Les 70 sages juifs !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Septante

De quoi était fait le culte synagogal ?

D'une lecture tirée du Tanakh en hébreu, d'une traduction souvent paraphrastique dans la langue vernaculaire (quand la langue vernaculaire est l'araméen, on nomme cela un Targoum) parfois accompagnée d'un commentaire et d'une prédication. On pense que la traduction de la Septante fut précédée de Targoumim grecs. Nombre d'immigrants juifs ne connaissaient plus l'hébreu, et souhaitaient lire leurs textes sacrés dans leur langue quotidienne, l'araméen. Seul le grec pouvait être une langue sacrée à côté de l'hébreu, tant était grand le prestige des philosophies et sciences grecques. Une traduction unifiée fut probablement [2] faite à la demande du souverain lagide Ptolémée II, soucieux de connaître les règles des divers peuples qui lui étaient assujettis, dans le cadre d'une réorganisation du royaume. La Septante fut surtout un élément de sauvegarde, mais aussi d'évolution, de l'identité juive dans la culture grecque. Ce double aspect est mis en évidence par la célèbre allusion du Talmud (Traité Scribes chapitre 1, lois 7) : "On raconte que cinq anciens traduisirent la Torah en grec pour le roi Ptolémée, et ce jour fut aussi grave pour Israël que le jour du veau d’or, car la Torah ne put être traduite convenablement. On raconte également que le roi Ptolémée rassembla 72 anciens, il les plaça dans 72 maisons, sans leur révéler l’objet de ce rassemblement. Il vint voir chacun et leur dit : « Ecrivez-moi la Torah de Moïse votre maître (en grec) ». L’Omniprésent inspira chacun, et ils traduisirent de la même manière".

Sur quels textes fut unifiée la Septante ? [modifier]

La traduction se poursuivit pendant deux ou trois siècles. Une école de traducteurs s'occupa du Psautier, à Alexandrie, vers 185 avant J.-C. ; ils entreprirent ensuite Ézéchiel, les douze « petits prophètes » et Jérémie. Ils s'occupèrent alors des livres historiques (Josué, Juges, Rois), et enfin Isaïe.

Les autres livres, Daniel, Job, et Siracide furent traduits vers 150 avant J.-C. et l'on hésite sur le lieu de traduction.

On situe en Israël, au premier siècle de l'ère chrétienne, la traduction du Cantique des Cantiques, des Lamentations, du Livre de Ruth et d'Esther, puis celle de l'Ecclésiaste, probablement par Aquila.

On étendit le nom de Septante à des livres non reçus dans le judaïsme en terre d’Israël ou composés directement en grec comme la Sagesse, les compléments à Esther, à Jérémie ou à Daniel.

Les premiers traducteurs grecs disposaient de textes hébreux purement consonantiques et mutliples ; ce qui explique, en partie, les différences entre la Septante et les multiples versions des textes originaux.

 

La diversité des conceptions de Dieu

Il serait bien plus significatif de se poser des questions sur le passage d'une langue ancienne à une langue moderne, qui conduit à l'abandon d'une partie du champ sémantique ou à la recréation d'un autre champ sémantique. Les problèmes de traduction posés par le passage d'une langue sémitique à la langue grecque sont bien plus divers. Qu'on songe à la diversité des désignations du divin dans la Bible hébraïque : El, Eloah, Elohim, El Shadday, Sabaoth dont certaines ne trouvent aucune solution satisfaisante ou qui sont banalisés, lors du passage en grec par theos, le dieu, n'importe lequel, kurios, seigneur ou pantokrâtor, tout puissant. Le chaos initial, vide et désert (tohu wa bohu) devient la matière invisible et inorganisée des philosophes ; le souffle divin devient pneuma qui peut nommer le vent mais qui est aussi une composante de l'âme humaine (différent de nephesh qui représente une réalité supérieure au corps, mais inférieure à l'âme: même la matière inerte est dotée d'un nephesh qui peut être considéré comme tout ce qui lui permet d'exister).

 

Livres supplémentaires 

Initialement la Septante était constituée des rouleaux de la Loi de Moïse (Torah ou Pentateuque du grec Pentateuchos : « cinq rouleaux ») qui furent traduits de l'hébreu au début du IIIe siècle avant Jésus-Christ.

Puis au cours des trois siècles suivants et jusqu'au début de l'ère chrétienne, d'autres œuvres juives écrites directement en grec ou préservées seulement dans leur version grecque, y ont été ajoutées.

La Septante contient donc plus de livres que ceux de la liste canonique du judaïsme et du protestantisme qui ont pour référence la Bible hébraïque issue du texte massorétique et qui fut compilé, publié et distribué par un groupe de Juifs appelés les Massorètes, entre le VIIe et le Xe siècle.

Cependant ces livres supplémentaires (deutérocanoniques ou Apocryphes), n'en sont pas moins importants dans l'histoire du judaïsme et utiles pour comprendre les idées juives au moment où vécut Jésus-Christ et où va naître la religion nouvelle.

 

Commentaires personnels : Le Livre Ouvert de la 6ème trompette de l'Apocalypse de Saint Jean, a été révélé à partir de la Bible grecque comme Yahweh m'a guidée de le faire !

Le Tétragramme

Le nom du Dieu d'Israël et de Juda apparaît plus de 7 000 fois dans la Bible hébraïque sous la forme du Tétragramme יהוה, c'est-à-dire YHWH[1]. Ce nom est aussi attesté, sous une forme incomplète (Jah), dans un grand nombre d'anthroponymes. Il provient de la racine hébraïque HWH/HYH, verbe qui signifie « être » ou "devenir".

Dans le judaïsme, le Tétragramme ne doit pas être prononcé, par respect pour le Nom divin. Pour le christianisme, la question de la transcription s'est posée. En effet, l'écriture sémitique est, à l'origine, purement consonantique et plusieurs hypothèses ont été proposées pour reconstituer les voyelles du Tétragramme. Une prononciation du Tétragramme reconstituée à partir des transcriptions grecques de Gesenius a conduit à lire Yahwêh. Cette transcription a été abandonnée en 2008 par l'Église catholique, à la fois par respect envers le judaïsme, par souci des règles philologiques et par conformité à la tradition instaurée par la Vulgate[2], où Jérôme de Stridon traduit « YHWH » par une périphrase : « le Seigneur » (Dominus)[3]. Une autre hypothèse, jusqu'au XIXe siècle, a donné le mot Jéhovah. Elle n'a plus cours aujourd'hui, pour des raisons philologiques, et n'est plus utilisée que par les Témoins de Jéhovah[4] ou plus rarement chez les mormons.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Noms_de_Dieu

 

Autres noms

Le Dieu de la Bible hébraïque porte différents noms, moins fréquents que le Tétragramme. Les deux plus connus sont « Adonaï » et « Elohim ». « Adonaï » est un pluriel de Adon, avec un suffixe possessif de la 1re personne du singulier : « mon Seigneur »[1]. « Elohim », cité plus de 2 500 fois, est un pluriel de majesté du nom « Eloah », qui vient lui-même du nom « El »[5]. Celui-ci correspond au « nom donné par l'ensemble des Sémites à la divinité en général et au Dieu suprême en particulier[5] ». Dieu est aussi appelé « Shaddaï » plus de 300 fois, et ce terme semble signifier « de la montagne[6] ». Il est également « le Saint », « le Rocher », « l'Éternel »[1]...

Dieu

Le Nouveau Testament, en grec, emploie le mot Θεος (Théos) pour désigner Dieu, parallèlement au mot Κυριος (Kurios), traduit en français par « Seigneur ». Les deux vocables s’appliquent à Dieu ainsi qu'à Jésus de Nazareth, dans les deux cas avec ou sans article (Ac 14. 15 ; Jn 1. 1 ; Jn 20. 28).

 

Islam

Article détaillé : Noms d'Allah en islam.

Dans la tradition musulmane, Allah possède 99 attributs qui servent à le désigner.

Suite !!

 

 

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×