Marie des Vallées ??

 

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Un jour, MARIE DES VALLEES vit le Péché sous la figure d’un serpent dont le corps faisait un triple tour (le péché des prêtres, celui des chefs d'Etat, et celui du peuple) qui se mordait la queue, c'est-à-dire qui se détruisait lui-même.



Notre-Seigneur dit à MARIE DES VALLEES :



«Va-t'en dire une chose trois fois triste. Ce sont, dit-II, ces paroles :



Spiritus Domini replevit orbem terrarum, ce qui s'entend du temps où le Saint-Esprit mettra le feu de l'Amour divin par toute la terre et qu'il fera son déluge. Car il y a trois déluges, qui sont tous trois tristes et qui sont envoyés pour détruire le péché. Le premier déluge est celui du Père Eternel, qui a été un déluge d'eau, le second est celui du Fils qui a été un déluge de sang ; le troisième est celui du Saint-Esprit qui sera un déluge de feu. Mais il sera aussi triste que les autres puisqu'il trouvera beaucoup de résistance et quantité de bois vert qui sera difficile à brûler. Deux sont passés, mais le troisième reste ; et comme les deux premiers ont été prédits longtemps avant qu'ils n'arrivassent, ainsi en sera-t-il du dernier dont Dieu seul connaît présentement le temps»

(Irmgard Hausmann : «Marie des Vallées, âme expiatrice pour le temps de la conversion générale», pp. 26-29).

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 MARIE DES VALLES naquit à Saint Sauveur-Lendelin, le 15 février 1590, de parents honnêtes, mais pauvres et ignorants.



Dieu qui voulait faire en elle et par elle de grandes choses, la prévint de ses dons et se fit Lui-même «son maître, son directeur et son protecteur». Il lui donna dès sa plus tendre enfance un très grand désir de faire toujours sa très Adorable Volonté.




Il lui inspira aussi une dévotion singulière pour la Très Sainte Vierge, une ardente charité pour son prochain, une affection exquise pour la pureté, une haine indicible pour les honneurs du monde, un attrait extraordinaire pour l'humilité et l'abjection.



Elle fit très tôt, dès l'âge de sept ou huit ans, sa première communion et elle manifesta des ardeurs de séraphin pour la Sainte Eucharistie qu'elle reçut dès lors très souvent et dont la privation lui sera un jour plus cruelle que toutes les peines de l'enfer. Elle reçut en même temps le Sacrement de confirmation. Enrichie des dons du Saint Esprit,



«éclairée, dit-elle, par les sept belles lumières qui descendirent dans son âme, elle envisagea la Sainte Volonté de Dieu par laquelle toutes choses sont sagement conduites, et elle eut une forte pensée de se donner tout à elle afin qu'elle la conduisit en la manière qui lui serait plus agréable».



Elle grandit en âge, en force, en sagesse, en vertus devant Dieu et devant les hommes, souvent visitée par Notre-Seigneur et sa Sainte Mère, accompagnés ou précédés des anges. Sa conversation était toujours dans les cieux ou avec les habitants des cieux».

EPREUVES


Mais déjà elle a un rôle providentiel à tenir : celui de victime aimante et volontaire ; Dieu Lui-même l'y a préparée. Cette jeune fille qui bientôt dans ses élans d'amour s'écrira avec l'apôtre :



«Non, je ne vis plus, c'est Jésus-Christ qui vit en moi



- Je suis attachée à la Croix avec le Christ ; j'achève de souffrir, en mon corps, ce qui manque à la Passion de mon Jésus»,



il faut que dès maintenant elle puisse dire en toute vérité comme le sauveur du monde :



«Je suis pauvre et dans les peines dès ma tendre jeunesse».



On s'apperçut bientôt que la Croix et les épreuves de toutes sortes lui étaient destinées. Son père étant mort et sa mère s'étant remariée, elle fut, dès l'âge de quatorze ans, en butte aux plus horribles traitements et jetée dans la misère et les privations, au milieu desquelles elle ne cessait de prier pour ceux qui la faisaient souffrir.

Comme les libertins et les sorciers, nombreux dans le pays, causaient la perte des âmes, elle demanda à son Céleste Epoux, que toute leur rage et malignité tombât sur elle, afin de garantir ses compagnes des effets de leurs maléfices. Elle s'offrit à souffrir tous les tourments possibles pour exterminer le péché en ce monde et arracher les âmes à l'enfer.



Elle fut terriblement exaucée et tout le reste de sa vie ne fut qu'un tourment perpétue ou plutôt une participation mystérieuse à la Passion de l'Homme-Dieu «fait maédiction à cause de nos pêchés».



A l'âge de dix-neuf ans, à la suite d'un maléfice qui lui fut jeté, elle fut frappée d'un mal étrange. On essaya d'abord tous les remèdes humains, mais en vain. On reconnut bientôt qu'elle avait été mise sous la domination des démons qui, malgré des exorcismes réitérés, firent subir à l'innocente victime toutes sortes de peines et de vexations. Pendant cinq ans, elle fut travaillée par un grand nombre de maléfices diaboliques que lui jetaient ses ennemis et «qui, dit-elle, remplissaient et emposonnaient son sang, ses veines, son coeur et ses sens, de fureur et de rage et qui la faisaient étrangement souffrir dans toutes les parties de son corps.



Par contre, durant tout ce temps, elle était conduite de Dieu par une voie de grandes consolations. Elle assistait au plus grand nombre de messes possibles. Le divin Crucifié se montrait à elle tel qu'il était au Calvaire avec



«les cinq belles fontaines de sang qui coulaient de ses cinq plaies» ;



son chef tout percé d'épines ; le sang coulant de tous côtés sur sa face adorable et de ses cheveux tous couverts de boue et de crachats, son humanité sainte, toute baignée de sang, son coeur percé, tout rempli d'un amour infini pour sonPère éternel et d'une charité incomparable pour les hommes».



A la communion, la divine victime descendait de sa Croix, de l'autel jusque dans son coeur, et l'heureuse épouse sortait de la Table Sainte tellement enflammée, embrasée et enivrée de l'amour de Dieu, tellement ravie et transportée, hors d'elle-même par l'abondance des douceurs et consolations célestes, que rien n'était capable de la distraire ni de la divertir un moment.



«D'une communion à l'autre, elle jouissait pleinement des fruits du divin sacrement, ressentant un amour très pur pour Dieu, une grande charité pour son prochain, un zèle très ardent pour le salut des âmes, un parfait mépris d'elle-même, un entier détachement de toutes choses. Notre Seigneur résidait toujours dans son coeur comme si elle avait communié continuellement :



«Je le vois en moi, disait-elle, crucifié, tout déchiré, couvert de plaies, environné des bourreaux qui le tourmentent».



«Son esprit était ainsi perpétuellement appliqué par l'Esprit de Dieu à la contemplation des mystères de la Passion de Notre Seigneur, et cette contemplation la faisait fondre en larmes, allumait en son coeur des désirs enflammés de souffrir pour son amour, de coopérer avec Lui au salut des âmes, la mettait dans des ravissements dont la durée était quelquefois de huit jours, pendant lesquels elle ne mangeait ni ne buvait presque point, parce qu'elle était privée de l'usage de ses sens».



Mais elle sentait dans son coeur des désirs de plus en plus enflammés de souffrir pour les âmes :



«Mes frères, disait-elle à Notre-Seigneur, ont mérité des peines éternelles : je m'offre à vous pour souffrir ces peines dans le temps, afin qu'ils en soient délivrés pendant l'éternité. Je vous demande mes frères qui se perdent».



Elle fut exaucée. Comme SAINTE THERESE, SAINTE MADELEINE DE PAZZI et plusieurs autres saints personnages, elle fut «sans savoir de quelle manière» transportée en esprit au fond des enfers et pendant plus de quatre ans souffrit dans sou âme et dans ses sens les tourments des damnés. Elle raconte ce qu'elle y a vu et expérimenté, eu assurant cependant «que tout ce qu'elle peut dire n'est rien en comparaison de la réalité».


«En cette année 1641, au mois d'août, écrit-il, dans son Mémorial, Dieu me fit une des plus grandes faveurs que j'ai jamais reçues de son infinie bonté, car ce fut en ce temps que j'eus le bonheur de commencer à connaître la SOEUR MARIE DES VALLES par laquelle sa divine Majesté m'a fait un très grand nombre de grâces signalée»



Et, en effet, MARIE DES VALLES fut dès lors pour lui l'instrument de grâces signalées : elle eut à lui révéler «de la part de Jésus et de Marie des secrets que leur amour ne leur permettait plus de retenir». Elle fut souvent l'interprète des volontés du Ciel. Avant de jeter les fondements de sa Congrégation, il pria MARIE DES VALLES de recommander cette affaire à Dieu.



«J'en reçus, dit-il, cette réponse de Notre-Seigneur que l'établissement que je projetais lui était très agréable, que c'était Lui-même qui l'avait inspiré». Il en fut de même pour l'ordre qu'il rêvait pour le salut des pauvres filles en danger de se perdre, et qui s'est si providentiellement répandu dans le monde entier, sous le nom de NOTRE-DAME DE CHARITE DU REFUGE ou du BON PASTEUR. MARIE DES VALLES soutint le fondateur de ses prières et de ses aumônes et l'encouragea dans ses moments d'obscurité en lui faisant prophétiquement connaître les desseins de Dieu. Ce fut par son entremise et sur les indications de la Sainte Vierge que fut arrêté le costume des soeurs.



Le saint missionnaire appelait souvent MARIE DES VALLES pour l'associer à ses travaux apostoliques. Sa présence était pour lui un gage de succès et de bénédiction. Des conversions sans nombre, de vocations remarquables, des grâces de toutes sortes furent attribuées à ses prières et à ses mérites.



La «SAINTE DE COUTANCES» avait reçu dès sa tendre jeunesse des communications ineffables sur les SAINTS COEURS DE JESUS ET MARIE, dont celle-ci fui obligée par Dieu Lui-même, de faire part à son saint directeur. Le divin Sauveur lui avait donné à maintes reprises le baiser de son humanité souffrante, lui avait communiqué les douleurs de ses cinq plaies, lui avait fait don de sa couronne d'épines, et fait avec elle l'échange de son Coeur divin. Le 8 février 1652, en la fête du Saint Coeur de Marie, Notre-Seigneur tirant de sa poitrine son Sacré-Coeur environnné de flammes, renouvela ce don de son Coeur à son humble Epouse. Il l'assura aussi que c'était Lui-même qui avait inspiré la fête «de son Coeur qui ne fait qu'un avec celui de sa Mère» qu'elle serait un jour célébrée dans l'univers entier comme une seconde fête du Saint-Sacrement et qu'il châtierait ceux qui s'y opposeraient.



On fit à la Soeur Marie l'honneur de poser la première pierre de la première chapelle dédiée au Saint Coeur de Marie (chapelle du Lycée actuel), le 3 juillet 1652, et de nommer la première cloche avec le pieux Monsieur de BERNIERES.

MARIE DES VALLES eut toujours pour la Sainte Vierge une dévotion extraordinaire : elle en reçut les faveurs les plus ineffables. Elle l'honorait particulièrement par le saint Rosaire pour lequel elle avait un attrait irrésistible : «C'est, disait-elle, la prière de tous, la prière des pauvres et des ignorants, mais elle contient tous les trésors de la science et de la sagesse de Dieu, tout ce qu'il y a de plus saint et de plus agréable à Dieu au ciel et sur la terre. Aussi si je n'avais qu'une demi-heure à vivre, et qu'il fût en mon choix de l'employer à ce que je voudrais, je remploierais à dire mon Rosaire»



Elle se prosternait souvent devant l'autel de NOTRE-DAME DU PUITS, à la Cathédrale. Elle assistait à toutes les messes qui s'y célébraient en l'honneur de l'immaculée-Conception. Elle adressait ses requêtes et la Reine du Ciel répondait à la confiance de sa servante en lui accordant les lumières et les grâces sollicitées.



Elle se rendait aussi souvent à la petite CHAPELLE DE LA ROQUELLE, dédiée à l'Annonciation, pour demander de saints prêtres pour l'Eglise.



Au cours de sa vie, elle fit de nombreux pèlerinages au Mont Saint-Michel, à la Délivrance, à Alleaume et autres sanctuaires vénérés. Des personnes de haute piété tenaient à l'accompagner. On venait de fort loin se recommander à ses prières ou recourir à ses lumières. Elle lisait dans les consciences ; elle discernait les vocations ; connaissait l'état des âmes après leur mort. Elle fit plusieurs prophéties remarquables que les événements confirmèrent ; opéra des prodiges, des guérisons nombreuses.



Pendant les dernières années de sa vie, des phénomènes mystiques marquèrent sa haute sainteté, et sa réputation s'étendit fort loin, jusqu'au Canada.




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