hauteur pour retomber avec violence.

e)Le Père Lamy (- 1892)

Le comte Paul Biver a écrit un livre sur le curé Lamy , qui mena une vie sainte à la Courneuve prés de Paris et mourut en 1931.Paul Biver ,licencié es sciences n'était pas homme à se laisser abuser. On lui doit un ouvrage intitulé " Apôtre et mystique le Père Lamy". Cet humble prêtre eut des apparitions du démon et déclara :"on n'a qu'a voir le diable pour deviner toute sa puissance" puissance que précisément, selon lui, Bernanos sous-estima dans son roman pourtant magistral "sous le soleil de Satan" Le Père Lamy s'entretenait avec les anges fidèles et les anges déchus. Un jour il insulta Lucifer par ces mots : ah! La sale bête! Saint Gabriel le reprit:" n'oubliez pas que c'est un archange! ".

f)Sainte Gemma Galgani (1878- 1903)

Cette jeune fille d'une beauté angélique naquit en Italie où son père exerçait la profession de pharmacien. Elle perdit sa mère à sept ans et son frère séminariste en 1894. Elle fut atteinte d'une maladie de l'épine dorsale qui la faisait atrocement souffrir. Malgré cela, elle se livra à l'oraison perpétuelle. Elle fit la connaissance d'un Père Passionniste : Germanisé Ruopollo. En 1901, elle entreprit son autobiographie. En 1902, elle s'offrit en victime pour le salut du monde. Elle commença alors à vivre en recluse tout de noir vêtue. Elle connut de nombreux phénomènes mystiques: stigmatisation, locutions du Christ ou de la Vierge et subit de multiples sévices diaboliques. Au Sanctuaire de Montligeon dans le Perche, cette sainte est particulièrement vénérée par une communauté de religieuses Passionnistes à vocation charismatique. Une des sœurs a pour nom " Sœur Gemma".

g)Marie Julie Jahenny (1850 1941)

Marie Julie Jahenny vécut au hameau de la Fraudais prés de Blain (du dieu celtique Belenus) en Loire Atlantique. Nous eûmes la chance de visiter sa maison en 1977. Un prêtre, un peu en rupture avec l'évêque du lieu bien qu'il utilisât la liturgie de Paul VI, le Père Bourcier vivait à cet endroit qu'il avait restauré en aménageant notamment un chemin de Croix dans le jardin de la maison. En 1873, Marie Julie Jahenny, fut guérie miraculeusement et soudainement d'un cancer à l'estomac. Elle bénéficia d'apparitions de la Sainte Vierge qui lui demanda de se faire victime et de recevoir les cinq plaies qui lui seront conférées par le Christ au cours d'une vision. Désormais, chaque vendredi, elle revivra la Passion. Le 24 décembre 1875, elle entamera un jeune de cinq ans. A partir de 1880, elle perd l'usage de la parole qu'elle ne retrouvera que lors des extases. Son histoire nous a été transmise grâce en partie au marquis de la Franquerie, historien légitimiste. Pierre Roberdel a publié de nombreux ouvrages à son sujet, dont nous fîmes d'ailleurs l'acquisition auprès du Père Bourcier avec le plus grand intérêt. Dans ces livres, il est questions des messages et des prophéties reçues, qui sont d'ailleurs fort troublantes mais aussi des sévices démoniaques qu'elle dut subir. Saint Raphaël se présenta à elle en lui offrant une goutte du sang du Christdans une fiole. L'odeur qui s'en dégageait était infecte. Il s'agissait bien sur du démon déguisé en ange de lumière selon l'expression de Saint Paul. Elle appelle le démon "Quéquét". Elle eut aussi des visions étranges de montres qui étaient probablement là encore des démons.

h)Soeur Yvonne Aimée de Jésus (1901 1951)

Yvonne Beauvais est connue sous le nom de sœur Yvonne Aimée de Jésus. Elle devint augustine à Malestroit dans le centre de la Bretagne. Les abbés Labutte et Laurentin nous ont livré sa biographie. Elle possédait des charismes stupéfiants dont celui de bilocation. Les manifestations diaboliques abondent dans sa vie.. Le dossier contient un millier de pages qui ont été confiées à un exorciste expérimenté. .Le Père de Tonquédec, exorciste à l'archevêché de Paris, grand philosophe et grand intellectuel, ne sut pas toujours lui venir en aide à bon escient. Pourtant les sévices du démon étaient évidents. Ainsi, des témoins ont vu l'impact des coups et blessures que le démon lui infligeait se former sous leurs yeux. Elle fut très malade dans sa jeunesse et subit une scarlatine et une paratyphoïde très grave. Le 11 juin 1922, fête de la Trinité, elle eut l'impression d'un embrasement mystique. Sur l'ordre de son directeur de conscience, le père Crété, elle rédigea un journal de 1922 à 1929 dans lequel elle fait part des charismes stupéfiants dont elle est bénéficiaire et particulièrement celui de bilocation. Elle biloquait pour aller chercher des hosties qui avaient été subtilisées dans un but de profanation et parfois par des prêtres sataniques. Il arrivait que ce soit un ange, nommé Lumen, qui les lui amena. Un de ses biographes le Père Labutte fut ainsi témoin de la matérialisation d'une hostie sur une branche d'arbre. Les faits ont été photographiés et ces documents ont été publiés dans une monumentale biographie de cette sœur. Nous eûmes l'occasion , mon épouse et moi de nous rendre sur les lieux de ce phénomène qui nous fut raconté par l'une des quelques religieuses qui habitent ce domaine, ancienne propriété du Père Labutte. L'impression fut plus que troublante……. (comme à Dozulé ???)

i)Le Padre Pio( 1887- 1968) ( A l'époque où j'écrivis ce texte, il n'était pas encore canonisé.)

Parmi les grands mystiques thaumaturges de notre époque, l'un des plus célèbres et à juste titre est aujourd'hui le Padre Pio. De nombreuses biographies lui ont été consacrées surtout depuis sa canonisation. Le livre qu'a écrit le professeur Lesourd à son sujet est ancien (éditions France Empire 1970). Il n'en est pas moins très intéressant et contient de nombreux témoignages que nous retrouvons aussi chez Maria Winowska, Ennemond Boniface ou Joachim Bouflet. On sait maintenant que la vie du Padre Pio qui fut favorisé de grâces mystiques absolument extraordinaires fut aussi un combat contre le démon. Dans la préface de son ouvrage, le professeur Lesourd écrit que " par son sacrifice et le sacrement de pénitence qu'il distribua, il fut un perpétuel rappel que l'humanité ne serait sauvée que grâce à la vertu et aux souffrances de quelques êtres exceptionnels." L'enfance du Padre Pio fut marquée par la maladie, les fièvres .Il pleurait sans cesse la nuit et d'énervement son père, qui n'était portant pas un méchant homme, le jeta sur le sol alors qu'il n'était qu'un bébé. A partir de ce moment, il ne pleura plus mais on peut penser qu'il éprouvât un sérieux traumatisme. Il entra chez les capucins en 1903 et fut ordonné prêtre en 1910. Au mois de septembre de la même année, il ressentit les stigmates invisibles. Ses mains, ses pieds, son coté sont marqués par des plaies .De surcroît, il est atteint de la tuberculose. Satan commence à le battre à mort chaque jour à l'exception du mercredi. Il efface l'écriture d'une lettre, fait une énorme tache sur une autre missive importante. La nuit, le Padre Pio est arraché de son lit pour être molesté sérieusement. Le matin, les frères découvrent ses draps inondés de sang. Il est intéressant de noter que les fréres, eux mêmes s entendaient presque chaque soir de fortes détonations provenant de la cellule du Padre. Certains pensaient à l'interventions d'un esprit et d'autres à la simple manifestation de forces électromagnétiques. (Des détonations se produisent aussi lors d'apparitions mariales) La terreur finit par régner dans le couvent. Un évêque en visite fut effrayé et partit précipitamment sans rien tenter. Chaque pièce du bâtiment fut exorcisée et le Padre Pio avoua que les détonations marquaient la fin de la lutte avec un démon de laquelle il sortait en sueur et épuisé. Pour combattre le démon, qu'il appelait Barbe Bleue, le Padre avait recours au chapelet et il était aussi gratifié de dialogues avec Jésus dans le paradis, ainsi que de l'assistance de la Vierge Marie et du " petit ange" que l'on suppose être son ange gardien. . Nous avons son témoignage concernant une nuit de juin 1912 où il fut éprouvé de 10 heures du soir à cinq heures du matin:" Quand cette brute s'en alla ,le froid m'envahit de la tête aux pieds . Je tremblais comme un roseau exposé à un vent impétueux. Cela dura environ deux heures, du sang sortit de ma bouche. A la fin vint le petit enfant Jésus à qui je dis de vouloir faire seulement sa volonté. Il me consola et me remit des souffrances de la nuit. Oh! Mon Dieu, comme battait mon cœur, comme mes joues étaient en feu auprès de ce céleste enfant...Si je pouvais avoir des ailes, je voudrais à tous dire à haute voix, je voudrais hurler : Aimez Jésus qui est digne d'Amour." Le Padre Pio vint pour la première fois à San Giovanni Rotondo en juillet 1916 dans la province de Fogia. Il est curieux de considérer que cette localité se trouve à proximité du Monte Gargano où l'archange Saint Michel apparut pour la deuxième fois le 8 mai 480. Sa première apparition remarquée dans l'histoire chrétienne fut celle à l'empereur Constantin à qui il prescrivit de placer la croix sur le labarum des ses armées. On connaît les charismes fort étonnants du Padre Pio, communs à de nombreux saints il est vrai, dont nous avons des illustrations par d'innombrables faits: guérisons, émissions de parfums, bilocation, lecture dans la pensée et les cœurs, voyance, dons, des larmes, prophéties. Le Père Jean Derobert ( victime d'un phénomène fort étrange de nos jours???)qui a bien connu le Padre, et en a écrit une biographie, nous a laissé le récit d'un exorcisme: nous avons trouvé une sorte d'enfant loup qui courait la campagne et hurlait comme un animal. Il était âgé d'à peu prés 18 ou 20" ans. Il était appuyé à l'un des piliers de l'Eglise regardant fixement devant lui. A quelques pas, à genoux une paysanne de la région vêtue de noir, le visage baigné de larmes : sa mère. Elle nous demanda de bien vouloir conduire son fils à Padre Pio. Je conduisis le jeune homme grognant et hurlant à la sacristie……..Le visage du Père se glaça. Il se mit à tancer vertement Satan qu'il appelait par son nom, tandis que lorsqu'il s'adressait à l'homme lui même, il devenait beaucoup plus doux. Finalement, Il traça sur lui une large bénédiction sans le toucher et s'en alla. Dans l'après midi nous apprenons que le fameux possédé s'est enfui tout seul en direction de Foggia. La mère totalement affolée fait venir Padre Pio qui la rassure: "Demain il sera là ! Le lendemain le Père Derobert doit servir la messe du Padre. A 4H45, le Padre, accompagné d'une foule qui lui fait escorte, monte vers l'église en pataugeant dans la neige. Etrangement il conduit le possédé de la veille. La stupeur est grande chez le prêtre français lorsque, arrivé dans l'Eglise, il constate que le Padre Pio est déjà arrivé .Alors il comprend qu'il a vu le Padre Pio en bilocation, avec d'ailleurs le visage un peu tuméfié, résultat de son combat contre le démon. Les démons se livraient envers le Padre Pio à toute sorte de maléfices: Son verre d'eau se changeait en verre d'encre. Un texte écrit s'effaçait mystérieusement..
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j) Marthe Robin 1901 1981

Le médecin neuropsychiatre Jean Assailly nous a donné une étude scientifique très précise sur le cas de Marthe Robin. Il a été témoin en personne des brutalités incroyables du démon. En 1953 il se trouvait à Chateauneuf avec le Père Finet et Marthe lorsque:" elle a eu comme un râle et a été projetée sur sa gauche comme si une main invisible lui tenait le cou. Sa tête venait heurter et à coups redoublés contre le petit meuble qui se trouvait là. J'ai fait d'instinct ce que beaucoup d'autres auraient fait à ma place. J'ai plongé en essayant de lui tenir les épaules et en disant : Père, il va la tuer !"
 

k). Madame " R" ( Rolande) ( 1911 2000)

L'abbé Laurentin nous a donné à lire l'histoire de Rolande, ( Rolande Lefefvre) dans " la passion de Madame R, journal d'une mystique assiégée par le démon". Ce journal est d'une lecture passionnante et poignante. Cette personne se situe dans les classes moyennes de la sainteté, les braves gens qui resteront toujours inconnus et ne seront jamais canonisés, nous dit l'abbé Laurentin dans sa préface.L'histoire de Rolande est pourtant stupéfiante à plus d'un titre. Après la mort de sa mère, elle fut, toute jeune enfant persécutée par la seconde femme de son père qui par exemple l'enfermait à la cave des journées entières. Elle est assaillie par des tentations suicidaires, frappée d'une maladie de cœur dont elle guérira miraculeusement à Lourdes. Cette maladie avivera d'ailleurs sa sensibilité et son anxiété. Elle se marie en 1939 et connaît une nuit spirituelle qui durera 16 ans. Elle aura trois enfants. Une de ses petites-filles sera atteinte d'un cancer au cerveau. Le livre du Père Marie Eugène, "Je veux voir Dieu" (livre de référence des mystiques catholiques contemporains) vont lui permettre de mieux comprendre les étapes de sa vie spirituelle. Elle parviendra en 1972 dans les sixièmes demeures (voir infra la description des demeures mystiques de sainte Thérèse d'Avila) mais sera la proie d'attaques démoniaques incroyables se manifestant par des crises de diarrhées, quoiqu'elle soit inédique, des sensations de froid intense, des pertes de mémoire, des tentations suicidaires, des crises violentes de désespoir. Il est à noter que l'inédie de Rolande a été contrôlée scientifiquement et de façon très rigoureuses, notamment sous la direction du professer Bour à l'hôtel Dieu. Les sévices démoniaques sont absolument stupéfiants. Elle est littéralement obsédée et l'abbé Laurentin préfère employer l'expression "assiégée". Elle fera l'expérience de l'union transformante, des septièmes demeures du château de l'âme. Après ce mariage spirituel, elle reçoit la mission de tout donner à Dieu pour la sainteté des prêtres, qui sont d'ailleurs les cibles privilégiées du démon. L'abbé Laurentin explique que devenant leur bouclier, elle se voit aussi chargée de leurs fardeaux. Les souffrances physiques vont l'accabler. Durant trois ans, elle connaîtra maladie du cœur, de la thyroïde, tuberculose ganglionnaire Elle ne pourra plus vivre que dans un fauteuil ou allongée. Dieu lui demande deux ans après le mariage spirituel de ne plus manger ni boire ni absorber le moindre médicament. C'est alors que le démon va particulièrement se déchaîner. Nous sommes en 1975 et deux ans plus tard Rolande sera stigmatisée, le vendredi saint 8 avril 1977 exactement. Il faut remarquer que "l'union transformante " qui est en quelque sorte le sommet de la vie mystique, est aussi marquée par les assauts du démon. Rolande écrit dans son journal: le démon est autour de moi, je ne le vois pas, mais je le sens. .Ces manifestations démoniaques seront jugulées avec l'aide d'un prêtre exorciste qui a d'ailleurs eu l'amabilité de nous procurer son témoignage sur cette affaire et bien d'autres. Le document est des plus intéressants et nous allons détailler quelques manifestations du démon. Rolande eut une enfance particulièrement malheureuse et déjà on peut s'interroger sur la cruauté de sa belle mère. Dieu pourtant est avec elle .Un jour, alors qu'elle se prépare à sa première communion, elle aperçoit le Christ dans l'hostie .Les attaques démoniaques se manifesteront surtout lors de la période de jeune total. Elle entend des ricanements et croit perdre la raison.. Bien qu'elle n'absorbe aucune nourriture, et ce malgré de multiples tentations, elle connaît des diarrhées continuelles. Elle se rend à la messe en automobile. Avec son mari, et elle doit se munir d'un seau hygiénique. Jésus lui, donne une connaissance profonde de son amour mais dans le même temps le démon suscite en elle un sentiment de déréliction totale. Parfois un sommeil brutal la saisit à la messe au moment de la consécration. Elle passe de longues heures en oraison, approche rend le mystère de la passion du Christ mais perçoit que le démon veut lui arracher son âme. Les manifestations ne sont sans doute pas extrêmement spectaculaires comme pour d'autres mystiques dont nous parlons au cours de cet ouvrage, comme celles qui éprouva Marie Thérèse Noblet par exemple. Elles n'en sont pas moins troublantes. Rolande connaît des crises de vomissements alors qu'elle ne mange rien. Elle découvre par un curieux hasard des médicaments coupe faim qui seront une occasion de tentation. Les exorcismes lui apporteront le soulagement, notamment dans ses épreuves spirituelles, ses sentiments d'extrême indignité. La lecture du livre paru aux éditions Plon et intitulé " La passion de madame R" est poignante et constitue un document de premier ordre pour l'étude de l'action du démon que tous les hommes rencontrent dans leur vie.

Source: Les prolegomenes de l`occulte

 

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