Le Mont Palatin !

 

Le Mont Palatin (Mons Palatinum en latin, Monte Palatino en italien) est une des sept collines de Rome. Quadrilatère irrégulier d'environ 2 kilomètres de circonférence et d'une altitude de 70 mètres, le Palatin est constitué de deux sommets : le Germal à l'ouest et le Palatual à l'est, et occupait une position centrale dans l'ancienne Rome. Elle donne sur le Forum Romanum au nord et sur le Circus Maximus au sud.

Sous l'Empire, le Palatin fut occupé par d'imposantes demeures construites pour les empereurs, ce qui a donné naissance au mot "palais". Leurs ruines occupent aujourd'hui une grande partie de la colline.

Le Palatin et la fondation de Rome

Selon la mythologie romaine, la fondation de Rome trouve son origine sur le mont Palatin. En effet, la légende nous dit que c'est sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis) situé devant l'entrée de la grotte du Lupercale qui se trouve au pied de la colline (dont la découverte a été annoncée en novembre 2007), que Romulus et Remus furent découverts par la louve qui les nourrit. Le berger Faustulus trouva ensuite les deux enfants dans la grotte et, avec sa femme, Acca Larentia, les éleva. Plus tard, c'est sur cette même colline que Romulus décida de fonder la ville. Il s'agit de l'une des parties les plus anciennes de la cité.

Il faut également noter l'existence dans la mythologie romaine d'une autre légende (citée par Tite Live [1]) selon laquelle le nom de la colline trouverait son origine dans une ville baptisée Pallantium qui aurait été fondée sur celle-ci par le roi Évandre, venu d'Arcadie en Grèce, et serait donc à l'origine de la ville de Rome.

Quoi qu'il en soit, des fouilles récentes ont démontré qu'une population italique vivait déjà à cet endroit au Xe siècle av. J.-C. : découverte des fondations de deux villages (qui se fédérèrent par la suite) sur chacun des sommets du Palatin, ainsi que la présence d’une tombe à urne d’incinération entre ces deux groupes de cabanes permettant de supposer l’existence d’un espace dégagé entre ces deux établissements, probablement une nécropole (les rites funéraires se déroulaient alors en dehors des groupes d'habitations).

 

Le Palatin sous la République

Sous la République, le Palatin était recouvert par les résidences des patriciens et des plus aisés des membres de l'ordre des chevaliers. On y voit encore les ruines de la demeure d'Auguste sur le versant nord et entre autres les ruines d'une domus dont on présume qu'elle serait celle de Cicéron.

Les Résidences impériales

Les empereurs de Rome bâtirent leurs palais sur le mont Palatin. Les ruines des palais d'Auguste, de Tibère et le palais des Sévères, entamé par Septime Sévère et agrandi par Héliogabale peuvent encore être visitées.

Le mont Palatin vu du Circus Maximus
Le Stadio de la Domus Augustana

 Tout au long du Ier siècle, le Circus Maximus est en travaux pour modernisation, mais aussi pour réparer les dégâts occasionnés par plusieurs incendies. Vers 10, l'empereur Auguste fait ériger le premier obélisque de l'hippodrome. Cet obélisque de Ramsès II d'Héliopolis en Égypte est aujourd'hui à nouveau érigé sur la piazza del Popolo. Le Circus Maximus contenait vers le Ier siècle ap. J.-C. jusqu’à 150 000 spectateurs. Un grand portique à 3 étages supportait les gradins où deux loges spéciales furent aménagées : une pour l’empereur et une autre réservée au mécène qui finançait les jeux. Au milieu du Ier siècle, l'empereur Claude fut le premier à bâtir partiellement les tribunes en pierre. Néron protégea les spectateurs des bêtes sauvages par une barre ronde continue de bois, couverte d'ivoire, ne laissant aucune prise aux animaux. En 64, le grand incendie de Rome se déclenche dans les boutiques du Palatin attenantes au cirque. Il ravagea entièrement le cirque, et les gradins et tribunes furent reconstruits entièrement en pierre et en marbre. En 81, le Sénat fit construire une voûte triple honorant l'empereur Titus : Arc de Titus. À la fin du Ier siècle, l'empereur Domitien relia son nouveau palais sur le mont Palatin au cirque pour que la famille impériale puisse regarder les courses depuis le palais.

Un obélisque (nom masculin, du grec ὀϐελίσκος (obeliskos), « brochette à rôtir »[1]) est un monument monolithe élevé, utilisé notamment dans l'architecture sacrée de l'Égypte antique.

Égypte

Benben est le nom égyptien désignant l'obélisque. D'après les Héliopolitains, Atoum- se serait manifesté sous cette forme pour la première fois et l'obélisque serait un rayon de soleil figé. C'est certainement selon cette symbolique que le pyramidion était recouvert de feuille d'or.

On a retrouvé la trace d'une cinquantaine d'obélisques au moins, dont la plupart se sont conservés ou ont été restaurés ; ces monolithes ont souvent été déplacés et ce depuis l'Antiquité, d'abord par les pharaons eux-mêmes (voir l'exemple de Tanis) puis par les souverains lagides pour orner leurs monuments alexandrins et enfin, emportés hors d'Égypte comme trophées par les empereurs romains. Au XIXe siècle le gouvernement égyptien offrit aux grandes capitales du monde certains de ces colosses de pierre qui ornent désormais de célèbres places ou des parcs.

Héliopolis (la ville du Soleil, aujourd'hui arabe Aîn-ech-Chams (l'Œil du Soleil)) est le nom donné par les Grecs à la ville antique de Onou (ou Onou-Iounou) dans le delta du Nil

Métropole religieuse de l'Ancien Empire

Ville solaire, on y adorait des divinités liées au Soleil :

C'est ici qu'était vénérée la sainte ennéade, ou assemblée des neuf dieux issus de Rê qui symbolisaient la création du monde :

De nombreuses mythologies découlèrent de cette cosmogonie dont celle d'Aset (Isis) et Ausare (Osiris), de Seth et Hor (Horus), de Sekhmet, l'Œil de Rê, etc.

La ville était également le siège d'un culte d'Hathor, Dame du Sycomore, et c'est à Onou qu'au milieu d'un bois sacré se trouvait le légendaire perséa sacré sur les fruits duquel Djehouty (Thot) inscrivait les noms de chaque souverain, héritier du trône d'Horus.

À l'Ancien Empire, le culte de Rê entra probablement en concurrence avec celui du dieu Ptah adoré dans la ville voisine de Memphis et dont le culte est attesté dès la période thinite. En effet les premières dynasties royales qui suivaient selon le mythe les ancêtres divins sur le trône d'Horus, choisirent pour nécropole le site de Saqqarah voisin de la cité du dieu Ptah et ce jusqu'à la IIIe dynastie, définissant du même coup l'emplacement de la résidence royale des premiers temps.

Le temple de Rê

De cette cité sacrée, la troisième ville du pays après Ouaset, (Thèbes) et Men-Nefer (Memphis), décrite par Hérodote comme des plus savantes, avec son grand temple dédié au Soleil et ses quartiers pour les prêtres, il ne reste plus rien sauf une partie du tracé de l'enceinte du principal sanctuaire et un obélisque de Senousert Ier (Sésostris Ier) de la XIIe dynastie du Moyen Empire qui marquait sans doute avec d'autres l'entrée d'un des principaux temples.

De nombreux obélisques ornaient donc ces monuments, mais ils furent systématiquement arrachés du sol pour orner les grandes villes grecques et romaines. On les a retrouvés et à nouveau érigés à Alexandrie, Rome, Constantinople, etc. En tout ce sont au moins six obélisques de grandes tailles qui ornent actuellement les places et parcs de l'Europe et d'ailleurs et qui viennent des temples solaires.

Ainsi à Alexandrie, les « aiguilles de Cléopâtre » qui marquaient à l'époque romaine l'entrée du Cæsarium, étaient deux obélisques de Thoutmôsis III provenant d'Héliopolis. Ils sont aujourd'hui à Londres et à New York. Un autre obélisque d'une hauteur de plus de 23 mètres datant de Séthi Ier est à Rome et se trouve actuellement sur la Piazza del Popolo.

Description de l'Égypte : Aiguille de Cléopâtre - Alexandrie

Ramsès II acheva la décoration de l'obélisque et fit ériger de nombreux monuments dans l'enceinte de Rê avec leurs obélisques dont au moins trois furent ramenés à Rome.

L'un d'eux se trouve maintenant en face du Palazzo Pitti à Florence tandis que les deux autres sont encore à Rome (un premier sur la Piazza della Rotunda et le second sur la viale delle Terme) comme celui de Néferibrê Psammétique II de la XXVIe dynastie que l'on peut admirer sur la place du Palazzo Montecitorio.

Benben dans la mythologie égyptienne héliopolitaine représente le tertre qui émergea de Noun, l'océan primordial, et sur lequel le soleil apparut pour la première fois.

La pierre benben désigne quant à elle la pierre sacrée du temple solaire d'Héliopolis. Benben est souvent citée comme étant l'endroit où vit l'oiseau Bénou, l'incarnation de l'âme de .

Le mot benben, dérivé de la racine wbn « s'élever en brillant », désigne également les obélisques.

 

Liste d'obélisques égyptiens par ordre chronologique

L'aiguille de Cléopâtre (obélisque de Thoutmosis III), au bord de la Tamise, à Londres.
  • obélisque de Pépi Ier à Héliopolis ; premier obélisque monolithe connu, actuellement fragmentaire, ses restes sont visibles sur le site ;
  • obélisque de Ramsès II, achevé par Mérenptah puis Séthi II dit « obélisque de Berlin », où il était conservé (Berlin, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung) ; provenance : Athribis ; aujourd'hui au musée archéologique de Poznań en Pologne ;
  • obélisque de Séthi II à Karnak, allée des sphinx du temple d'Amon ;

Liste d'obélisques égyptiens classés par lieux actuels

Égypte

Karnak

 

Louxor

Héliopolis
Alexandrie
Le Caire
Tanis

Italie

C'est en Italie que l'on trouve le plus grand nombre d'obélisques en provenance d'Égypte, avec plus d'une quinzaine importés à Rome. À la fin du XVIe siècle, le pape Sixte V les fit réériger pour baliser un pèlerinage dans Rome, en les surmontant d'une croix chrétienne et d'autres ornements.

À Rome

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

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