Culte de Mitra !

Iconographie

Mithra naissant de la pierre (petra genetrix), musée des Thermes de Dioclétien

Certaines peintures montrent Mithra transportant un rocher sur son dos, comme Atlas dans la mythologie grecque, et/ou vêtu d'une cape dont le côté intérieur représente le ciel étoilé. Près d'un mithræum proche du Mur d'Hadrien, on trouva une statue de Mithra en bronze sortant d'un anneau zodiacal en forme d'œuf, elle est aujourd'hui conservée à l'Université de Newcastle. Une inscription trouvée à Rome suggère que Mithra pourrait s'identifier au dieu primordial de l'orphisme, Phanès, qui surgit de l'œuf cosmique à l'origine du temps, engendrant l'univers. Cette opinion est renforcée par un bas-relief du Musée d'Este, à Modène, où l'on voit Phanès surgissant d'un œuf, entouré des douze signes du Zodiaque, dans une image très similaire à celle conservée à Newcastle.

Une des images centrales du culte de Mithra est la « tauroctonie », qui représente le sacrifice rituel du taureau sacré par Mithra. Cette représentation présente des éléments iconographiques constants : Mithra apparaît coiffé du bonnet phrygien et regarde sa victime avec compassion ; incliné sur le taureau, il l'égorge avec un couteau de sacrifice ; de la blessure du taureau il sort du grain ; près du taureau figurent quelques animaux : un scorpion, qui menace de ses pinces les testicules du taureau ; un serpent ; un chien qui se nourrit du grain qui sort de la blessure. Parfois apparaissent aussi un lion et une coupe. L'image est encadrée de deux porteurs de torches, nommés Cautès et Cautopatès. La scène paraît située dans une espèce de grotte, qui peut être la représentation du mithræum lui-même ou la représentation du cosmos selon d'autres interprétations.

David Ulansey, un auteur non traduit en français, propose une explication radicalement différente de l'image de la tauroctonie, basée sur le symbolisme astrologique. Selon sa théorie, Mithra est un dieu si puissant qu'il est capable de transformer l'ordre même de l'Univers. Le taureau serait le symbole de la constellation du Taureau. Au début de l'astrologie, en Mésopotamie, entre le 4000 et le 2000 av. J.-C., le Soleil était au niveau du Taureau pendant l'équinoxe de printemps. À cause de la précession des équinoxes, le Soleil se place durant l'équinoxe de printemps dans une constellation différente tous les 2160 ans à peu près, ainsi il passa dans le Bélier vers l'an 2000 av. J.-C., marquant la fin de l'ère astrologique du Taureau. Le sacrifice du taureau par Mithra symboliserait ce changement, causé, selon les croyants, par l'omniprésence de leur dieu. Cela expliquerait aussi les animaux qui figurent sur les images de la tauroctonie : le chien, le serpent, le corbeau, le scorpion, le lion, la coupe et le taureau qui s'interprètent en tant que constellations du Petit Chien, de l'Hydre, du Corbeau, du Scorpion, du Lion, Verseau et Taureau, toutes placées dans l'équateur céleste pendant l'ère du Taureau. L'hypothèse expliquerait aussi la profusion d'images zodiacales dans l'iconographie mithraïque. La précession des équinoxes fut découverte et étudiée par l'astronome Hipparque au IIe siècle av. J.-C.

Une autre interprétation considère que le sacrifice du taureau représente la libération de l'énergie de la Nature. Le serpent, comme dans le symbole de l'Ouroboros, serait une allusion au cycle de la vie ; le chien représenterait l'Humanité, alimentant symboliquement le sacrifice, et le scorpion pourrait être le symbole de la victoire de la mort. Les deux compagnons de Mithra, qui portent les torches et qui s'appellent Cautès et Cautopatès représenteraient respectivement le lever et le coucher du soleil.

Pour les fidèles, le sacrifice du taureau avait sans doute un caractère salutaire, et la participation aux mystères garantissait l'immortalité.

La fin symbolique de Mithra se termine par un grand banquet où Apollon sur son char va emmener Mithra. Il apporte aux hommes l'espoir d'une vie au-delà de la mort, puisqu'il est accueilli au ciel par Apollon.

  • Pater (« père ») : ses attributs (le bonnet phrygien, le bâton et l'anneau) rappellent ceux de l'évêque chrétien.
  • Il s'agit bien là d'une hiérarchie tout à fait caractéristique d'une organisation initiatique. Les passages s'accompagnaient certainement de la transmission de notions métaphysiques sous forme ésotérique.

    Pendant les rites, les initiés portaient des masques d'animaux relatifs à leur niveau d'initiation.

    Le sacrifice d'un taureau peut participer à la célébration d'un nouveau niveau d'initiation d'un adepte.

    Pour la reconstitution des rituels mithraïques, on ne peut compter que sur les textes des Pères de l'Église qui critiquent le culte de Mithra, et sur l'iconographie retrouvée dans les mithraea.

    Selon le témoignage du chrétien Justin, les aliments offerts durant le banquet étaient du pain et de l'eau; cependant les découvertes archéologiques montrent que c'était du pain et du vin, comme dans le rite chrétien. Cette cérémonie se célébrait dans la partie centrale du mithraeum, dans laquelle deux banquets en parallèle offraient un espace suffisant pour que les fidèles pussent s'étendre, selon la coutume romaine. Les « Corbeaux » (Corax) remplissaient la fonction de serveurs des nourritures sacrées. Le rituel incluait aussi le sacrifice d'un taureau, bien qu'on sacrifiât également d'autres animaux. 

    À un certain moment de l'évolution du mithraïsme, on utilisait aussi le rite du « taurobole », ou le baptême des fidèles avec le sang d'un taureau, qui se pratique également dans d'autres religions orientales.

    D'autres rites devaient être en relation avec la cérémonie d'initiation. Grâce à Tertullien, on connaît le rite de l'initiation du « Soldat » (Miles) : le candidat était « baptisé » (probablement par immersion), il était marqué au fer chaud et enfin on le mettait à l'essai avec le « rite de la couronne » (le néophyte devait laisser tomber la couronne dont on l'avait coiffé, en proclamant que c'était la couronne de Mithra). À chaque niveau d'initiation correspondait un rituel.

    Festivités]

    Pendant le 25 décembre (qui coïncide à peu près avec le solstice d'hiver), se commémorait la naissance de Mithra. Les 16 de chaque mois étaient sacrés également. Les adeptes de Mithra louaient également le dimanche, jour du Soleil.

    Histoire du culte de Mithra]

    Les origines

    L'histoire du sacrifice du Taureau Primordial, ainsi que les formules en perse, renvoient directement au premier texte connu, l'épopée de Gilgamesh (-2500 av. JC), évoquant alors par une parabole le passage des activités de chasseur-cueilleur à celles d'éleveur-cultivateur. La symbolique du blé sortant du sang de l'animal semble étayer ce rapprochement, ainsi que les animaux qui naissent du sacrifice (redéfinition du rapport aux animaux : le chien pour les animaux domestiqués, le scorpion pour les animaux nuisibles, le serpent pour les animaux fuyant l'Homme).

    Dans la Perse achéménide la religion officielle était le zoroastrisme, qui postulait l'existence d'un dieu plus important que les autres, Ahura Mazda. C'est l'unique divinité mentionnée dans les inscriptions conservées de l'époque de Darius Ier (521-485 av. J.-C.). Cependant, il existe une inscription conservée, à Suse, de l'époque de Artaxerxès II (404-358 av. J.-C.), sur laquelle est représenté Mithra aux côtés de Ahura Mazda et d'une déesse appelée Anahita.

    Monnaie représentant le profil de Mithridate VI du Pont, nommé également Eupator

    Existe-t-il un lien entre ce Mithra persan, ses prédécesseurs indo-iraniens, et celui du culte à mystères de l'Empire romain ? Ainsi le pensait celui qui commença les études sur la religion mithraïque, Franz Cumont ; mais aujourd'hui la question est loin d'être claire.

    Dans les royaumes de Parthie et du Pont, un grand nombre de rois portaient le nom de Mithridate (qui peut être à l'origine Mithradate ou, Mithra date qui veut dire en persan, donné par Mithra). Le mot date ou tate signifie donner (comme amertat, en avestique qui devient amordad en persan qui signifie l'immortel ou celui qui obtient la vie éternelle). Le mot date ou tate est utilisé à nos jours comme datas (les données en informatique). (par exemple Mithridate VI), ce qui peut être en relation étymologique avec Mithra. D'un autre côté, à Pergame, en Asie mineure, des sculpteurs grecs produisirent les premiers bas-reliefs représentant l'image du Taurobole. Alors que le culte de Mithra commençait seulement à se diffuser en Hellade, tout cela marque peut-être le chemin de Mithra vers Rome.

    La première référence au culte de Mithra dans l'historiographie gréco-romaine se trouve dans l'œuvre de l'historien Plutarque, qui mentionne que les pirates de Cilicie, anciens soldats de Mithridate VI, célébraient des rites secrets en relation avec Mithra en 67 av. J.-C.

    Cependant la plus grande concentration de mithraea se trouve à Rome même, et à Ostie, avec un total de seize temples identifiés, alors qu'il se peut qu'il en existe plus car tout le périmètre archéologique n'a pas été fouillé[3]. On peut juger de l'importance du mithraïsme à Rome aux découvertes archéologiques : plus de 74 sculptures, une centaine d'inscriptions et des ruines de temples et de sanctuaires dans toute la ville et sa périphérie. Un des mithraea les plus représentatifs, dont l'autel et les bancs de pierre existent toujours, fut construit sous une maison romaine (ce qui apparemment était une pratique habituelle) ; il est encore visible dans la crypte sur laquelle fut construite la Basilique Saint-Clément à Rome.

     

    À la fin du IIIe siècle un syncrétisme s'est produit entre la religion mithraïque et certains cultes solaires de provenance orientale, qui cristallisèrent dans la nouvelle religion du Sol Invictus « soleil invaincu ». Cette religion devint officielle dans l'Empire en 274 grâce à l'empereur Aurélien qui érigea à Rome un splendide temple dédié à la nouvelle divinité, et créa un corps de clergé d'État pour assurer le culte, dont le dirigeant s'appelait pontifex solis invicti. Aurélien attribuait au Sol Invictus ses victoires en Orient. Ce syncrétisme cependant ne sonna pas la fin du mithraïsme qui continua à exister comme culte non officiel. Un grand nombre des sénateurs de l'époque pratiquaient en même temps le mithraïsme et la religion du Sol Invictus.

     Jeune homme, il [Zarathoustra] décida de devenir prêtre (zoatar), mais il s'opposa vite à l'antique culte iranien de Mithra, caractérisé par de cruels sacrifices [de taureaux].(...) Il combattit les sacrifices animaux, du fait de sa conviction qu'eux aussi possédaient une âme. » 

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_Mithra 

    http://efforts.e-monsite.com/rubrique,sous-protection-de-lune-soleil,1241495.html

    Commentaires personnels :

    Inouï les âneries que peuvent souffler les démons !! Lisez ce qui suit !!

    http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/rome___san_clemente__italie_/index.html

     

    Mithra est né dans la pauvreté dans une grotte, d’une vierge, un 25 décembre. Sa naissance était accompagnée par des mages ou des anges.
    Appelé “le bon berger”, il était considéré comme un grand sage et un maître qui voyageait beaucoup. Il était “la voie, la vérité et la lumière”. Il était encore appelé “le rédempteur”, “le sauveur”, “le Messie”.
    Son jour sacré était le dimanche et il était particulièrement célébré autour de la période de l’année qui deviendra les fêtes de Pâques.

    Il avait 12 compagnons ou disciples, et accomplissait des miracles.
    Mort pour l'humanité, Il fut enterré dans un tombeau pendant 3 jours. Il a ressuscité d'entre les morts. Mithra était commémoré par des repas eucharistiques, de pain et d'eau, ou de pain et de vin, symboles du corps et du sang du taureau sacré.

    Suite !!

     

     

     

     

     

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