Dieu lunaire !

 

Dans la mythologie égyptienne, Thot est le nom grec de Djehouti, le dieu lunaire de Khemenou (Hermopolis Magna) en Moyenne-Égypte.

Représenté comme un ibis au plumage blanc et noir ou comme un babouin, Thot capte la lumière de la lune, dont il régit les cycles, à tel point qu'il fut surnommé « le seigneur du temps ».

Un texte d'Edfou relate sa naissance :

« Au sein de l'océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l'existence. Ils firent apparaître un lotus d'où sortit , assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d'où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. »

Inventeur de l'écriture et du langage, il est la « langue d'Atoum » et le dieu des scribes. Incarnation de l'intelligence et de la parole, il connaît les formules magiques auxquelles les dieux ne peuvent résister. Selon la légende, celui qui était capable de déchiffrer les formules magiques du Livre de Thot pouvait espérer surpasser même les dieux.

Le respect que Thot inspire lui vient de son savoir illimité. Toutes les sciences sont en sa possession : Il connaît tout et comprend tout. En tant que détenteur de la connaissance, il est chargé de la diffuser. C'est pourquoi il a inventé l'écriture. Les anciens égyptiens pensaient que le savoir et la connaissance leur avaient été transmis par des livres et des écrits que Thot avait volontairement abandonnés dans des temples. Cependant, la conscience aiguë qu'il a de sa supériorité intellectuelle le rend ennuyeux, présomptueux et pompeux. Il aime les discours soignés, les formules alambiquées et affecte les tons empruntés. Souvent il agace les autres divinités qui ne manquent pas de le lui faire remarquer. Ses compétences s'étendent aussi dans le domaine des mathématiques dans lequel il excelle. C'est lui qui a fixé les limites des nomes et du Double-Pays. Il est l'auteur des plans des sanctuaires des dieux car lui seul sait tracer des plans et orienter les bâtiments. Toutes les sciences sont sous son contrôle et réclament obligatoirement sa protection[1].

Il préside à l'audition des morts au tribunal d'Osiris, et c'est Anubis qui pèse et juge les âmes en les comparant au poids d'une plume (symbole de Maât et de la justice), afin de décider si l’âme, le , doit être condamné (le Kâ étant alors dévoré par Ammout, « la Grande dévoreuse » qui attend aux pieds de la balance) ou jugé digne d'accéder aux Champs d'Ialou, sorte de paradis éternel dans lequel règne l'ordre imperturbable. Maât correspondrait plus ou moins à notre conception de Justice, à ceci près qu'elle n'est pas qu'un rapport harmonieux relatif au juste et à l'injuste, mais principe d'ordre universel.

Un passage du livre de la vache et du ciel explique que Thot est choisi par Rê comme vizir alors que celui-ci s'apprête à quitter le monde des hommes. Thot est ainsi le greffier divin qui possède les mêmes compétences que le greffier de l'administration pharaonique.

Lors de son combat avec Seth, Horus perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire de l'ordre (légitime, Horus étant l'héritier du défunt Osiris) sur le chaos (Seth, qui perturbe l'ordre dynastique, et par conséquent l'ordre du monde). Porté sous forme d'amulette, il était censé écarter le mauvais œil ; on le trouve notamment sur la proue des navires, afin d'échapper aux dangereux hippopotames.

Importé dans le monde gréco-romain, Thot y sera assimilé à Hermès/Mercure, plus particulièrement sous le nom d'Hermès Trismégiste

Vizir dans l'Égypte antique

Tayty-sab-tjaty
O16 E17 G47 A1
tȝyty-sȝb-ṯȝty

Le vizir, tjaty en égyptien, désigne, par analogie anachronique avec le vizir conseiller ou ministre auprès des dirigeants musulmans, le premier magistrat après le pharaon, dans l'Égypte antique. Ce poste, dont l'appellation a probablement été créée à l'époque du pharaon Snéfrou pour son fils Néfermaât, se définissait comme celui qui est la volonté du maître, les oreilles et les yeux du roi.

À l'Ancien Empire, à la VIe dynastie, le titre du vizir était tayty-sab-tjaty[1].

Fonctions

Le vizir Néferrenpet portant la tenue shenep, caractéristique de sa fonction ministérielle
- Metropolitan Museum of Art

À la tête de son administration, nous connaissons les charges du vizir grâce aux textes autobiographiques que certains personnages de la XVIIIe dynastie laissèrent dans leurs tombeaux, tels Rekhmirê, qui exerça cette fonction sous les règnes de Thoutmôsis III et de son successeur Amenhotep II.

Ses fonctions étaient :

  • Responsable de l'exécutif ;
  • Contrôle de l'administration ;
  • Responsable de la comptabilité ;
  • Responsable de l'archivage ;
  • Contrôle de la police et des transports ;
  • Garant de Maât (déesse de l'ordre) et responsable de la justice.

Chaque jour il remettait au roi un rapport sur l'État des Deux Terres en présence du trésorier, autre magistrat dont le rang dans l'administration du pays était équivalent.

Il était assisté de deux adjoints directs ainsi que de scribes personnels et dirigeait un bureau composé d'une double équipe de fonctionnaires nommés les grands des Dix de Haute-Égypte.

À l'Ancien et au Moyen Empire, cette charge incombait à une seule personne qualifiée d'ami unique du roi et qui contrôlait la Double Maison, administration qui regroupait le gouvernorat des Deux Terres d'Égypte.

À dater du Nouvel Empire la charge est dédoublée et le pays comptait désormais deux vizirs : un pour le nord (Basse-Égypte) et un pour le sud (Haute-Égypte).

Les insignes du vizir étaient :

  • La tenue shenep ;
  • Le bâton aba ;
  • Les quarante rouleaux des lois.

 http://www.visite-egypte.com/dieux-egypte/dieu_khonsou.php

Le Dieu Khonsou

Le dieu lune, fils d'Amon. Dieu terrifiant et guériseur. Obscur dieu lunaire local, Khonsou ne prendra sa véritable dimension qu'à partir de la XVIIIe dynastie. Il devient alors le dieu guérisseur et protecteur. Considéré comme le fils d'Amon et de Mout, il forme la " triade thébaine ". Un temple lui est dédié à Karnak. Il est représenté sous la forme d'un homme à la tête de faucon coiffé d'un croissant de lune et d'un disque lunaire ou bien d'un enfant enveloppé dans un linceul coiffé de la mèche latérale de cheveux propre aux enfants et du disque solaire.

Osiris est le nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne. La traduction de ce nom présente des difficultés et plusieurs hypothèses sont proposées. Ainsi « Ousir », ou « Iousiris », selon une ancienne graphie, a été traduit par « Siège de l'Œil », « L'œil puissant », « Celui qui fait son trône » (par allusion à son siège), « Le siège de la puissante » (par référence à la couronne), « Celui qu'elle a remis en fonction » (se rapportant à sa résurrection et à sa nouvelle puissance créatrice, grâce à la magie d'Isis). Son nom égyptien est Ousir ou Asir ; on l'appelait aussi Ounen-Néfer (« L'éternellement beau »), Khenty-Imentyou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux », c'est-à-dire des défunts) ou encore Ousir Kem-Our (Le Grand Noir)[1].

Il fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis). C'est le dieu des morts et le garant de la survie du défunt dans le monde souterrain. Son symbole est le pilier Djed, ses attributs sont la barbe postiche, le sceptre Héka, le flabellum Nékhekh et la couronne Atef.

Dans les textes des pyramides, le roi défunt est identifié à Osiris. Au Moyen Empire, l'immortalité n'est plus le privilège du souverain : chaque défunt pouvait accéder à la vie éternelle, devenant lui-même pareil à Osiris.

La pesée du cœur

Article détaillé : Jugement de l'âme (Égypte antique).

« Juge suprême des âmes », Osiris accorde aux défunts la vie éternelle ou au contraire la leur refuse et les condamne au néant.

Le cœur est placé sur un des plateaux d'une balance, une plume sacrée, symbole de Maât, dans l'autre plateau. Si le cœur est plus léger (dans le sens moral et non pas physique), le défunt pourra vivre éternellement dans la Douât mais par contre, si le cœur est plus lourd que la plume, cela veut dire qu' il n'a pas eu le cœur pur durant sa vie ; « la grande Dévoreuse « lui dévore le cœur et c'en est fini de l'immortalité.

Dans la mythologie grecque, Artémis (en grec ancien Ἄρτεμις / Ártemis) est la déesse de la chasse, et une des déesses associées à la Lune (par rapport à Apollon, qui est le dieu du Soleil). Elle est assimilée dans la mythologie romaine à la déesse Diane. Ses attributs sont la biche, l'arc, le carquois et les flèches .

Elle est la fille de Zeus et de Léto et la sœur jumelle d'Apollon (ou simplement sa sœur, selon l'hymne homérique qui lui est consacré), avec lequel elle partage beaucoup de traits communs.

Tout comme Athéna et Hestia, Artémis est une déesse « vierge ». Elle a demandé a son père de garder sa viginité pour toujours à cause de l'aversion pour le mariage que lui a donné sa mère dès la naissance. Improprement considérée par les mythocritiques jusqu'au XIXe siècle comme « chaste », jusqu'à ce que Jean-Pierre Vernant éclaire davantage les adjectifs accolés à son nom. Artémis est parthenos, la vierge qui s'occupe du feu, ou, comme le rapporte Plutarque, celle qui s’abstient de tout commerce sexuel avec des hommes. Elle punit sévèrement les hommes qui tentent de la séduire : « tristes noces, celles que briguèrent Otos et Orion[7] ». Quand Actéon la surprend par hasard dans son bain, elle le métamorphose en cerf et le fait déchirer par ses propres chiens.

Elle surveille également la chasteté de ses compagnes : elle menace de tuer Callisto pour avoir eu des rapports sexuels avec Zeus - elle est sauvée par Zeus qui la transforme en ourse. On soulignera que Zeus parvint à ses fins auprès de Callisto parce qu'il avait pris l'apparence d'Artémis, élément qui révèle l'ambiguïté de la relation qui unissait Artémis et Callisto.

Ses sanctuaires : temple d'Artémis à Éphèse (où la divinité vénérée était sans doute, à l'origine, une déesse mère semblable à la Cybèle des Phrygiens), l'une des sept merveilles du monde ; le lac Stymphale en Arcadie ; sanctuaire d’Olbia (actuelle Hyères) ; sanctuaire d'Artémis Orthia à Sparte ; sanctuaire d’Artémis Brauronia en Attique

 

Le temple d'Artémis à Éphèse (en grec Ἀρτεμίσιον / Artemísion, en latin Artemisium) est dans l'Antiquité l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse et de la nature sauvage.

Sur l'emplacement d'un sanctuaire plus ancien, un temple est bâti vers 560 av. J.-C. par Théodore de Samos, Ctésiphon et Metagenès et financé par le roi Crésus de Lydie. Ses dimensions colossales (137,74 m de longueur et 71,74 m de largeur) et la richesse de sa décoration expliquent sa mention dans 16 des 24 listes des Sept merveilles du monde qui nous sont parvenues[1]. Il est incendié volontairement en 356 av. J.-C. par Érostrate, qui veut se rendre célèbre en détruisant le temple. Un second temple est bâti au milieu du IVe siècle av. J.-C. sur le même plan. Il est pillé par les Ostrogoths en 263 puis brûlé par les chrétiens en 401. Justinien achève de le démanteler en prélevant une partie de ses colonnes pour le palais impérial de Constantinople.

Les ruines d'Éphèse se trouvent aujourd'hui dans la partie sud ouest de la ville turque de Selçuk, à cinquante kilomètres au sud d'Izmir.

Ce temple est également considéré comme étant la première banque au monde car il était possible d'y déposer de l'argent et de le récupérer plus tard crédité d'un intérêt.

Le site sacré à Éphèse est beaucoup plus âgé que l'Artemision. Pausanias le Périégète[2] décrit, au IIe siècle av. J.-C., le sanctuaire d'Artémis comme très ancien. Il affirme avec certitude qu'il est bien antérieur à l'époque de l'immigration ionique dans la région d'Éphèse, et plus ancien même que le sanctuaire de l'oracle d'Apollon à Didymes. Il dit que les habitants pré-ioniques de la ville étaient lélèges et lydiens. Cette version est confirmée en 1908 par des fouilles menées par D.G. Hogarth qui ont permis d'identifier trois temples successifs construits sur le même emplacement que le temple d'Artémis à Éphèse. De secondes fouilles en 1987-1988 ont également confirmé la version que donne Pausianas de l'histoire précédent la construction du temple d'Éphèse. Callimaque, dans son Hymne à Artémis, attribue l'origine de la temenos d'Éphèse aux Amazones, dont il imagine déjà un culte centré sur une icône (Bretas)[3] :

« Les belliqueuses Amazones t’élevèrent, jadis une statue, sur le rivage d’Éphèse, au pied du tronc d’un hêtre ; Hippô accomplit les rites et les Amazones, reine Oupis, autour de ton image dansèrent d’abord la danse armée, la danse des boucliers, puis développèrent en cercle leur ample chœur ; [...] Autour de cette statue, plus tard, on construisit un vaste sanctuaire ; la lumière du jour jamais n’en éclaira de plus digne des dieux ni de plus opulent […]  »

— Callimaque, Hymnes III à Artémis v. 237-250

Cet arrêt ne fut respecté que 23 ans, jusqu'à l'arrivée d'Alexandre le Grand, qui proposa de financer la restauration du temple[8]. Quand les Éphésiens apprirent la date de naissance de leur bienfaiteur (la même nuit que celle de l'incendie fatal[9]), le nom d'Érostrate fut révélé. Craignant que le triomphe d'Alexandre ne fût de courte durée, les Éphésiens refusèrent diplomatiquement, expliquant qu'il n'était pas convenable à un dieu de dédier un temple à un autre[10]. La reconstruction fut donc financée par plusieurs cités[11] envers lesquelles l'Artémision avait fonction de banque[10].

Privé de certaines de ses œuvres d'art les plus célèbres par Néron, pillé par une expédition de Goths venus de la mer Noire vers 262, endommagé par des tremblements de terre, le temple fut définitivement fermé, comme les autres temples païens, par l'édit général de Théodose en 391. Le temple est cité dans les Actes des Apôtres (XIX:23-40) notamment pour l'émeute qu'y déclencha la prédication de Paul de Tarse.

En 401, le temple fut finalement détruit par une foule conduite par saint Jean Chrysostome[12], et les pierres ont été utilisées dans la construction d'autres

bâtiments. Certaines des colonnes de Sainte-Sophie appartenaient à l'origine au temple d'Artémis[13].

http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_d%27Art%C3%A9mis_%C3%A0_%C3%89ph%C3%A8se 

 

Suite !!

 

 

 

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