Mont Thabor

 http://www.moinillon.net/post/2007/08/21/colonne-de-feu-sur-le-Mont-Thabor

colonne de feu sur le Mont Thabor

 

Comme indiqué dans un billet précédent, la nuit de la fête de la Transfiguration du Seigneur, des nuées apparaissent chaque année sur le Mont Thabor.
Cette année, une des moniales est parvenue à photographier une colonne de feu miraculeusement dressée dans le ciel.

Thabor-colonne-601
© photo : ig. Moïsseia

La présence d'un tel miracle ce jour-là incite à réfléchir sur la diversité des calendriers liturgiques.

Commentaires

1. Le mercredi 22 août 2007, 20:30 par Higoumène Georges

Ces miracles faits d'une effusion de lumière, ou d'une suavité qui s'exhale devant une icône, sont toujours très beaux : cette colonne de lumière aperçue le jour de la Transfiguration, élève l'âme, assurément. Le Seigneur encourage et affermit le cœur des croyants de l'Eglise de Jérusalem, Eglise fréquemment éprouvée. Et pour cela, Il fait un miracle visible le jour où l'Eglise de Jérusalem célèbre cette lumineuse fête de la Transfiguration. Quant à dire que le Créateur se préoccupe réellement de questions de calendriers, rien n'est moins sûr... Gardons-nous de projeter dans le ciel nos préoccupations très humaines.

http://www.moinillon.net/post/2007/08/20/la-Transfiguration-en-Terre-Sainte

Cette année, nos sœurs ont vu beaucoup de nuages dont trois au-dessus de l'église (3 kouchtchi) desquels sortaient des piliers de feu (comme le feu sacré à Pâques). Une de nos sœurs a pris des photos sur lesquelles on y voit nuage et feu. »

D'autres sœurs se sont rendues au mont Thabor le dimanche après-midi, elles chantent l'office du dimanche soir après avoir pris la bénédiction du patriarche de Jérusalem
(photo ci-dessus).
Thabor2007-2373
Merci à matouchka pour les photos !

Le mont Thabor, ou mont Tabor, ((he) הר תבור) est l'un des monts les plus célèbres de Galilée, en Israël.

Géographie

Du haut de ses 588 mètres, le mont Tabor domine les vallées alentour. Le voyageur Green le décrit ainsi, lors de son périple en 1854 : « Le Tabor ressemble à un autel surélevé, que Dieu aurait construit en son propre honneur. De par sa forme particulière et sa situation, il semble déclamer de toute sa puissance un chant pétri de sensibilité. Tous ceux qui s'en approchent sont soudain envoûtés. »

Le mont Tabor, surplombant les environs, est largement mentionné dans les écrits saints (Jérémie 46/18), (Psaumes 88/13).

Historique

Durant son histoire, le mont Tabor a rarement été occupé. Il revêt cependant une importance stratégique et religieuse. Les témoignages historiques y font peu allusion, mais son nom est toujours lié à des évènements dramatiques et décisifs, tantôt relatifs aux guerres, tantôt aux religions. Ainsi en est-il aux époques du Premier et du Second Temple, ainsi qu'à celles byzantine et croisée dont les Hospitaliers tiennent la forteresse de 1255 à 1263[1]. Les étonnants vestiges archéologiques découverts en son sommet sont eux aussi de nature ou religieuse, ou stratégique, et parmi eux, des églises, des monastères et des fortifications. On ne retrouve, par contre, aucun reste d'habitation.

Le mont Tabor est mentionné dans les trois principales religions monothéistes.

Tradition juive

Dans la bénédiction que prodigue Moïse à Zabulon et Issachar (Deutéronome 33/19), allusion est faite au mont Tabor, qui représente aux yeux des tribus alentours un lieu saint (Juges 4). Il semblerait que le mont Tabor soit déjà vénéré par les Cananéens. À l'époque du Second Temple, on allumait des feux sur le sommet du mont, afin d'annoncer les débuts de mois et les jours de fêtes.

Dans la tradition rabbinique, le mont Tabor a été épargné du Déluge.

Tradition chrétienne

Dans la tradition chrétienne, le mont Tabor est lié au lieu de la Transfiguration. Bien qu'il ne soit pas mentionné dans le Nouveau Testament, le mont Tabor est lié à l'évènement depuis les temps anciens, et l'on trouve, en son sommet, plusieurs vestiges d'églises. Le mont Tabor fut occupé par un nombre non négligeable de moines et d'ermites.

Après la destruction des lieux saints chrétiens du mont au XIIIe siècle, ce dernier est déserté, mais les fidèles continuent, au fil des années, d'y monter, et c'est au milieu des ruines qu'ils viennent se rappeler le miracle de la Transfiguration, fêtée le 6 août. Au XIXe siècle, des moines franciscains prennent possession des lieux, où ils construisent un monastère, auquel, en 1919, s'ajoutera la construction de la basilique actuelle.

À partir de l'époque byzantine, et jusqu'à nos jours, le mont Tabor devient un lieu important de pèlerinage, malgré les dangers et les difficultés auxquels sont confrontés les pèlerins, suivant les périodes. Outre le côté religieux, bon nombre de touristes visitent le lieu pour admirer le panorama.

Dans la liturgie catholique, l'autel du Saint-Sacrement est associé au mont Thabor.

 

a basilique de la Transfiguration

La basilique actuelle est construite par les Franciscains entre les années 1919 et 1924, d'après les plans de l'architecte italien Antonio Barluzzi. Ce dernier s'inspire des édifices religieux chrétiens que l'on trouve dans le Nord de la Syrie.

La basilique est composée d'une nef centrale et de deux allées latérales, et est construite sur le tracé des vestiges de l'église de l'époque croisée, bâti par le prince de Galilée Tancrède. La charpente est faite en bois de pin.

Le jour qui s'infiltre à l'intérieur de l'église est là pour rappeler la lumière divine qui entoure Jésus au moment de la Transfiguration, comme il est écrit dans les Évangiles (Matthieu 16/2). Du fait des conditions climatiques et de l'humidité présentes au sommet du mont Tabor, le toit a été recouvert d'une couche d'étain.

La mosaïque centrale, œuvre de l'artiste Vilani, représente Jésus entre Moïse et Élie, face à trois de ses disciples. L'architecte a inséré la construction de la basilique moderne dans les vestiges des constructions antérieures. Les deux tours surmontant l'entrée sont elles aussi construites sur les restes de deux chapelles de l'époque médiévale, chacune d'elles symbolisant Moïse et Élie ; dans la première, sur la gauche, est représenté Moïse tenant les Tables de la Loi sur le mont Sinaï ; dans la seconde, à droite, on voit représenté le prophète Élie lors de sa confrontation avec les disciples du dieu Baal sur le mont Carmel.

À l'entrée, recouvertes aujourd'hui d'une grille, on remarque des marches creusées dans la roche, qui, à l'époque croisée, menaient à la crypte, sur les murs de laquelle on a retrouvé des inscriptions en grec et le dessin de croix.

 

Autres vestiges

Les ruines situées de chaque côté du chemin menant à l'entrée de la basilique sont les vestiges du monastère St Salvador, construit à l'époque croisée par les moines bénédictins, en 1101. Il est difficile aujourd'hui de dater l'ensemble des vestiges.

Le monastère situé sur le mont Tabor est construit en 1873. Il abrite les chambres des moines franciscains, ainsi qu'une salle à manger commune réservée aux pèlerins. Des terrasses latérales, à l'extérieur de la basilique, on peut admirer le panorama sur la vallée de Jezreel, la vallée du Jourdain, les montagnes de Samarie et le mont Carmel.

Au Sud de la basilique on retrouve quelques rares vestiges de l'époque de la grande révolte des Juifs contre les Romains.

Outre la basilique catholique romaine, le mont Tabor est également surmonté d'une église orthodoxe, construite elle aussi sur des vestiges de l'époque croisée. D'après les témoignages historiques, on sait que les Bénédictins de l'époque médiévale cohabitaient avec une communauté grecque catholique. Au nord-ouest de l'église orthodoxe, on trouve une grotte que la tradition lie à la rencontre entre Abraham et le roi Melchisédech.

 

Suite !! 

 

 

 

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